le mémorial de l’Aéronautique Navale du Cap de la Chèvre

Mémorial de l’Aéronautique Navale du Cap de la Chèvre.

Construit en 1988 dans un encuvement de canon allemand datant de la Seconde Guerre Mondiale et appartenant à la batterie défendant le Cap de la Chèvre contre toute invasion alliée, le mémorial rend hommage aux aviateurs de l’aéronavale tombés en Atlantique Nord depuis la création de l’aéronavale en 1910.DSC05117DSC05121DSC05125DSC05126

Le mémorial est l’un des nombreux monuments commémoratifs présents sur la Presqu’île de Crozon. Il est installé depuis 1988 dans un encuvement de la batterie française du Cap de la Chèvre réutilisée par l’armée allemande lors de la construction du Mur de l’Atlantique. La longue liste des aviateurs disparus dans l’Atlantique Nord est classée année par année, depuis la date de la création de l’Aéronavale (1910), c’est-à-dire l’aviation embarquée sur des navires de guerre. Elle est inscrite sur des panneaux fixés sur la parois de l’encuvement.

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Au centre est élevé un monument en forme d’aile d’avion en granit, certains diront en forme de menhir. Le symbole est fort, une aile d’avion en granit et, à sa base, le dessin des constellations du ciel. On peut noter que deux aérostiers (ballons libres) morts en 1870 et 1902 sont également honorés. Le mémorial est accessible depuis le parking du Cap de la Chèvre en contournant par la droite le Sémaphore.

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L’Aéronautique navale a cent ans. C’est en effet en 1910 que la Marine reçut sa première machine volante. Il ne s’agissait encore que d’un frêle assemblage de bois et de toile dont le seul point commun avec les actuels Rafale, Super Étendard, Atlantique et hélicoptères, était qu’il volait !

Au cours de ce siècle, des milliers de marins de tous grades et de toutes spécialités ont mis en œuvre des machines volantes et beaucoup d’entre eux, hélas, ont payé de leur vie cet engouement pour les choses de l’air.

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Pendant la Grande Guerre, des dizaines, puis de centaines d’hydravions ratissèrent les zones côtières pour y débusquer et attaquer les sous-marins ennemis. Nombreux furent les équipages qui, au cours de ces missions ingrates mais primordiales de protection des approches des grands ports, disparurent sans laisser de trace et sans sépulture.

Après-guerre, l’étude et l’adoption de nouvelles techniques et procédures et bien d’autres facteurs, firent que d’autres marins tombèrent au service de l’Aviation maritime au cours  des années de paix.

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La Seconde Guerre mondiale préleva encore son dû et de nouvelles victimes tombèrent, souvent hélas aussi, au cours d’affrontements contre les Alliés d’hier… Vinrent l’Indochine, puis le Moyen-Orient et l’Algérie, d’autres conflits et, malheureusement, l’activité aérienne quotidienne.

Il y a vingt-cinq ans, deux monuments, dédiés à la mémoire de tous ces marins morts dans les airs, ont été érigés, l’un sur la colline de Costebelle, près de Hyères, l’autre au Cap de la Chèvre, dans la presqu’île de Crozon, en Bretagne. La construction de ces monuments, sur lesquels sont gravés les noms des disparus, était indispensable mais ils ont la caractéristique d’être… immobiles et, finalement, connus des seuls « initiés », principalement les familles et camarades de ceux dont les noms y figurent.

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L’ARDHAN (Association pour la Recherche de Documentation sur l’Histoire de l’Aéronautique Navale) qui, depuis sa création (30 avril 1991), s’est donné comme objectif d’être la Mémoire de l’Aéronautique navale, se devait de faire connaître d’une autre manière, plus pratique peut-être, les noms des marins de tous grades et de toutes spécialités qui, depuis 1911, aux commandes ou à bord de leurs appareils, ont donné leur vie au service de la France. L’ARDHAN prend contact avec des milliers d’anciens aviateurs de la Marine ou avec leurs familles qui lui ont confié pour étude et reproduction, carnets de vol, photographies et autres documents. Enfin fut prise la décision de publier un Mémorial dédié aux plus de 1 600 marins qui donnèrent leur vie aux commandes ou à bord d’aéronefs de la Marine.

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Je me rends régulièrement sur ce site mémoriel exceptionnel et qui me touche de très près. Lorsque je commandais la 32F, le plongeur Zorétic a fait une chute fatale en exercice d’hélitreuillage de personnel infirmier sur une barcasse-plastron en rade de Lanvéoc. C’était en 1993. Nombre d’autres collègues figurent sur la liste des disparus en service aérien commandé (Atoutemps, Le Masson – 1991). D’autres amis figurent sur la liste à Costebelle (Hyères): Simon de Kergunic, Weill, Tanguy, Nouvel…

Je pense souvent à eux.

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Le cimetière de bateaux de Rostellec

0 – Situé à l’ouest de la presqu’île que forme désormais l’Île Longue, Rostellec est habité depuis au moins l’époque gallo-romaine ; un four à chaux et un dépôt de bois y étaient implantés au XVIIIème siècle et de nombreuses carrières y ont été exploitées. Un port s’y est développé au XIXème siècle, assurant un trafic de cabotage dans la Rade de Brest et exportant sables coquilliers et maërl. La pêche à la coquille Saint-Jacques s’y développa aussi et, entre 1957 et 1981 un chantier naval venu du Fret, le chantier Auguste Tertu.

Rostellec est désormais connu par son cimetière de bateaux. Une chaussée sur l’estran y reste visible, témoignage des activités maritimes passées. Une nouvelle cale y a été construite en 1960 pour compenser l’interdiction d’utiliser désormais celles de l’Île Longue voisine, en raison de la présence de la base sous-marine.

L’anse de Rostellec, dépendant de la commune du Fret en Presqu’île de Crozon, possède l’un des trois cimetières de bateaux de la Presqu’île avec celui du Sillon de Camaret, le plus touristique et celui du Fret plus modeste.

1 – En novembre 2017, accusé de « jet ou abandon de déchets sur les rivages de la mer », Pierre Tertu doit débarrasser la grève du Treizic en Rostellec, à Crozon des épaves de bateaux.

La grève du Treizic en Rostellec, à Crozon est bien connue de tous les marins. C’est là qu’Auguste Tertu, le père de Pierre a lancé ses plus grands bateaux en bois, des langoustiers mauritaniens notamment, dont le Banc d’Arguin, de 37 m de long, en 1961, considéré comme le plus grand bateau de bois en Europe.

Auguste n’est plus et les épaves gisent sur la grève, témoins silencieux et imposants d’une construction navale florissante. Comment ne pas comprendre son fils Pierre qui a reçu la convocation du procureur de la République de Quimper: « Vous avez fait l’objet d’une procédure établie par la brigade nautique de Telgruc le 19 octobre 2017 pour jet ou abandon de déchets en nombre important sur les rivages de la mer, faits commis du 1er octobre 2014 au 19 octobre 2017. »

« Les Affaires maritimes considèrent les épaves comme des déchets, alors que ce sont des éléments irremplaçables du patrimoine maritime ».

Pierre Tertu : « Mon père Auguste a construit ici son premier bateau, un voilier, en 1920, il avait 14 ans, se souvient-il. Et il a construit son dernier ici, en 1983, un ligneur pour les Côtes-d’Armor. Il est décédé avant de le terminer, et j’en ai fait un voilier nommé Auguste Tertu ». Pour être plus précis, le premier chantier d’Auguste Tertu se situait sur les bords de l’étang du Fret, à l’emplacement actuel des chantiers Stipon. « D’ailleurs, il se pourrait bien que ces épaves du Fret qui sont sur le bord de la route subissent le même sort ».

La petite route bitumée qui mène de ces chantiers à celui de Tertu s’appelle d’ailleurs rue Auguste-Tertu. Et quand on arrive sur la grève du Treizic, ce sont une vingtaine d’épaves qui se trouvent sur une plage de sable et de galets. « On veut faire effacer tant de choses, poursuit celui que le plan Mellick, ordonnant la destruction des vieux bateaux, a poussé à changer de métier et à devenir marin à 57 ans. On voudrait faire disparaître ces bateaux qui ont fait vivre tant de marins et leurs familles. On veut anéantir tout ça. »

Auguste Tertu était admiré de beaucoup de marins. Il avait cette grande originalité de construire aussi bien pour la pêche que pour la plaisance. « C’était un fin régatier et, quand les plaisanciers voyaient arriver son bateau, ils disaient que ce n’était pas la peine de lutter ».

