Papa Poydenot dégourdit ses avirons

Léonard de Vinci : le bon conseil. « Nul conseil n’est aussi sincère que celui qu’on donne sur un navire en péril ! »

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Victor Hugo : « L’appel ».

« J’entends le canon d’alarme sur la mer

Des matins en détresse appelant à l’aide

Dans l’ombre où la rafale aux rafales succède

Sans pilote, sans mât, sans ancre, sans abri.

Quelque vaisseau perdu jetait son dernier cri. »

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Andrew Carnegie (1835/1919), industriel américain fondateur d’un trust sidérurgique. Il subventionna des fondations charitables et des institutions scientifiques et culturelles. Il créa la « Fondation Carnegie » pour reconnaître, récompenser et glorifier par un diplôme individuel accompagné d’une plaquette en argent destinés aux héros civils pour un acte magnifique de dévouement et de sacrifice, notamment les sauveteurs en mer ayant accompli le plus héroïque sauvetage.

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La parole est à « Papa Poydenot » ! Canot de sauvetage du temps des avirons et de la voile.

Je m’appelle « Papa Poydenot » du nom de famille de généreux donateurs qui ont permis ma construction et ma naissance dans les chantiers « Augustin Normand » au Havre en 1900. Avant mon baptême, en ce lieu le 29 mars 1901, voici plus de 110 ans, j’ai participé à l’Exposition Universelle de Paris en 1900. Mon parrain est le Préfet du Finistère, Henri Collignon et ma marraine, la baronne Louise Bigeon de Pascal de Courcy, chef de cabinet du Préfet.

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Je mesure hors tout 10,10 m et 2,27 m de large avec un ventre creux de 0,97 m ; mon déplacement en charge est de 3,5 tonnes. Ma colonne vertébrale, ma quille en chêne a été renforcée, de chaque côté, par des bandes de plomb et de fonte, pesant près de 300 kg permettant d’abaisser mon centre de gravité et aussi d’améliorer ma stabilité. En cas de chavirage, je me redresse spontanément en 5 secondes.

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Mon armement en hommes se compose de 10 canotiers en rameurs guidés et commandés par un patron tenant la barre franche et un sous-patron. Mon armement en matériel est composé de 15 avirons en frêne dont 3 en rechange, de 3,68 m à 4,27 m. Ils ne sont pas tous de la même longueur, ils sont numérotés du n°1 au n°5 de l’avant vers l’arrière, les n° 1 et 5 : 3,68 m ; les n° 2 et 4 : 3,95 m ; et les n°3 : 4,27 m. Ils ne sont pas interchangeables.

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Ma voilure comprend 3 voiles : 1 foc de 1,74 m², 1 voile de misaine de 8,19 m² et 1 grand’voile de 6,30 m², la superficie des voiles est de 16,23 m². Je suis le type de canot de sauvetage à avirons et à voiles, insubmersible et à redressement spontané.

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A présent, je ne pratique plus le sauvetage, je suis trop vieux. Une autre génération de canots de sauvetage à moteurs, plus rapides est venue me remplacer. Je reste un bâtiment flottant autorisé à naviguer dans les ports et abords immédiats.

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On me demande souvent ce que j’ai fait dans ma vie de sauveteur autour de la pointe de Penmarch. J’ai vécu ici, à Saint-Pierre, dans cet abri et très souvent en mer dans l’exercice de mes fonctions de sauveteur, de mars 1901 à juin 1913. J’ai effectué 23 sorties, secouru 4 navires et sauvé 26 personnes.

En juin 1913, je suis muté à la station d’Etel où j’y vis jusqu’en juin 1939 et cesse toute activité dès l’arrivée du canot à moteurs le « Vice-Amiral Schwerer ». J’ai effectué 33 sorties, secourus 19 navires et sauvés 97 marins. Je fus vendu par la « Société Centrale de sauvetage des Naufragés » le 11 avril 1940 pour la somme de 2000 Frs.

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J’ai aussi beaucoup souffert physiquement. J’ai agonisé longtemps sur une vasière du Port-Haliguen, dans le Morbihan avant que le « Centre de Découverte Maritime du Pays Bigouden » se crée en 1989 et vint à mon secours. J’ai ainsi reçu des soins rapides et intensifs des Compagnons du Chantier Pichavant de Pont-Labbé.

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Aujourd’hui, j’apparais en bonne santé et j’ai déjà participé aux grands rassemblements des voiliers de Brest 92, Brest 96 et Brest 2000. J’ai été classé 6ème du prix spécial de la restauration au « Concours Bateaux des côtes de France » organisé par le Chasse-Marée, lors de Brest 92. J’ai eu l’honneur d’être classé parmi les monuments historiques (propriété privée) le 9 novembre 1992 par le ministère de l’Education et de la Culture.

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Je dégourdis un peu mes avirons dans les fêtes locales du Pays Bigouden sur demande des associations qui souhaitent ma présence dans leurs ports. Parfois, je me déplace au-delà des côtes du Finistère. Je suis aujourd’hui très heureux de mon sort ; je passe une agréable retraite à l’abri des intempéries sur mon chariot de mise à l’eau et de transport de 800 kg réalisé par le chantier naval Canevet de Saint-Guénolé.

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Huelgoat, une forêt légendaire

Berceau de nombreuses légendes celtes, la FORET d’HUELGOAT garde intacte, en son univers tourmenté entre cours d’eau et étranges blocs granitiques, la mémoire du temps… Et si vous demandez aux habitants d’Huelgoat où se trouve leur jardin ils vous répondront probablement « dans la forêt ».

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Derrière les majestueux blocs de granit qui en gardent l’entrée, les arbres tutoient les rochers, symbiose des éléments et des couleurs. Au pied des hêtres et des chênes centenaires, une cascade de pierres: c’est le chaos.

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Ici personne ne sait vraiment d’où viennent les rochers mais selon l’une des légendes d’Huelgoat, le chaos serait l’œuvre d’un géant. Tous ceux qui en ont sillonné les sentiers vous le diront: il y a quelque chose d’enchanté dans ces bois. A la tombée du jour les fées et les korrigans reprennent leurs droits dans la forêt et peut-être les croiserez-vous… Avec un soupçon d’imagination.

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Une forêt légendaire – Le Moulin du Chaos, la Grotte du Diable, la Roche Tremblante, le Camp d’Artus… autant de sites de la forêt d’Huelgoat à découvrir ! Cette forêt vaut le détour, on ne le regretta pas !

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Huelgoat, une forêt domaniale exceptionnelle et magique – Nichée au cœur des Monts d’Arrée et du Parc naturel régional d’Armorique, la commune d’Huelgoat (en breton « le bois d’en-haut »), bordée par un étang de 15 hectares et à la lisière d’une forêt domaniale de près de 1000 hectares, recèle de nombreux mystères liés à son environnement naturel, forgé patiemment par la nature au cours des siècles.

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Ce qui suscite à la fois l’admiration et l’étonnement du visiteur à son arrivée à Huelgoat, c’est ce magnifique chaos d’énormes blocs rocheux qui depuis la sortie du lac jusqu’au-delà du Gouffre, suit la Rivière d’Argent à travers la forêt.

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Ces roches se seraient formées dans les profondeurs de la Terre, sous forme de masses liquides en fusion et se seraient rapprochés de la croûte terrestre. L’érosion les aurait découvertes au fil du temps ; certaines auraient dévalés les pentes, s’arrêtant les unes contre les autres, dans un amas géant.

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Berceau de légendes & mystère – La légende dit que…

Gargantua s’arrêta un jour à Huelgoat, tenaillé par la faim, demandant à manger aux habitants. Ceux-ci ne lui donnèrent qu’une mauvaise bouillie de blé noir. Déçu et furieux, il jura qu’il se vengerait. Arrivé dans le Léon, pays plus riche, il put satisfaire sa faim. Et, se promenant le long des côtes, il prit dans ses mains les gros blocs de rochers arrondis par la mer et les lança par-dessus les Monts d’Arrée. Ils tombèrent au Huelgoat le long de la Rivière d’Argent et dans toute la forêt. Un rocher témoigne de son passage…

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Hêtres, chênes, châtaigniers sont les espèces dominantes de cette forêt. Mousses et fougères profitent d’une humidité très importante, certaines variétés sont exceptionnelles en Europe.