Pourquoi les magnifiques épaves de Camaret tant photographiées par les touristes peuvent rester près de la chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour ? « Parce qu’elles se situent dans l’enceinte portuaire, explique Pierre Tertu. Tandis qu’à Rostellec, c’est le domaine public maritime. »

2 – Décembre 2017. SAUVONS NOS ÉPAVES ! NOS VIEILLES COQUES NE SONT PAS DES « DÉCHETS » ! plaident les amoureux de la mer et des vieilles coques, amoureux de le mer et des bateaux…

Le cimetière à bateaux de Rostellec, dans la presqu’île de Crozon, est la dernière étape de nombreux bateaux de pêche en bois. Beaucoup y furent construits à cet endroit par Auguste Tertu, l’un des plus fameux charpentiers de marine de la région. D’autres vieilles coques, celles-ci en parfait état de naviguer, sont entretenues sur place avec l’aide de Pierre Tertu, qui a repris une partie des activités de son père.

L’ensemble formé par ces bateaux est admirable. Pour tous les amoureux de la mer, ces vieilles coques sont un élément majeur de notre patrimoine maritime. En plus, elles ne sont pas éternelles. Alors, laissons-faire le temps. Mais l’idéologie sécuritaire menace de détruire ce qu’elle considère comme des « déchets » !

Sans la moindre tentative de conciliation, les foudres de la puissance publique vont s’abattre début décembre sur les propriétaires de ces vieilles coques. Les épaves du Fret, proches de celles de Rostellec, sont probablement elles-aussi, menacées. Et pourquoi pas, tant qu’à faire, d’autres épaves de Bretagne !

Le droit que s’arroge la puissance publique à décider seule de ce qui appartient ou non au patrimoine et à l’histoire locale est contestable. La puissance publique ferait mieux d’aider les acteurs locaux à mettre en valeur le patrimoine maritime.

3 – 13 juillet 2018. Rostellec. Pierre Tertu n’en peut plus du vandalisme. Peu entretenu par la commune et victime d’actes répétés de vandalisme, le site de Rostellec est en danger, un SOS pour ces épaves qui ne méritent pas de mourir deux fois.

Bordées, poulies, bouts… De nuit en nuit, les épaves de Rostellec se déshabillent. Armés de scies électriques et de masses, les voleurs taillent les carcasses des bateaux pour revendre ces vieux os à prix d’or sur les marchés d’artisanat marin. Ces actes de vandalisme mettent en émoi les amoureux de la mer, à commencer par Pierre Tertu, fils d’Auguste, célèbre charpentier de marine.

Disparu en 1982, il aura construit plus de mille bateaux alliant méthodes ancestrales et techniques inventives, dont le Banc d’Arguin, plus grand mauritanien d’Europe à l’époque. Ce sont principalement ses créations que Pierre voit partir en lambeaux. Bien que doté d’une volonté digne de celle de son père, Pierre, 80 ans, ne peut pas tout faire.

« On nous abandonne » – Grâce à son énergie pourtant, le cimetière a bien meilleure allure depuis quelque temps. Accoutumé à voir les bateaux de son père côtoyer déchets et coques en plastique abandonnés, il prend conscience de l’urgence. Avec le soutien de l’association Rostellec Patrimoine, il fait dégager les bateaux abandonnés et nettoyer la grève. La mairie a évacué douze tonnes d’algues amoncelées…

C’est pourtant un lieu de mémoire. La Drac (Direction régionale des affaires culturelles) le cite dans son inventaire comme un « condensé de l´histoire maritime de la rade de Brest ». Il devient urgent de valoriser l’endroit.

Des épaves en danger sont des épaves dangereuses – Malgré les plaintes déposées par Pierre, la gendarmerie n’a pas les effectifs pour patrouiller régulièrement sur ce secteur. Rostellec n’est pas privilégié en matière d’entretien des espaces verts, et pourtant il faut agir.

À force de dégradations, les épaves pourraient s’écrouler et blesser un visiteur. Les responsabilités ne sont pas plus claires que le statut de ce lieu.

Finalement, tout dépend de ce qu’on voit derrière ce bois. Pierre Tertu voit « des chênes, des pins, le bûcheron et la scierie, le charpentier, les mécaniciens puis les pêcheurs et les criées ». Il voit les vies que ce bois a portées et ramenées au port et se dit que « si après cinquante ans de mer il revient là, et au nom de tous les pêcheurs qui ne sont jamais revenus, le bateau a bien mérité une récompense, un peu de respect, je pense ».

4 – Le Hêtre et L’ Averse, deux navires échoués dans l’anse de Rostellec depuis cinquante ans ont été déconstruits en novembre 2019. Ils présentaient une problématique de sécurité publique.

Le Hêtre était un ancien remorqueur de 15 m pesant 50 tonnes, L’Averse un ancien navire-citerne à vapeur long de 35 m et d’un poids à vide de 185 tonnes. Les propriétaires les avaient acquis sur la base de projets précis qu’ils n’ont pas concrétisé. Ils les ont abandonnés. N’ayant pas fait l’objet d’une déclaration d’affectation commerciale, ces navires étaient classés comme navires de plaisance. Les propriétaires étant insolvables, l’État a pris la décision d’assumer la déconstruction de ces épaves pour la somme de 300 000 €.

5 – « Depuis un mois (février et mars 2020), mes épaves sont régulièrement dégradées. Cela les fragilise et les rend très dangereuses pour les visiteurs ! ». À Rostellec, Pierre Tertu s’occupe d’une douzaine d’épaves de bateaux construits au Fret par son père, Auguste. « Quand on touche aux épaves, c’est comme si on m’enlevait un morceau », tonne Pierre.

Dans l’anse, les squelettes des bateaux font triste mine, les bordées arrachées par des collectionneurs de bois flotté. Les épaves de Rostellec sont sur une zone qui fait partie de la zone de protection de l’Île Longue, où rien n’est fait pour protéger ces épaves, sur lesquelles on a également volé du matériel. «Il faut absolument protéger notre patrimoine historique ? » Pourtant Rostellec fait partie des lieux que conseillent les offices de tourisme aux visiteurs… Mais c’est devenu un lieu dangereux, malheureusement.

La partie moyenne fait face au chantier naval : à la différence de Camaret, dont les sept navires, tous en bois, proviennent tous des chantiers locaux, ont tous navigué pour la pêche à Camaret entre 1940 et 1980, et s’alignent le long de la courbe du Sillon, les épaves qui se trouvent à Rostellec  paraissent comme jetés par quelque seïsme dans un beau désordre où se mêlent des bateaux de tous types. Les épaves abandonnées se mélangent aux bateaux qui attendent, ou ont attendu, une éventuelle restauration, du temps où Pierre Tertu, fils d’Auguste, rachetait des coques à remettre en état, à ceux qui sont pris en charge par le chantier actuel ou placés en gardiennage, et à de pimpants canots qui ont choisis ce coin tranquille comme mouillage d’échouage. D’autres datent peut-être du temps où le chantier d’Auguste Tertu était en activité (1957-1981) et produisait des langoustiers et thoniers de 20 mètres.

Le cimetière de bateaux de Rostellec est un condensé de l´histoire maritime de la rade de Brest en général et de la presqu´île de Crozon en particulier. A côté des gabares à eau, les embarcations de transport et de plaisance se disloquent au milieu des langoustiers et des thoniers, les carcasses de bois et de fer se mélangent, certains finissent leur course au pied de la cale où ils ont été lancés voici plusieurs décennies. Ce musée à ciel ouvert est un témoignage éphémère.

Entre les coques, on voit encore la Cale de lancement en ciment de 18 m de long qui  servait  jusqu´à la fin des années 1970 à mettre à l´eau les bateaux construits par le « charpentier de Rostellec ».

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Menhirs et Chaos autour de Porspoder

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1 – Menhirs de St-Dennec. Attraction touristique à Porspoder – Feunteun Ar Bleis, 29840 Porspoder – Alignement formé par les quatre menhirs de Saint-Denec à Porspoder (Je n’en ai vu que deux !!). Classement par arrêté du 27 décembre 1923. Périodes de construction : Néolithique

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2 – Menhir de Kergadiou à Plourin – Le menhir de Kergadiou est un monument mégalithique de France situé dans le Finistère sur la commune de Plourin. Avec 8,75 mètres de hauteur, c’est le deuxième plus haut menhir de Bretagne après celui de Kerloas. Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 25 septembre 1883. À quelques mètres de lui se trouve un menhir couché inachevé et jamais dressé comme en témoignent ses parois non polies. Ils ont tous les deux été taillés dans le granite local de l’Aber Ildut. Une légende raconte qu’une dame des îles Britanniques aurait volé le menhir à une sorcière qui, furieuse, aurait lancé un énorme bloc de pierre pour le pulvériser. Manquant son objectif de quelques dizaines de mètres, son projectile se serait fiché en terre, donnant naissance au menhir couché.