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Toujours est-il que l’on peut voir de bien étranges curiosités géologiques : la roche tremblante, la grotte d’Artus qui ressemble à une caverne, le gouffre et son impressionnante cascade d’eau qui déferle avec une puissance énorme pour se perdre sous la terre, la grotte du diable, le champignon, le ménage de la vierge, la mare aux sangliers, la mare aux fées, le camp d’Artus…

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L’île Besnard à St Coulomb

L’Ile Besnard à Saint-Coulomb est la propriété du Département d’Ille-et-Vilaine, qui gère et entretient ce site. Tel un pilier, l’Ile Besnard se dresse à l’entrée du havre de Rothéneuf avec, érigé sur son sommet, un ancien sémaphore affecté au Conservatoire de l’espace littoral par l’Etat. Mais ce n’est pas une île. Elle est rattachée à la côte par une langue de sable appelée tombolo, constituée par les dunes des Chevrets.

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Au nord, face à l’île Besnard, se trouvent deux îlots, le Petit Chevret et le Grand Chevret. On peut y apercevoir cormoran huppé, sternes et goélands… mais ça, c’est une autre histoire !

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La plage des Chevrets de Saint-Coulomb se situe au niveau du hameau de Guimorais au nord du havre du Lupin. L’environnement de cette plage est exceptionnel avec sur la gauche l’Ile Besnard qui est reliée à la pointe du Meinga par une immense plage de sable bordée par les dunes des Chevrets. On a également une vue sur les ilots du Petit et du Grand Chevret que l’on peut rejoindre à pied à marée basse.

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Sur la partie centrale de cette plage, on trouve un important camping ainsi qu’un restaurant en front de mer. En été, cette plage est surveillée et est équipée pour les personnes à mobilité réduite (fauteuil hippocampe).

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Rothéneuf est un quartier au nord-est de la ville de Saint-Malo et une ancienne commune d’Ille-et-Vilaine. Le havre de Rothéneuf, grand havre naturel; Le Lupin et sa malouinière, situés dans la partie Sud, au fond du havre.

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Le havre de Rothéneuf est une anse de France fermée au nord par l’île Besnard et son tombolo et à l’ouest par la pointe de Rothéneuf, en Bretagne. Il communique avec la Manche par un étroit goulet et s’assèche complètement à marée basse. Il abrite désormais des bateaux de plaisance et sert à la mise à l’eau des petits catamarans et kayaks de mer.

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Sa plage, dite plage du Port de Rothéneuf, est accessible aux confins du quartier de Rothéneuf (Saint-Malo). Le Havre de Rothéneuf tirerait son nom d’une illustre famille, les Rothéneuf, une famille de corsaires qui y abritait leurs bateaux. Sur la commune de Saint-Coulomb, il porte le nom de Havre du Lupin, d’après le nom de la malouinière du Lupin dominant la côte sur sa partie sud.

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Au fond de cette anse, on peut deviner les ruines d’un ancien moulin à marée, le seul avec le moulin de Roche good sur le Frémur à Saint Briac sur le littoral d’Ille-et-Vilaine (les autres étant tous situés le long de la Rance). Exploité jusqu’en 1899, il n’en subsiste aujourd’hui que l’amorce de la digue. Il pourrait avoir été le plus ancien de la Bretagne puisqu’il est cité dans des actes datés de 1180. Sa particularité était d’être un moulin à cage de bois, à deux roues, adossé à une digue de pierre, qui profitait du fort marnage de cette vaste anse.

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À proximité de l’île Besnard, gérée par le Conservatoire du littoral1, on peut observer sur les grèves, le long du tombolo des Chevrets, des touffes d’herbus constitués de salicornes, d’obiones, d’atriplex et autres végétations caractéristiques des pré-salés.

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La slikke, zone de vase nue recouverte à chaque marée, héberge de nombreux mollusques et invertébrés qui servent de nourriture aux échassiers (courlis, aigrettes, gravelots, etc.) et aux oiseaux limicoles (bernaches, tadornes de Belon, etc.). Ils sont faciles à observer à la période des migrations. Pendant les grandes marées, le fort marnage permet la pêche à pied. De nombreux pêcheurs arpentent sable et rochers à la recherche de lançons, étrilles, tourteaux et petits homards.

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Un vallon luxuriant : le Stang-Alar et son Samu des arbres

À en croire l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) de Gland, en Suisse, et « Red List of Threatened Plants », les jardins botaniques et leurs serres, refuges pour plantes en danger, ne risquent pas de chômer dans un avenir proche. Ces deux derniers siècles, 77 espèces d’arbres se sont définitivement éteintes, 18 ne survivent plus qu’en culture, 976 sont dans une situation critique, et le sort de 1319 autres commence à être sérieusement préoccupant.

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Voilà pourquoi, dans les serres et les jardins du Stang-Alar, Ruizia cordata, Limonium dendroides, Dombeya mauritiana et Zelkova sicula font l’objet de tous les soins de l’équipe de Jean-Yves Lesouef. Les botanistes brestois prouvent, jour après jour, que l’on peut sauver, puis conserver ces espèces, sous forme d’arbres ou de graines réfrigérées, dans des conditions économiques acceptables.

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Ces quatre pensionnaires d’outre-mer, qui n’ont rien de très spectaculaire, sont tous originaires d’îles où ils poussaient à l’état endémique, c’est-à-dire qu’on n’en trouvait nulle part ailleurs de semblables. Avant que l’homme, ses chèvres et ses moutons n’abordent ces oasis isolées au milieu des déserts océaniques, ils s’y développaient sans problème dans la niche écologique qu’ils avaient conquise, il y a des centaines de milliers d’années. Mais un arbre est, par définition, incapable de se déplacer. Il subit donc de plein fouet la concurrence territoriale de l’homme, cultivateur et donc défricheur, ainsi que des animaux domestiques herbivores. In fine, seuls les spécimens qui poussaient dans des lieux peu intéressants pour la culture ou inaccessibles aux chèvres, comme certains vallons étroits et reculés ou corniches de falaise, ont donc survécu à la colonisation humaine.

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Véritable musée vert de 40 hectares, le Vallon du Stang-Alar est un espace de nature se déroulant le long de la rivière séparant Brest de Guipavas. Situé sur la commune de Guipavas, à deux pas d’Océanopolis et du Port de Plaisance du Moulin Blanc, il constitue pour les habitants un havre de détente et de découverte avec aires de jeux pour les enfants, parcours sportifs et plusieurs kilomètres de promenades.

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A l’origine, l’exploitation de carrières a beaucoup modifié le site qui fut par la suite longtemps utilisé pour alimenter Brest en eau. Il a été oublié au profit de l’Elorn à la fin 19e siècle. Laissé à l’abandon, le Stang-Alar devient un dépotoir. A partir de 1971, grâce aux efforts des associations riveraines, soutenues par les institutions et plus particulièrement la Communauté Urbaine de Brest, le Vallon renaît. En 1975, l’idée d’un conservatoire botanique « pour les plantes menacées » voit le jour. Au début des années 80, les travaux, financés par la Brest métropole, commencent.

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Aujourd’hui entièrement réaménagé, le Vallon du Stang-Alar abrite désormais l’un des plus prestigieux conservatoires botaniques au monde, le Conservatoire botanique national de Brest.

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Véritable poumon vert aux portes de la ville de Brest, au cœur du vallon du Stang Alar et à deux pas du port de plaisance du moulin blanc, le jardin du Conservatoire botanique national, créé en 1975, est dédié à la préservation des plantes sauvages menacées de disparition.

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Avec près de 1800 espèces menacées en culture et en banque de graines, Brest accueille ainsi l’une des 3 collections les plus importantes au monde de plantes en danger, et beaucoup d’entre elles doivent leur survie à l’action du Conservatoire botanique.

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Cet ensemble unique en France, avec la plus forte concentration de plantes en voie de disparition en serres tropicales, est visité chaque année par 350 000 personnes. Ses 30 hectares offrent un havre de paix pour la détente et le plaisir des sens.

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Depuis juillet 2000, le chemin qui traverse le Stang-Alar est prolongé par un sentier piéton qui permet aux promeneurs de rejoindre facilement le port de plaisance du Moulin Blanc et Océanopolis. Le Conservatoire Botanique National et le front de mer sont peu à peu aménagés pour créer une transition entre le monde terrestre et maritime. Les Brestois et tous les promeneurs disposent ainsi d’un remarquable réseau de chemins pédestres de plusieurs kilomètres leur permettant de profiter, en toute tranquillité, des sites parmi les plus attractifs de la ville.