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Le menhir a été érigé durant le Néolithique. Le Néolithique, qui succède au Mésolithique, est une période marquée par de profondes mutations techniques et sociales, liées à l’adoption par les groupes humains d’un modèle de subsistance fondé sur l’agriculture et l’élevage, et impliquant le plus souvent une sédentarisation. Les principales innovations techniques sont la généralisation de l’outillage en pierre polie, la poterie, ainsi que le développement de l’architecture. Le Néolithique débute au Proche-Orient vers 8 500 ans av. J.-C. dans le Croissant fertile, et atteint la Grèce vers 6 500 ans av. J.-C. Il commence en Chine un peu plus tard, vers 6 000 ans av. J.-C. Le Néolithique prend fin avec l’apparition de la métallurgie du bronze (alliage de cuivre et d’étain), à partir d’environ 3 000 ans av. J.-C. en Anatolie.

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3 – La commune de Larret avait 166 habitants en 1793 et 197 en 1806 (année du maximum de population depuis que les recensements existent) ; sa population s’abaisse à 131 habitants en 1831, remonte jusqu’à 190 habitants en 1861, puis s’abaisse régulièrement pour n’atteindre que 104 habitants en 1926 ; après une timide remontée jusqu’à 127 habitants en 1936, la population diminue à nouveau pour n’être plus que de 84 habitants, lors du dernier recensement précédant la fusion avec Porspoder survenue au 1er janvier 1971 (arrêté préfectoral en date du 30 décembre 1970).

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Selon Louis Le Guennec, vers 1920, Larret « est la moins peuplée et l’une des plus petites, après Locquénolé, des communes du Finistère. Mais son bourg en est assurément l’un des moins banaux et un artiste en fera toujours la découverte avec joie. Il se compose en effet, en tout et pour tout d’une vétuste chapelle quasi abandonnée, d’un vieux manoir noble à colombier, d’un autre logis archaïque fortifié d’un semblant d’échauguette, d’une maison ruinée et enfin un débit-épicerie-forge, seul logis moderne et vivant au milieu de cette Pompeï léonarde ».

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Chapelle Saint-Léonor. Un lieu de culte très ancien aurait existé sur ce site avant d’être christianisé au Moyen Âge, si l’on en croit la stèle de l’âge de fer surmontée d’une croix pattée et nimbée visible dans l’enclos. La chapelle actuelle offre la particularité d’offrir, intégrés dans la maçonnerie des murs, des vases acoustiques dont le col ouvert permet d’amplifier la voix du prédicateur et des chanteurs. Elle a été édifiée au 16ème siècle dans le bourg de Larret, paroisse indépendante jusqu’en 1810 et commune jusqu’en 1970, lorsqu’elle fut rattachée à Porspoder (« Porzhpoder » en graphie bretonne actuelle, Porspoder vient de porzh et poder (port et potier en breton), « Le port du potier ». Un lieu-dit situé à quelque distance du bourg se nomme en breton Mezou Pors-podérou (« Champ des potiers du port »). Saint Léonor pourrait être Sant Lanar, auquel est dédiée la fontaine voisine, dont l’eau est bienfaisante pour les yeux.

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4 – Le Menhir de Kerhouezel est un monument situé sur la commune de Porspoder (Finistère, Bretagne). Il constitue un attrait pour les vacanciers lors d’un séjour dans la région. Le grand menhir de Kerhouézel, autrefois appelé « menhir de Kereneur » a été classé monument historique le 22 février 1921.

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5 – Chaos de Roc’h Bras, 35 Hent ar Roc’h Vras. Les chèvres aident à mettre en valeur ces mégalithes aux sculptures attrayantes.

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La carrière de Kerglonou – Granite de l’Aber Ildut, en février 2020

Un patrimoine unique : la présence sur le territoire communal de Plouarzel de nombreuses carrières et, en particulier, de « Chantier Braz », le Grand Chantier ou la grande carrière, de ce célèbre granite dit de « l’Aber Ildut » suscite l’intérêt.

On trouve des sites d’exploitation du granite dans différentes communes du massif granitique de l’Aber-Ildut, de Lampaul-Plouarzel à Porspoder.

Que reste-t-il de ces carrières ? Une exploitation abandonnée depuis une quarantaine d’années, des sites envahis par la végétation, des bâtiments en ruines, mais aussi de splendides et très nombreuses réalisations de cette superbe roche, des plus modestes aux plus grandioses.

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Retrouver les lieux, les travaux, l’ambiance, l’histoire de ces carriers a constitué un travail complexe et fastidieux rassemblé sur des documents (les sites d’extraction, d’exploitation, réalisations, les témoignages d’anciens carriers, de descendants, de proches, de professionnels et de toutes personnes ayant eu contact avec le monde des carrières… Des panneaux ont été disposés afin de fournir quelques explications sur le site de l’ancienne carrière de Kerglonou.

Les carrières de pierre de l’Aber Ildut ont connu, tout au long de leur histoire, des époques prospères et d’autres délicates. Convalescentes entre les deux guerres elles ne survivront pas aux bouleversements des années cinquante et à l’invasion de nouveaux matériaux comme le béton.

Autrefois employée dans un but utilitaire, cette pierre est devenue davantage utilisée pour sa beauté. Aujourd’hui elle ne trouve usage que lors de restaurations ou réhabilitations provenant souvent de démolitions ; c’est le cas de l’ossuaire de Plouarzel, monument classé, démoli il y a plusieurs années pour faciliter la circulation ; les pierres ont dû être artificiellement vieillies pour mieux s’accorder avec la pierre en place.

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Les tentatives de remise en exploitation sont soldées généralement par des échecs. Quelques projets n’ont jamais aboutis. La réglementation en matière d’activité extractrice ne permettrait d’ailleurs pas aujourd’hui une exploitation en bord de mer.

On accède à l’ancienne carrière de Kerglonou, sur la rive sud de l’Aber Ildut par la route D28 entre Plouarzel et Brélès puis on suit la route fléchée « Cale de Kerglonou » jusqu’au quai. Un large chemin carrossable longe l’Aber Ildut et mène à l’ancienne carrière que l’on appelait autrefois Chanter braz ( le grand chantier ).

Le granite de l’Aber Ildut est réputé depuis la Préhistoire ; de superbes menhirs, comme ceux de Kerloas et de Kergadiou, ont été taillés dans cette roche. Plus tard, à l’époque gauloise, il fut le matériau de nombreuses stèles.

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La roche affleure en divers endroits autour de Lanildut et de Porspoder, mais c’est surtout en bordure du rivage et de l’Aber Ildut que l’homme l’a, de tout temps, prélevée pour ses constructions. Elle forme souvent de gros parallélépipèdes favorisant son exploitation.

Le magma granitique fut injecté il y a environ 300 millions d’années dans une faiblesse de l’écorce terrestre dite de Porspoder. Il est l’un des granites les plus récents en France.

Le granite extrait à Kerglonou contient du mica noir et de gros cristaux de feldspath rose qui lui confèrent sa jolie teinte et lui procurent une grande résistance à l’érosion. Cette roche prend un superbe aspect au polissage. Les tailleurs de pierre l’ont appelée « granit de Laber », L’Aber en un seul mot. Il renferme fréquemment des enclaves oblongues gris sombre nommées « crapauds » par les carriers.

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On peut admirer le granite de l’Aber Ildut en se déplaçant parmi les blocs jonchant ce qui reste de l’ancienne carrière, Chanter Braz (le Grand Chantier), abandonnée quelques années avant la Seconde guerre mondiale.

L’actuelle maison en ruine abritait une forge au rez-de-chaussée, où l’on confectionnait et réparait les outils de taille, ainsi que des bureaux à l’étage. Les carriers exploitaient à l’arrière le versant du plateau descendant vers l’Aber Ildut, le long d’un front de taille formant une falaise d’une dizaine de mètres de hauteur.

Les pierres débitées et taillées sur place sous un hangar étaient ensuite transportées par voie maritime grâce au quai qui fait face à la maison en ruine. De nombreuses gabarres à voiles de la région ont effectué ainsi pendant des années le transport du granite des carrières avoisinantes vers Brest ainsi que vers les ports de Bordeaux, Cherbourg, Le Havre, Rouen, Paris et Dunkerque. Pendant la seule année 1905, on a dénombré 1215 navires dans le port de l’Aber-Ildut, qui ont chargé 45468 tonnes de granite. Cette roche a aussi servi à la construction des quais de Londres. Elle fut un moteur pour toute l’économie locale pendant plusieurs siècles.