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Autrefois, l’eau du ruisseau du Stang-Alar était si pure qu’elle fut utilisée jusqu’à la fin du XIXème siècle pour alimenter Brest en eau potable. À cette époque, le vallon était fort apprécié des Brestois comme terrain de jeu et de promenade. Après la seconde guerre mondiale, une carrière s’installe dans la vallée et creuse ses flancs jusqu’en 1966. Puis, abandonné par les exploitants, le site dévasté subit les derniers outrages en servant de décharge.

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En 1971, la Communauté Urbaine de Brest rachète les terrains et envisage d’y établir le premier espace vert communautaire. À cette époque, Jean-Yves Lesouëf, mandaté par le Ministère de l’environnement et la Société pour l’étude et la protection de la nature en Bretagne cherche un site pour créer un jardin destiné à sauver les plantes menacées de destruction.

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Les travaux d’aménagement commencent en 1977, 35000 m3 de terre végétale sont récupérés pour aménager des massifs, les chemins sont dessinée, le ruisseau est modifié pour présenter une succession d’étangs et de cascades, et les bâtiments sortent peu à peu de terre. Aujourd’hui cet espace vert, situé à cheval entre les communes de Brest et de Guipavas, comprend 17 hectares de parc public et les 22 hectares du Conservatoire botanique.

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L’iode en Iroise et au Conquet

La tradition du goémon en Iroise – Les rivages de la mer d’Iroise sont riches en algues de différentes espèces, en particulier entre Porspoder et Plougonvelin et dans l’archipel de Molène. Cela a permis le développement d’une « civilisation du goémon » qui perdure jusqu’à nos jours. Si les fours à goémon se sont éteints dans les années 1950, l’activité goémonière a trouvé un second souffle.

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Les multiples usages du goémon – Les algues ont de tout temps été récoltées en Iroise :

goémon d’épave (algues détachées des rochers lors de tempêtes et venant s’échouer),

goémon de rive (espèces récoltées à marée basse à l’aide d’une faucille) ou

goémon de fond (laminaires dont la récolte se fait en bateau ou parfois à marée très basse).

Durant des siècles, le goémon a servi d’engrais dans les champs.

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A partir du 17ème siècle et jusqu’à la Révolution, les verriers utilisent les cendres de goémon, qui contiennent du carbonate de sodium (soude), pour la fabrication du verre.

Dans la première moitié du 19ème siècle, les chimistes découvrent la richesse en iode des cendres des laminaires. A cette époque, l’iode est utilisée en photographie et en médecine. A partir de 1815, des usines d’iode voient le jour sur le littoral de l’Iroise. Le besoin de matière première augmentant, la récolte des laminaires se développe pour la production des « pains de soude ». Une véritable économie se met en place autour de cette récolte jusqu’aux années 1950.

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Les usines d’iode. L’ancienne usine d’extraction d’iode dite “Tissier”, fondée au Conquet en 1829, est encore visible aujourd’hui mais elle est transformée en bâtiment d’habitation. Il n’y a plus aucune trace de son ancienne fonction.

Des patrimoines fragiles, à préserver et à valoriser. Les daviers, les fours à goémon, les murs à sécher le goémon, les usines d’iode sont autant d’héritages maritimes qui parsèment les littoraux et les îles de l’Iroise, particulièrement de Porspoder à Plougonvelin, mais aussi à Molène et Sein. Ces patrimoines sont particulièrement fragiles.

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La Révolution française – L’ancien village du Conquet a été créé sur le territoire de Lochrist en 1790 après le démembrement de l’ancienne paroisse de Plougonvelin.

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Le XIXe siècle.

François Tissier, né en 1803, arrivé au Conquet vers 1829, chimiste, fit fortune en devenant directeur d’une usine de fabrication et de commercialisation d’iode, l’usine de Poulconq, et fut maire du Conquet entre 1870 et 1873. Il fit construire une vaste demeure dénommée « château de Penhep », du nom d’un manoir qui se trouvait précédemment à son emplacement. Le Conquet est devenu chef-lieu paroissial en 1857, au détriment de Lochrist, qui dépendait autrefois de l’évêché de Léon.