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Le granite rose de l’Aber Ildut a conquis ses lettres de noblesse au XIXe siècle lorsqu’il fut choisi pour confectionner le piédestal de l’obélisque sur la place de la Concorde, à Paris.

Cet obélisque avait été donné à la France en 1829 par le sultan Méhémet Ali, vice-roi d’Egypte. C’était un geste de remerciement envers le pays qui, grâce à Champollion, avait permis de déchiffrer les hiéroglyphes et ainsi de faire découvrir au monde entier l’étendue de la civilisation antique égyptienne. En fait ce sont deux obélisques qui furent offerts : ceux qui encadraient l’entrée du temple de Louxor. Comme il n’était pas possible de faire voyager ensemble deux monuments de 23 m de long et de 230 tonnes chacun, Champollion fixa son premier choix sur celui de droite.

L’obélisque, ainsi que son support, furent transportés par la voie maritime jusqu’à Paris. Mais, petit problème, l’ornementation du piédestal qui montrait des babouins en érection fut jugée trop obscène pour figurer sur un monument public…

Tout en destinant l’original au musée du Louvre, on décida donc de remplacer l’ensemble du piédestal. Le choix fut porté sur le « granit de Laber », le plus proche dans sa composition du granite d’Assouan.

Issus de 5 carrières proches, les éléments du nouveau piédestal, dont le plus gros pesait plus de 100 tonnes, furent chargés dans l’Aber Ildut. Pour embarquer de tels blocs de roche, la coque du Luxor avait été sciée et sur l’estran submergé 2 fois par jour on avait construit un ber de 60 m de longueur.

L’inauguration de l’ensemble eut lieu en présence du roi Louis-Philippe, le 25 octobre 1836. Une réplique en réduction de l’obélisque de la Concorde a été dressée en 2015 devant l’arrière-port de Lanildut, en mémoire de cet événement et surtout en hommage à tous les carriers.

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Quid du second obélisque ? Il y en avait bien deux qui avaient été donnés à la France… Comme il avait fallu sept ans pour faire ériger le premier à Paris, et aussi par mesure d’économie, il fut décidé de remettre le projet de transport à plus tard…

Puis on l’oublia… En 1981, le président Mitterrand rendit officiellement à l’Egypte cet obélisque qui n’avait toujours pas bougé du lieu où il avait été érigé dans l’Antiquité. Bien peu de personnes aujourd’hui savent encore qu’un court moment de son histoire ce monument était devenu français.

Référence : Patrimoine d’Iroise.

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Automne 2019 à Brest

Espace idéal de développement et de pratique des activités nautiques : départ de tous les records à la voile, Brest et sa rade déclinent le plaisir des activités nautiques sous toutes ses formes. Ainsi, on y croise plongeurs, sportifs de haut niveau, amateurs de promenade, de marche aquatique et de cabotage, kite-surfeurs…

1 – L’église paroissiale Saint-Marc fut construite à son emplacement actuel en 1866 peu après la création du nouveau bourg de Saint-Marc ; détruite par les bombardements, elle fut reconstruite après la Seconde Guerre mondiale.

2 – Brest et ses environs recèlent des pépites qu’on découvre à travers les circuits de balades. En sportif aguerri ou en flâneur du dimanche, je découvre un patrimoine historique, architectural et artistique dont ce site des arts de la rue au rond-point de Palaren. Les Renc’Arts hip hop poursuivent la valorisation de l’art Urbain en proposant comme chaque année un temps fort « graff » en partenariat avec le collectif des Graffeurs de Brest pour permettre la réalisation d’une jam graff rassemblant plusieurs artistes de haut niveau sous la direction artistique du réputé « Wen2 », dans un lieu inédit : le tunnel de Palaren.

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3 – Véritable poumon vert de 40 hectares, le vallon du Stang-Alar est un espace de nature se déroulant le long de la rivière séparant Brest de Guipavas. Il abrite notamment le jardin du conservatoire botanique national, créé en 1975, qui est dédié à la préservation des plantes sauvages menacées de disparition.

4 – La gare de Brest est la gare ferroviaire française terminus de la ligne de Paris-Montparnasse à Brest, située en surplomb de la rade à proximité du centre de la ville de Brest. Elle est mise en service en 1865 par la compagnie des chemins de fer de l’Ouest. C’est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par le TGV et des trains express régionaux TER Bretagne.

Long de près de cinq cents mètres et bordée d’ormes, il surplombe de trente mètres le port de commerce ouvert sur la rade de Brest et donne à l’ouest sur le château de Brest. Il tient son nom de l’ingénieur Dajot qui est à l’origine de sa création.

Le château de Brest est un château fort classé monument historique depuis le 21 mars 1923. Du Castellum romain du IIIè siècle à la citadelle de Vauban jusqu’à aujourd’hui, il a traversé dix-sept siècles d’histoire et a conservé pendant tout ce temps sa vocation originelle de forteresse militaire. Il demeure aujourd’hui un site stratégique de première importance.

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5 – Durant la Seconde Guerre mondiale, entre 1940 et 1944, Brest est presque entièrement détruite par 165 bombardements alliés. Après la guerre, son centre-ville historique est progressivement reconstruit de 1946 à 1961 sur des plans élaborés par l’architecte Jean-Baptiste Mathon (1893- 1971) secondé par Maurice Piquemal, inspecteur général des Ponts et Chaussées (1902-1995). La Reconstruction s’achève avec l’élévation du nouvel hôtel de ville sur la place de Liberté, nouveau centre du Brest reconstruit.

6 – Le tramway de Brest, actuellement composé d’une seule ligne, fait partie du réseau Bibus. Il a été mis en service en 2012, marquant le retour de ce mode de transport dans la cité du Ponant après 68 ans d’absence. La ligne A relie la porte de Plouzané à l’ouest aux portes de Gouesnou au nord et de Guipavas à l’est, ces deux derniers terminus se trouvant sur deux branches se finissant sur les territoires communaux éponymes. Le parcours demande un peu moins de quarante minutes et dessert vingt-huit stations espacées d’environ 500 mètres sur 14,3 kilomètres. La ligne a rencontré un rapide succès, avec près de 9 millions de voyages sur sa première année d’exploitation. Elle transporte aujourd’hui 36 000 voyageurs en moyenne par jour ouvré, soit 12,1 millions à l’année.

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7 – Les Ateliers des Capucins sont des bâtiments de l’Arsenal de Brest, en Bretagne, construits au XIXè siècle. Rétrocédés à la Ville en 2009, ils sont reconvertis en centre culturel et commercial au sein du quartier des Capucins et desservis par le premier téléphérique urbain de France.

8 – Le téléphérique de Brest est un téléphérique urbain établi entre les deux rives de la Penfeld, fleuve côtier qui coule à Brest et qui sépare les quartiers de Siam et des Capucins. Il est le premier ouvrage de ce type construit en France depuis le téléphérique de Grenoble Bastille, mais celui-ci a une fonction plus touristique que de transport en commun. Chacune des deux cabines peut transporter jusqu’à 60 personnes, soit une capacité de 1 200 passagers par heure, à une vitesse de 3,9 m/s et maximale de 7,5 m/s. Inauguré le 19 novembre 2016, il a ensuite été sujet à divers problèmes techniques, qui ont imposé son arrêt à plusieurs reprises.

9 – L’arbre empathique est une sculpture de 12 mètres de hauteur, mi métal, mi végétale, qui évoluera au cœur de la ville. L’intention est de créer un îlot biodiversifié prenant la forme d’un arbre hybride, où l’artificiel et le naturel permettent au public de découvrir la vie qui s’y déroule, notamment celle des oiseaux, grâce à un système vidéo installé dans les branches. A l’intérieur des mailles en acier inoxydable de l’arbre, 43 capsules hydroponiques contenant terre et substrats (engrais) hébergent plus de 80 plantes. Ce volet végétal a été réalisé par l’architecte paysager Sylvia Burès.

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10 – Sur le port de commerce de Brest, presque tout le monde a un jour prononcé ce nom: « Quai Malbert ». Que ce soit pour chercher une adresse, aller contempler la Recouvrance au ponton ou visiter l’Abeille Bourbon, voir travailler les charpentiers de marine du chantier du Guip, au savoir-faire extraordinaire, admirer leurs jolis bateaux restaurés,…

11 – Lundi 25 novembre sera la journée internationale contre les violences masculines faites aux femmes. Ne pouvant aller à Paris grossir les rangs de la manifestation nationale, le collectif LCause a décidé d’organiser une manifestation non mixte, de nuit, le lundi 25, à partir de 18 h 30, au départ du tribunal de Brest, rue Denver. Pour se faire entendre, les organisatrices invitent toutes les participantes à venir avec des cuillères et des casseroles.