Le bourg fut relié à Brest de 1903 à 1932 par une ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique, le Tramway de Brest au Conquet.

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Jacques-François Thomas, dit ‘’Locrouan’’, un marchand de porc du Conquet, fut retrouvé assassiné dans un champ isolé à Trémeur en Plougonvelin, victime d’une terrible blessure à la tête. Son cousin, Goulven Hélégoët, fut accusé de l’avoir assassiné en le frappant avec un soc de charrue afin de lui voler 900 francs. Le 11 avril 1859, la Cour d’assises du Finistère le condamne à mort et il est guillotiné publiquement le 4 juin 1859 à Quimper.

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La première usine d’iode de France ouvre ici en 1829. L’industrie goémonière vient de naître ; Le Conquet devient sa capitale.

La découverte de l’iode – Quand Bernard Courtois, chimiste de Napoléon découvre l’iode en 1812, personne ne se doute que son invention bouleversera la vie du Nord-Finistère. François Tissier, un scientifique lyonnais relève le défi de sa production industrielle.

Le varec’h de l’espoir – Une petite industrie de cendres de varec’h existe déjà au Conquet. François Tissier s’y installe, reprend cette activité, aménage les ateliers et lance une importante production d’iode que les pharmaciens transforment en teinture d’iode, l’antiseptique universel bien connu des militaires et des écoliers pendant plus d’un siècle et demi.

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La ruée vers l’or brun – Trois usines fleurissent au Conquet, une vingtaine sur la côte. Toute une activité maritime se développe autour d’elles : depuis le Pays de Galles, les voiliers puis les petits vapeurs les ravitaillent en charbon tandis que les gabares de Lampaul-Plouarzel, du Conquet et de Molène acheminent l’iode vers les entrepôts du port de Brest.

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La seule famille Tissier emploie trente-cinq ouvriers et fait vivre des centaines de familles de goémoniers.

La fin d’une aventure – Dès le début du XXème siècle l’iode chilien concurrence la production finistérienne. Petit à petit, les Bretons perdent du terrain. En 1955, les successeurs de François Tissier doivent fermer définitivement l’usine.

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De l’algue à l’iode – Les algues étaient récoltées à quelques encablures de la côte. Ramenées à terre, elles étaient séchées puis brûlées dans les fours à goémon. En refroidissant, leurs cendres se solidifiaient et formaient des pains de soude, dont on extrayait divers produits chimiques dont l’iode.

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La migration des oiseaux. Le changement de saison provoquant une raréfaction des ressources, oblige certains oiseaux à parcourir parfois des milliers de kilomètres pour se rendre vers des lieux où la nourriture est plus abondante : ce sont les oiseaux migrateurs. La migration constitue un déplacement régulier d’une aire de reproduction estivale à une aire d’hivernage en automne et de sens contraire au printemps.

La ria du Conquet est ainsi située dans un couloir de migration. Elle constitue une étape à mi-chemin entre la nidification du Nord de l’Europe et l’hivernage en Afrique de l’Ouest. De ce fait, la zone représente un intérêt pour les oiseaux puisqu’elle leur assure alimentation, abri, repos et vue dégagée sur les prédateurs.

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Joyeux graffeurs brestois

29-DSC0967240-DSC0968345-DSC0968821-DSC0966401-DSC09644Les Renc’Arts Hip-hop se sont refermés sur la jam graffiti qui réunissait les C29 et les Crazy Partners, deux collectifs de graffeurs bretons, ce dimanche 2 avril, en fin de journée. À pied d’oeuvre depuis le vendredi pour certains d’entre eux, les artistes des deux « crews » (équipes, collectif) ont investi les murs du rond-point de Palaren, sous les lignes de chemin de fer.

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Plusieurs centaines de personnes ont déambulé durant le week-end des 1 et 2 avril pour voir l’évolution des différentes fresques, les graffeurs étaient satisfaits de se dire qu’ils seraient rapidement des milliers : « On a un peu déplacé le port de co’: à l’époque où les graffitis se faisaient sur le port, beaucoup de gens venaient régulièrement pour voir les nouvelles pièces. Avec ce nouveau mur, on fait le lien entre la station d’épuration, la plage et l’arrière du spadium, une nouvelle balade pour les amateurs de murs colorés ! ».