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12 – Œuvre de Paul Bloas, Chantier naval du Guip, Brest. La Recouvrance et le chantier du Guip ont fêté leur 25 ans ensemble en juillet 2017. Une exposition retraçant la construction de la Recouvrance, photographies et croquis à l’appui, était à découvrir dans ces nouveaux locaux… Sans compter qu’une nouvelle œuvre de Paul Bloas a fait son arrivée sur la façade du chantier : cette fresque de 8m de haut pour 4m de large représente les métiers de charpenterie du Guip. Elle rejoint le Lamaneur et s’intègre désormais dans le paysage portuaire brestois.

13 – Il y a deux ans (2013), lors du week-end Port en fête, Jean-Yves Le Fourn avait malencontreusement laissé ouverte la porte de son poulailler ! Tandis que sur le port, le public se régalait de moules-frites en écoutant chanteurs et musiciens… l’artiste s’occupait de sa basse-cour : peintes au pochoir, elles ont recommencé à picorer au pied du mur de l’Atlantique, sur le pignon d’un bistrot, sur un quelconque rocher au fond du port… Telle celle qui pour pondre avait trouvé refuge sur le pignon de la station SNSM, elles ne cessent de se multiplier. Samedi et dimanche, noires ou blanches, elles continueront à se faire plus nombreuses. Nées d’une blague faite en 2013 à la cale du Relecq-Kerhuon (Finistère), les poules de Jean-Yves Le Fourn n’en finissent plus de picorer dans les rues de Brest. On en retrouve aujourd’hui aux quatre coins du monde, avec un papa poule premier étonné du succès et de l’appropriation populaire dont elles font l’objet.

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14 – La liste des grues portuaires a peu évoluée depuis 2016, il y en avait 38 à l’époque :

Chez Damen formes 2 et 3 plus quais de réparation 1 et 4 on retrouve :

Deux Caillard : CA2 (12 tonnes) ; CA4 (20 tonnes)

Deux fives Cail Babcock : A (15 tonnes) ; C (15 tonnes)

Une Joseph Paris : (150 tonnes) ; Une Ardelt Kranich 3000: (90 tonnes).

Sur le Terminal matières premières agricoles :

Une Ardelt Tukan: (100 tonnes) de 2013 ; Fantuzzi Reggiane Kangourou : (26 tonnes) de 1997

Terminal minéralier :

Trois Fives Cail Babcock : N°1 (20 tonnes 12 à l’origine) de 1975 rénové 2012 ; N°4 (12 tonnes) ; N°7 (16 tonnes) de 1981 rénové 2012

Forme 1 :

Une Krambeau Eberswalde : (30 tonnes) de 2009

Cinquième Bassin :

Padavoine N°4 (Classée MH) (12 Tonnes) 1956 ou 1958

Troisième éperon :

Deux Peiner : N°1 (10 tonnes) de 1974 ; N°2 (10 tonnes) de 1974

Grues sur roues (7) :

Fantuzzi Reggiane MHC150 : R1 (100 tonnes) ; R2 (100 tonnes)

Fantuzzi Reggiane MHC65 : R3 (40 tonnes) de 1999 ; R4 (40 tonnes) de 1999

Une Liebherr LHM 420 : LM1 (124 tonnes) de 2011

Une Liehberr LHM 550 : LM2 (150 tonnes)

Ancienne grues :

Une Potain : MD500 1986 Vendue vers 2008 lors de la rénovation du bassin

Une fives Cail Babcock : B (15 tonnes) renversée lors d’une tempête suite à mauvaise manipulation vers 1995

Deux Caillards : CA1 (4,5 tonnes) 19?? – 2018

CA3 (20 tonnes) partiellement détruite après un choc avec CA4 lors d’une tempête vers 1995, flèche remontée sur CA4.

La grue Titan Joseph Paris : (80 tonnes) 1964-2014 détruite en 2016

Quatre Fives Cail Babcock : N°2 (12 tonnes) 1975-2012 détruite en 2013 ; N°3 (12 tonnes) 1975-2012 détruite en 2013 ; N°5 (?? tonnes) ?-2013 accidentée par le Dubaï-Faith 2013 ; N°6 (12 tonnes) 1980-2016

Quatre Labor : (2 revendues, 2 Détruites)

Padavoine N°1 à 3 : (12 Tonnes) 1956 ou 1958-2004

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15 – Le Naval Monument, plus couramment appelé la Tour rose, est un mémorial américain érigé dans les années 1930 cours Dajot à Brest pour rappeler l’action de la marine américaine en Europe pendant la Première Guerre mondiale. Détruit par les Allemands pendant l’Occupation, il fut reconstruit à l’identique en 1958. Il est inscrit au titre des Monuments historiques depuis juillet 2015.

16 – Le Patron François Morin (SNS 020) est un ancien bateau de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), en service à l’île d’Ouessant1 de 1960 à 1995. Ce canot tous temps, à double coque en bois, insubmersible et autovidant, pouvait sortir par n’importe quelles conditions de mer et de vent (les canots tous temps sont reconnaissables à leur coque verte). Le Patron François Morin a été labellisé « bateau d’intérêt patrimonial » (BIP) par l’association patrimoine maritime et fluvial en 20082, et a fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques en 20103.

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17 – Brest Atlantiques est une course transatlantique de navigation à la voile en équipage, sans escale, démarrant et arrivant à Brest. La première édition de cette course a lieu en 2019 où concourent 4 trimarans de Classe Ultim.

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18 – À l’embouchure de l’Elorn, la Marina du Moulin Blanc accueille tout au long de l’année pour des escales techniques et touristiques. Entièrement rénové entre 2011 et 2013, le Port du Moulin comprend 1460 places à flot dont 150 réservées aux visiteurs. Situé à proximité des professionnels de la plaisance (concessionnaires, chantiers navals, voileries…), le port dispose d’un équipement technique très complet et respectueux de l’environnement.

19 – On peut se rendre à Fort Montbarey par Bus ou Tram. Ce sont les lignes et les itinéraires qui ont des arrêts à proximité – Bus: 1, 6 et Tram: A

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Sanary-sur-Mer en novembre (2019)

Dans cet article vont se succéder des images de Sanary, de Six-Fours, de La Coudoulière, du Brusc, de la Corniche de Tamaris, de Balaguier, et de la formidable exposition de photographies répartie sur toute la ville.

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Sanary-sur-mer est devenue entre 1933 et 1944, le point de rencontre d’écrivains et d’artistes célèbres fuyant le régime d’Hitler. Après l’inauguration de l’exposition de Sanary-sur-mer « Exil im paradies » à Vienne en septembre 2004 et sa présentation à l’Ecole Polytechnique en février 2006, après le colloque international sur l’œuvre de Lion Feutchtwanger en 2005, la ville de Sanary-sur-mer concrétise son action autour du thème de l’exil d’hier et d’aujourd’hui avec « Sanary, Terre et Mémoire de l’Exil ».

Dans le devoir de mémoire, la Cité rappelle combien il est essentiel de comprendre le passé pour bâtir un monde paix et de fraternité. Reconnue aujourd’hui au niveau international comme « Terre d’Accueil », Sanary souhaite à l’avenir, avec l’association « Exil en Paradis », créer un pôle d’informations, aider à la recherche en développant le fonds d’archives pour les universitaires, les étudiants, les écrivains, préserver le patrimoine historique et intellectuel, donner aux nouvelles générations l’éclairage nécessaire pour la compréhension de l’exil contemporain.

Terre et mémoire de l’exil. Le 10 mai 1933 il y eut partout en Allemagne des autodafés de livres. Cette mesure n’était pas l’action spontanée des étudiants nationalistes. Le parti National-Socialiste l’avait préparée depuis longtemps. On reprochait aux ouvrages des “auteurs brûlés” leur esprit anti-allemand, c’est-à-dire décadence, immoralité, opinions sordides, trahison politique, falsification de l’histoire allemande et l’abaissement de ses grandes figures, ainsi que la trahison littéraire des soldats de la 1ère Guerre mondiale, sans-gêne et arrogance. Ordre fut donné de retirer les ouvrages discriminés des librairies et des bibliothèques. Ce fut alors l’exode de la presque totalité de l’élite littéraire allemande, d’environ 1500 écrivains connus.

Les Exilés. Au cœur d’une des périodes les plus noires de notre histoire, Sanary et ses environs ont, durant près de 10 ans représenté un havre de tolérance et un refuge pour près de 400 artistes. Ecrivains, journalistes, philosophes et hommes politiques ont fuient le régime nazi. Selon leurs moyens et la durée de leur séjour, les exilés prennent une chambre à l’hôtel, un appartement meublé chez l’habitant ou les plus fortunés louent une villa. Dès lors, ils se plient aux procédures administratives d’autorisation de séjour ou de renouvellement de leurs papiers d’identité. Ils se rencontrent les uns chez les autres, ou bien dans des cafés, tel que la Marine, le Nautique ou le café du Lyon, pour y jouer aux échecs. Sanary a alors pris un titre de noblesse dont elle reste très fière, celui de « capitale mondiale de la littérature germanophone ».

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Si quelques noms viennent immédiatement à l’esprit lorsque l’on évoque les premiers coups de palmes donnés sous la surface de la mer, on en ignore des dizaines d’autres. En France, dès les années 30, des hommes comme Jean Painlevé et Yves Le Prieur, puis dans les années 40, Louis De Corlieu et Georges Commeinhes, furent les premiers vulgarisateurs des incursions sous-marines.

C’est à partir de 1943 que Jacques-Yves Cousteau, Philippe Tailliez et Frédéric Dumas firent entrer la plongée autonome dans l’ère moderne. Ils deviendront « Les MOUSQUEMERS » terme créé par Philippe Tailliez en 1975. Avant d’être des plongeurs, la très grande majorité des pionniers de la plongée furent des chasseurs sous-marins. Armé d’un simple harpon ou d’une arbalète rudimentaire, le chasseur allait sous l’eau le corps nu, sans palme, portant de simples lunettes binoculaires. A cette époque, à Nice, à Antibes, à Marseille, à Sanary, des inventeurs, des chasseurs, de simples curieux tentaient de découvrir les fonds sous-marins. L’un des plus célèbres fut Frédéric DUMAS à Sanary. Il participa par la suite aux essais du Scaphandre autonome mis au point par Le Cdt Cousteau et l’ingénieur Gagnan.

C’est pour montrer au plus grand nombre ce que furent les balbutiements de la plongée et pour rendre hommage à ce Sanaryen célèbre, qui fut donc l’un des plus brillants pionniers de la chasse et de la plongée qu’a été créé à Sanary, le Musée Frédéric Dumas. Les trésors qu’il recèle sont exposés à quelques coups de palmes de lieux historiques qui ont fait de « Sanary la cité historique de la plongée sous-marine. »

Musée Frédéric Dumas. En avril 1945, un trio de passionnés de plongée, créent un groupe d’études et de recherches sous-marines.

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Deux officiers de marine Philippe Tailliez, Jean-Yves Cousteau et un civil, Frédéric Dumas, créent un groupe d’études et de recherches sous-marines, le GERS, chargé d’étudier le matériel de plongée, le déminage, le renflouement d’épaves et la formation des scaphandriers. Une équipe de plongeurs se met alors en place. Elle est aidée par de nombreux volontaires, dont le premier maître de manœuvre Maurice Fargues, moniteur à l’école de scaphandriers. Elle participe à l’expertise des épaves de la flotte sabordée en 1942 dans la rade de Toulon. En 1946, à bord de l’aviso « Elie-Monnier », les plongeurs du GERS travaillent aux côtés des « pieds lourds », nom usuel pour les scaphandriers, qui jouent du chalumeau pour détruire les mines allemandes. L’année 1947 est celle des records de profondeur en plongée ! Frédéric Dumas ouvre le bal avec 93m ; toute l’équipe suit jusqu’à 90m et Cousteau atteint les 100m ! Le Musée Frédéric-Dumas honore la mémoire de ces pionniers de la plongée sous-marine autonome en conservant et en présentant des collections d’objets anciens liés à l’histoire de la pénétration du milieu sous-marin par l’homme.

Les Mousquemers. Sanary occupe une place exceptionnelle dans l’histoire de la plongée autonome, elle-même indissociable de l’aventure des « Mousquemers » Frédéric Dumas, Philippe Tailliez et Jacques-Yves Cousteau.

Les Mousquemers : Philippe Tailliez : Il est considéré comme le pionnier des eaux. C’est l’inventeur de la nage du dauphin et il est à l’origine de l’appellation des « Mousquemers ». Premier commandant du Gers et de l’école de la plongée de la Marine Nationale. Jacques –Yves Cousteau : Acteur mythique du monde sous-marin, il a vécu à Sanary. Sa villa « Le Baobab » est toujours habitée par son fils Jean Michel Cousteau digne successeur de son père, de par ses activités consacrées à la plongée sous-marine aux Etats-Unis (Ocean Futures Society). C’est à Bandol qu’il teste pour la première fois avec Dumas, Tailliez et des amis le détendeur conçu par Emile Gagnan en juin 1943. Frédéric Dumas : C’est à Sanary, à Portissol, que Frédéric Dumas fait l’apprentissage du monde sous-marin. Cousteau écrit de « didi » qu’il est sans doute le meilleur plongeur de l’époque. Aux Embiez, il rencontre Philippe Tailliez qui le présente à Jacques Yves Cousteau. À leurs débuts, ils explorent les côtes entre La Londe et Marseille, et tournent leurs films sous-marins, en 1942, au Brusc « Par 18 mètres de fonds », pratiquement en apnée. On lui doit de nombreux ouvrages parmi lesquels « Le monde du silence », « Epaves antiques », « 30 siècles sous la mer »…

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En 1570, devant l’accroissement de la population, les habitants de Sanary décident de construire leur église sur l’emplacement du prieuré des moines de Saint Victor et la dédient à saint Nazaire.

Jusque-là, le hameau de Saint-Nazaire dépend de la paroisse. A partir de 1570, sont ouverts les premiers registres paroissiaux. C’est le début d’une véritable vie religieuse indépendante couronnée par la venue le 26 juillet 1650, et en grande cérémonie, des reliques de saint Nazaire. A la fin du XIXème siècle Marius Michel dit Michel Pacha ancien maire décide d’offrir à sa ville natale une nouvelle église. Elle est construite sur les plans de l’architecte Paul Page à l’emplacement de la précédente, ce qui génère une certaine opposition. Elle est bénie le 31 juillet 1892. L’orgue de l’ancienne église, un Charles Gazeau du XIXème, disparut sans doute lors de la démolition. Dans l’église nouvelle, Mader installe et agrandit un petit orgue de John Abbey offert par Camille Saint-Saëns à Michel Pacha. Un siècle plus tard, l’état de l’instrument conduit la ville, avec le concours du ministère de la culture, à commander la construction d’un nouvel orgue installé en 2009. Le choix se porte sur un orgue de 30 jeux aux qualités acoustiques exceptionnelles offrant un large éventail musical par l’adoption du principe de la résonance.

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Moins d’un an après avoir reçu le très sélectif label « Station Nautique », la Ville de Sanary a eu le privilège d’être distinguée par le réseau « France Station Nautique » pour deux initiatives particulièrement innovantes. L’aménagement d’une rampe d’accès de la plage du Lido pour les personnes à mobilité réduite a été couronné d’un 1er prix de l’innovation dans la section Accessibilité, alors que l’action municipale « objectif Port Propre : débourbeurs, décanteurs et déshuileurs » recevait un 2ème prix dans la section Environnement.

Rappelons que chacune de 34 communes labellisées « Station Nautique » peut concourir à l’attribution de ces prix. La remise des diplômes a eu lieu lors de l’assemblée générale de « France Station Nautique », qui se tient chaque année durant le Salon Nautique, début décembre. Une belle reconnaissance de la politique municipale dans ces domaines essentiels, alors même que le jury national des Villes et des Villages Fleuris a salué notre action pédagogique en matière de développement durable en décernant également à Sanary un prix spécial !

Le réseau France Station Nautique rassemble 33 Stations Nautiques, représentant 230 communes à travers 11 nouvelles régions administratives en métropole mais également en Guadeloupe et en Martinique.

France Station Nautique est avant tout un label de qualité: c’est, pour les usagers des sports de loisirs nautiques, la garantie de disposer d’équipements performants, d’un encadrement qualifié et d’une large palette d’activités. Séjourner dans une Station Nautique, c’est la certitude de disposer des moyens nécessaires pour une pratique optimale.

Aujourd’hui, cette démarche de qualité se décline en des niveaux symbolisés par des étoiles. En 2016, la commune de Sanary-sur-Mer s’était lancé dans cette démarche de labellisation et avait obtenu un classement 2 étoiles en janvier 2017 (le maximum pour une première entrée dans le réseau) pour une durée de 5 ans. Ainsi, dès la saison estivale 2017, la commune a mis en place toute une série d’évènements ou de nouvelles structures favorables au développement de ce label afin d’obtenir sa quatrième étoile.

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Il y a des marchés qui sont une fête, en couleurs, en senteurs…! A Sanary, ils rassemblent des produits de qualité qui mettent à l’honneur la cuisine provençale.