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Organisé en block party, ce dernier événement concluait la vingtième édition des Renc’arts Hip-hop, comme un bon gros gâteau d’anniversaire avec, en guise de bougies, le soleil et la musique de Dj Ronn et de ses invités.

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Inoubliable Ouessant!

008-008-DSC08708010-010-DSC08710011-011-DSC08711Je vais passer en revue quelques courtes descriptions de la vie au Créac’h, du phare de Kéréon, de l’optique de Fresnel, du phare d’Ar-Men, du phare et du port du Stiff et enfin du label « Produit des îles ».

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Un fils de gardien n’a pas oublié les « gommes carrées » (lance pierre) qu’il utilisait pour viser le haut du phare (du Créac’h) avec de petits galets ronds : « On entendait les galets ricocher en haut de la tour, mais on n’a pas fait ça très souvent car on savait qu’on aurait été grondés… ». Les jeux de billes, vélos et marelles devaient s’interrompre pendant la sieste des gardiens qui avaient assuré les quarts de nuit.

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Une auxiliaire de phare se souvient en riant que « les enfants au Créac’h ont vu le diable. Ils ont fait tellement de tours aux vieux gardiens que l’un d’eux s’était déguisé en diable et a surgi dans la centrale pour leur faire peur ! »

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Certaines nuits, lorsque le ciel était couvert, le son grêle des sonnettes retentissait à la porte de chaque logement. « Quand on entendait la sonnette » dit une épouse de gardien « on savait que les oiseaux étaient là. On les votait dans les rayons. Il était temps de prendre l’haveneau ». Car lorsque le temps est couvert, les oiseaux tournent autour du phare (du Créac’h), leur seul point de repère, parfois jusqu’à épuisement. Pendant longtemps, grives, étourneaux et autres passereaux, ont amélioré l’ordinaire des îliens.

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Kéréon. « Monumental et indestructible, c’est un château de tempête, un ouvrage de guerre, si rassurant lorsque la mer devient folle mais pesant comme une prison lorsque, à une encablure d’ici, les senteurs de foin coupé et la légèreté de l’air invitent à l’amour » Louis Cozan.

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Kéréon, c’est un château, un palais, une érection au milieu du Fromveur entre Ouessant et Molène. À ses pieds, le courant des plus puissants d’Europe, un courant qui lève des mers monstrueuses les jours de vives eaux quand la mer cherche à résister au vent.

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Le 15 décembre 1989, une vague fait exploser les hublots de la cuisine, puis ce sont ceux du deuxième et troisième étage qui cèdent, le phare (de Kéréon) est inondé. Les deux gardiens se réfugient ici et entre trois heures et six heures du matin, le phare bouge tellement qu’ils pensent leur dernière heure venue. On est face à la dualité de la vie de gardien entre « enfers » et « paradis » ? C’est l’émotion que suscite ce paradoxe qui en a construit la notoriété.

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« Ces tours que se bâtit l’enfance,

Pour mieux s’abandonner au rêve

Ont des allures de forteresse…

La mienne était ici dressée au milieu des eaux bouillonnantes,

Et je l’observais de ma chambre en imaginant mille histoires : Kéréon »     Aurélie Prouff

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Optique de Cordouan, 1823 – Première application de l’invention de la lentille à échelons par Augustin Fresnel.

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Jusqu’au début du 19ème siècle, la lumière des phares est réfléchie dans de grands miroirs paraboliques. Dès 1820, Augustin Fresnel imagine de non plus réfléchir la lumière, mais de la réfracter au travers d’une lentille découpée en plusieurs segments dont il n’utilise que la partie convexe utile à la réfraction. Cette optique a été installée au phare de Cordouan en 1823, où elle a remplacé un appareil de 12 réflecteurs paraboliques équipés d’autant de becs d’Argand.

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Elle est constituée de 8 panneaux jointifs formant un tambour dioptrique vertical. Afin de récupérer la lumière passant au-dessus de ce tambour, Fresnel installe de petite lentilles inclinées qui recueillent les rayons hauts et les dirigent vers l’horizon par le biais de miroirs. En partie basse, 4 rangées de 32 petits miroirs permettent de réfléchir la lumière uniformément vers l’horizon, prolongeant ainsi la durée des éclats. Par la suite, ces miroirs seront remplacés par des anneaux catadioptriques.