En 2018, le marché hebdomadaire de Sanary a été élu plus beau marché de France par la chaîne de télévision TF1 ! Il est devenu depuis un rendez-vous incontournable pour les locaux et les vacanciers qui aiment y flâner. Le grand marché a lieu tous les mercredis matin et regroupe plus de 300 commerçants sous les platanes de l’allée d’Estienne d’Orves et le long du port, sur le quai Charles de Gaulle .

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La chapelle Notre-Dame de Pitié. Cette chapelle fut érigée en 1560. C’est l’œuvre des habitants, en particulier des pêcheurs, du bourg de Saint-Nazaire.

Dès l’origine, un ermite y loge, l’entretient et veille au grain : il doit sonner la cloche en cas d’intempérie, d’orage et de brouillard afin de faciliter le retour au port. Il prévient aussi en cas d’arrivée de bateaux ennemis. En 1707, un poste de garde y est établi : on redoute alors le duc de Savoie. En 1720, une infirmerie accueille les pestiférés. En 1870, elle sert au repos de blessés de la guerre franco-prussienne. Vendue comme bien national en l’an II (1793), elle est rendue au culte en 1805. Elle appartient à la commune depuis 1905. Le narthex date du 19ème siècle ainsi que la grille d’entrée sur laquelle les initiales MP rappellent l’invocation Mater Pietatis et peut-être aussi Michel Pacha maire et bienfaiteur de Sanary. On y remarque une très belle pietà en bois polychrome du 17ème siècle et quelques beaux exemples d’ex-voto. La plupart se rapportent à la mer, tel celui qui relate le combat du Chebec « la Normande » en 1809, d’autres à des évènements tragiques, tel l’explosion du train de voyageurs et de munitions sur le pont du Grand Vallat. Sa restauration et son embellissement achevés en 2008, elle est rendue au culte en 2009.

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Batterie de la Cride. La pointe de la Cride est, pour Sanary, un Finistère dont les militaires ont su tirer parti.

Dès 1695, il est fait mention d’une batterie qui fait suite à un bastidon tenu en 1664 par  Pierre Gantel. Lors de la grande peste de 1720, les bâtiments servent de quarantaine pour divers équipages et quelques civils. La crise franco-anglaise de 1840, révèle le manque de protection des côtes et des ports Français.  La nouvelle commission d’armement des côtes qui se réunit en 1841, propose la modernisation et l’harmonisation du matériel d’artillerie et des fortifications. Sont ainsi construits les tours crénelées N°2 (réduit, modèle 1846) du Cap Nègre et de la Cride en 1847 et le corps de garde, pour 50 hommes, de Saint-Pierre sur les Embiez. Ils font partie des 23 ouvrages défendant Toulon. La tour crénelée N°2, prévue pour les sites exposés, abrite sur deux niveaux, dont l’un est enterré (fossé), les logements de 40 hommes  et les magasins à poudre. L’armement est simplifié : canons et obusiers de 2 200m de portée et mortiers de 4 000m. La baie de « Sanary et rade du Brusc » est alors totalement couverte par les tirs croisés. La construction est en moellons grossiers extraits du fossé et les embrasures sont en briques pour amoindrir les risques d’éclats. La batterie est en service durant la guerre de 39-45. Elle est aujourd’hui la propriété de la Ville.

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La Tour de Sanary. Cet édifice offre depuis sa terrasse une vue imprenable sur la ville de Sanary qui a su se développer tout en conservant son caractère de port de pêche.

La tour fortifiée de Sanary, à l’origine du développement du bourg de Saint-Nazaire, dépendant d’Ollioules, est érigée vers 1300. En 1436, le roi René, roi de Provence, ordonne la construction d’un fossé et d’un boulevard à usage d’accès et de défense. Il y arme et  entretient une petite garnison. Rapidement les terres « gastes » (incultes) autour de la tour sont bâties. En 1704, le fossé est comblé, puis vendu par lots sur lesquels sont construites des maisons. Certaines, appuyées sur les murs de la tour, en laissent tout juste l’accès. La tour mesure 21 mètres de haut et 8 mètres de côté. Les murs d’une épaisseur moyenne de 2 mètres laissent donc un espace libre de 16 m2  environ par niveau. Privilège seigneurial, le pigeonnier est établi dans les murs de la salle voûtée du dernier étage. Longtemps abandonnée, la tour, dite « romane » ou « sarrasine » dans la tradition locale, est restaurée par la commune et ouverte au public en 1990. Elle est l’écrin de collections d’archéologie sous-marine (dépôt du Drassm), dont un très rare squelette du 3° siècle av J-C découvert aux Embiez.

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Le Lavoir. Avant 1855 au village, on prend l’eau à la fontaine placée devant l’église et alimentée par la source de Mortier dite Mère fontaine.

Deux bornes sont également placées à chaque extrémité du port. Le linge est nettoyé au lavoir et à l’abreuvoir principal, construits sur le quai des palangriers ainsi qu’à deux autres lavoirs plus petits : un à l’extrémité de la rue de la Prud’homie, l’autre à l’embouchure du vallat Daumas. En 1855, un nouveau lavoir plus grand et plus beau, augmenté d’un abreuvoir, est érigé. Démoli en 1865, il est remplacé en 1867 par un nouvel ouvrage sur lequel on rajoute une toiture en 1891. C’est ce lavoir qui en 1927 est transféré près du cimetière. Son séchoir est réparé en 1981. En 1867 Marius Michel, dit Michel Pacha, maire de la commune, commande au sculpteur Emile Adalbert deux fontaines allégoriques, l’une de l’Agriculture, l’autre de la Marine. Il mène aussi la construction du quai, pour éviter aux maisons d’avoir les pieds dans l’eau lors des « largades ». En 1996, le lavoir alimenté par le vallat Daumas n’est plus guère utilisé. Une nouvelle vie lui est donnée par la municipalité qui décide de le restaurer et de le mettre en valeur dans les jardins Jean-Cavet, du nom du président du comité local de la Résistance et premier maire de la Libération.

Fontaine de La Marine. Réalisée sous le mandat de Michel Pacha, elle fut construite par le sculpteur marseillais Aldebert. La fontaine est composée d’un bassin surmonté d’une statue représentant un homme et une ancre de mouillage. Elle représente la gloire de la Marine.

Fontaine de l’Agriculture. Réalisée sous le mandat de Michel Pacha, elle fut construite par le sculpteur marseillais Aldebert. La fontaine est composée d’un bassin surmonté d’une statue. Elle symbolise l’agriculture. A savoir que cette fontaine et celle de la Marine représentent des domaines économiques et importants de cette époque.

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Les pointus. Les barquettes provençales dénommés « pointus » sont des bateaux à voile latine et à aviron. D’origines très anciennes (provençales, catalanes, siciliennes, ou encore liguriennes), ils servaient à la pêche au trémail (filet) ou à la palangrotte (ligne de fond). Ces bateaux sont classés au titre des Monuments Historiques et des bateaux ayant reçu le label « Bateaux d’Intérêts Patrimonial » de la Fondation du Patrimoine Maritime et Fluvial. Le label BIP est attribué pour cinq ans renouvelable, après avis d’une commission d’agrément qui se réunit une fois par an. La liste nationale des BIP, accompagnée des fiches techniques et photos, est consultable sur le site de la FPMF. Le label B.I.P représente, une reconnaissance officielle de l’intérêt patrimonial d’un navire. A Sanary, on recense en 2011 plus de 35 Bateaux d’Intérêts Patrimoniaux et 3 bateaux classés au titre des Monuments Historiques. Lors des manifestations phares de la ville, l’association des Pointus de Sanary vous embarque à bord de ces petits bateaux pour une visite de la baie !

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Le Chemin de Croix. Depuis 2001, 12 stèles marquent les stations du chemin de Croix le long du parcours traditionnel des processions à la Vierge, depuis L’Église Saint-Nazaire jusqu’à la chapelle Notre Dame de Pitié.

Prendre un peu de hauteur pour un point de vue remarquable sur Sanary et ses environs, c’est l’un des mérites de la montée des oratoires, qui offre également une palette colorée de végétaux méditerranéen. Elle est ponctuée par 8 stations du chemin de croix, ainsi que par quatre oratoires anciens, le long du parcours traditionnel des processions à la vierge depuis l’Eglise Saint Nazaire. En pierre de cassis, elle comportent un piédestal, un couronnement pyramidal et une icône peinte par l’artiste Véronique Tatoué Liochon. A son sommet, récompense ultime : la chapelle Notre Dame de Pitié.