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Cet appareil, qui fut le premier du genre à équiper un phare, émerveilla le monde maritime par la vivacité de ses feux. Suite à ce succès, la commission des Phares va s’efforcer d’équiper le maximum d’établissement avec ces nouvelles optiques. Véritable révolution dans la technique d’éclairage des côtes, la lentille à échelons fut adoptée par les pays du monde entier.

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Ar-Men, l’enfer des enfers… Les gardiens nomment les phares à terre les « paradis » et les phares en mer les « enfers ». A l’extrémité occidentale de la chaussée de Sein, le phare d’Ar-Men est considéré comme le plus dur, « l’enfer des enfers ».

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Plus exposé que tout autre à la force du courant et des lames, ce petit phare à l’histoire mouvementée a acquis une dimension mythique. En 1921, le gardien-chef Sébastien Plouzénnec, qui observe un navire aux jumelles sur la plate-forme est emporté par une lame. Trois ans plus tard, un incendie se déclare dans la cuisine. La fumée envahit l’escalier alors que les 3 gardiens sont dans la lanterne. L’un d’eux est un unijambiste rescapé de la grande guerre. Ils doivent s’échapper par l’extérieur de la tour, s’accrochant au câble du paratonnerre, et parviennent à maîtriser l’incendie à la fin de la nuit.

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Les tempêtes sont nombreuses dans le Raz de Sein. En mars 1962, une lame fait exploser 3 carreaux de la cuisine pour s’engouffrer dans la pièce et défoncer la porte des toilettes. Le choc des vagues est si violent que la maçonnerie en tremble. Un baromètre tombe et se brise, un extincteur se vide de son contenu. Un mois plus tard, c’est la porte d’entrée qui est arrachée…

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Le phare du Stiff est un des phares de l’île d’Ouessant. Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 12 juillet 2011.

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En 1699, Vauban décida d’élever au sommet de la falaise du Stiff, point culminant de l’île d’Ouessant, deux tours tronconiques accolées, l’une abritant l’escalier, l’autre les logements des gardiens et le magasin de stockage du charbon, que l’on peut toujours identifier dans l’architecture de l’édifice. Il est un des 6 premiers phares construits par Vauban et un des plus anciens phares de France encore en activité après celui de Cordouan.

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Le port du STIFF est le port le plus important de l’île. C’est via ce port que transitent les passagers ainsi que les marchandises. Il arrive parfois, par fort vent d’est que les mouvements des passagers s’effectuent au port de LAMPAUL.

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Le lancement de « Produit des îles » est un des moyens de soutenir l’activité insulaire. Le 31 mars 2017 se tenait à Sein l’assemblée générale de l’association les 11 Iles du Ponant (AIP) à laquelle adhèrent les principales îles bretonnes et l’Ile d’Aix. On y a parlé attractivité, aménagement du territoire mais aussi développement économique. Avec à la clé, la création d’une marque « Produit des îles ».

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Il y a encore quinze ans, l’activité économique insulaire se résumait au tourisme. Ce temps où les îles étaient peuplées uniquement de retraités de la pêche et de la marine marchande est révolu. Depuis quelques années, les îles attirent de nouveaux habitants. Des jeunes, qui viennent souvent du continent, veulent y vivre et y travailler. Les élus en sont conscients, ils font tout pour attirer ces nouveaux habitants et faciliter leur installation. Nombreux sont ces nouveaux venus qui créent leur propre boîte, renforçant ainsi le réseau économique existant.

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Ces derniers mois, l’AIP a décidé de lancer et d’accompagner une marque « Produit des îles ». Cette marque est un réseau de professionnels et de structures associatives, à même de créer de l’emploi et de donner de la valeur ajoutée à des produits, tout au long de l’année, les activités saisonnières sont exclues de ce dispositif. Cela concerne aussi bien la fabrication de produits alimentaires comme des biscuits et des fromages que des cosmétiques, mais aussi des services comme la restauration, l’hébergement, le nautisme, l’hôtellerie et l’artisanat, du bâtiment à la céramique.

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