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Quand tu accompagnes une curiste à Amélie-les-Bains

En octobre 2019, Nicole a suivi une cure thermale à Amélie-les-Bains. Nous avons profité de ce séjour pour nous balader. Ainsi, nous sommes allés à Prats-de-Mollo, Céret, et parcouru le Vallespir. Nous avons visité Serralongue, Arles-sur-Tech, Saint-Laurent-de-Cerdans, Coustouges, Maçanet de Cabrenys (Espagne), Saint-Marsal, etc.

Amélie-les-Bains-Palalda se situe dans le canton du Canigou et dans l’arrondissement de Céret. Comme de nombreuses autres communes de montagne, Amélie-les-Bains-Palalda est constituée de plusieurs villages : en l’occurrence, ceux d’Amélie-les-Bains proprement dit, Palalda et Montalba-d’Amélie.

La commune est localisée dans la vallée du Tech, au cœur du Vallespir, à l’ouest de Céret. La ville, station thermale et climatique, villégiature estivale et hivernale fréquentée, groupe ses maisons au débouché des gorges du Mondony, dans la vallée du Tech, où prospère une végétation méditerranéenne.

3 400 habitants, altitude mini : 176 m, altitude maxi : 1424 m. Station thermale : Amélie-les-Bains ; Ouvert du 28 janvier au 21 décembre 2019 – Rhumatologie – Voies respiratoires

En Pays Catalan, aux portes de l’Espagne, cette station citadine, située à la latitude de Rome, a définitivement le goût du soleil en partage. À 45 minutes de Perpignan, se déployant le long de la rivière Tech, entre Méditerranée et contrefort des Pyrénées, la vivante cité d’Amélie-les-Bains combine, avec un accent souriant, air pur et microclimat, douceur des températures et ciel lumineux.

Au cœur de l’une des régions les plus ensoleillées de France, la méridionale bourgade d’Amélie-les-Bains présente une météo idéale dès le mois de février, et la garde jusqu’à très tard dans l’année. La vie dans la nature fait partie des plaisirs de cette contrée, où les marchés de pays et les activités de plein air – randonnée, VTT, baignade, fêtes – abondent tout au long de l’année.

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Prats-de-Mollo-la-Preste est située dans la région Occitanie, département des Pyrénées-Orientales et dans le Haut Vallespir. Cernée de remparts, sa vieille ville médiévale aux ruelles pavées de galets est dominée par le fort Lagarde. Ce dernier fut bâti par Vauban au XVIIe siècle afin de contrôler la nouvelle frontière du traité des Pyrénées.

1100 habitants ; altitude mini : 575 m, altitude maxi : 2693 m.

À partir du 27 janvier 1939, durant la Retirada, en deux semaines seulement, 100 000 réfugiés espagnols passent le col d’Ares, à Prats-de-Mollo. Pour accueillir ces réfugiés on construit quatre camps de concentration dans la vallée du Tech. Le 13 février 1939, la frontière est fermée, et gardée par les soldats nationalistes espagnols du général Franco. Quelque 35 000 réfugiés sont toujours dans les camps de Prats-de-Mollo.

Fin mars 1939, les camps de réfugiés de Prats-de-Mollo sont définitivement fermés. En octobre 1940, un aiguat (phénomène de pluies extrêmes – terme catalan entré désormais dans le vocabulaire des météorologues français) continu de quatre jours, provoquant une crue du Tech, dévasta une partie de Prats et de la vallée, emportant le pont d’Espagne dit Pont de la Calç (chaux) ainsi que plusieurs établissements. Cette catastrophe, qui détruisit une grande partie du paysage, réorienta l’économie locale vers le tourisme et le thermalisme.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Prats-de-Mollo fut l’une des nombreuses bases pour les filières d’évasion vers l’Espagne.

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Céret est une commune d’environ 7 600 habitants dans le Sud de la France. C’est une des sous-préfectures du département des Pyrénées-Orientales.  Connue pour son musée d’art moderne, ses cerises et sa tradition tauromachique, la ville dont les premières mentions remontent à 814 fut un lieu de négociation du traité des Pyrénées (1659).

La ville est située dans le Vallespir, dans la vallée du Tech qui borde la ville. Elle s’appuie sur le versant nord des Pyrénées, est dominée au sud par le pic de Garces et Fontfrède et est frontalière de l’Espagne au sud. La Méditerranée est située à 24 km à l’est (vers Argelès-sur-Mer) et le massif du Canigou à 20 km à l’ouest. La principale ville environnante est Perpignan au nord-est.

L’altitude de la commune varie entre 107 et 1 440 mètres. Le point le plus bas se trouve au niveau du Tech et le point culminant au niveau du Roc de France. La mairie de Céret se trouve à une altitude de 154 mètres. Le pic et le col de Fontfrède dominent la ville. Ce col fut un des hauts lieux de passages entre la France occupée et l’Espagne. Une stèle dite « des évadés » y est dressée.

Le 2 février 1753, le Conseil Municipal de la ville de Céret délibère pour solliciter la construction d’un canal destiné à l’arrosage d’une partie du territoire. Ce projet est important car il intéresse cinq communes du Vallespir : Amélie-les-Bains, Reynès, Céret, Saint-Jean-Pla-de-Corts et Maureillas.

Il faudra attendre 1866  pour que soit construit le canal d’arrosage. En effet, à cette date,  un syndicat de 8 exploitants finance le canal.

Ce canal permet d’irriguer les cultures. L’eau du Tech est détournée largement en amont de la ville et le canal suit les courbes de niveau. Ainsi, Céret se trouve à la fois en contrebas du point de captation et du canal et peut être irrigué.

Le canal mesure environ 14 km de long et arrose 1400 hectares de terrains. Il fut complété par un réseau secondaire permettant d’amener l’eau dans les jardins de Céret. En reconnaissance du syndicat d’exploitants, la ville de Céret inaugure le 30 mars 1937, un monument commémoratif, œuvre du sculpteur Gustave Violet.

Le musée d’Art moderne de Céret est le principal musée d’art des Pyrénées-Orientales. Il a été créé par Pierre Brune et Frank Burty Haviland en 1950 et a acquis ces vingt dernières années une dimension internationale. Il est devenu, depuis le 1er janvier 2005, établissement public de coopération culturelle, géré par la ville de Céret, le conseil général des Pyrénées-Orientales et la région Languedoc-Roussillon. Il est devenu, en 2008, le 2e musée de France, pour les villes de moins de vingt mille habitants, le 41e au niveau national.

C’est en janvier 1910 que le peintre Frank Burty Haviland, le sculpteur catalan Manolo Hugué, et le compositeur Déodat de Séverac décident de s’installer à Céret. Ils convient très vite leurs amis de Montmartre, de 1911 à 1913, en pleine période cubiste. Pablo Picasso, Georges Braque, Auguste Herbin, Max Jacob, Juan Gris, Jean Marchand y séjournent ainsi.

Durant l’été 1953, Pablo Picasso rend visite à Pierre Brune ; à cette occasion, il offre au musée la série des coupelles sur la tauromachie. Le parti communiste organise une fête à son honneur à l’issue de laquelle l’artiste dessine la Sardane de la Paix au Grand Café. Auparavant, lors d’un repas à Fontfreda, sur les hauteurs de la ville, Picasso revoit sa terre natale où il a juré de ne plus remettre les pieds jusqu’à ce que soit balayé le régime franquiste. Là, il élabore le projet d’un Temple de la Paix, qui, malheureusement, n’aboutira pas.

En 1965, Salvador Dalí arrive en calèche et en fanfare, derrière lui le conseil municipal, les pompiers, une banda et une cobla. Sur le parcours, la foule est immense. Après un discours, place Picasso, sous un rhinocéros de carton où il annonce son mariage avec Gala, tout le monde se dirige vers le souterrain du syndicat d’initiative où se déroule la cérémonie de résurrection, dans un décor de coccinelles et de papillons géants qui entourent un squelette de deux mètres de haut dont le bras articulé offre une rose au maître et le thorax s’ouvre pour laisser passer une petite fille s’appelant Laure Petrasch, nommée par Dali lui-même sa résurrection munie d’un bouquet de fleurs. En fin de journée, le maître et sa suite regagnent Perpignan en wagon à marchandises.

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Le site de Serralongue (Serra longa la « longue montagne ») est occupé dès le Xe siècle par un château. Ce château est la possession d’une puissante famille seigneuriale, celle des seigneurs de Corsavy. Au cours du XIIIe siècle, cette famille se divise et l’un des rameaux, installé à Serralongue, en prend le nom. Le château de Serralongue voit lui son nom devenir Cabrenç, mais le nom du village et de la famille reste Serralongue. La famille de Serralongue se distingue lors de la croisade d’Aragon en 1284 en prenant le parti de Pierre III d’Aragon contre Philippe III de France et Jacques II de Majorque. Ce dernier, suzerain légitime de Serralongue, tente en vain de réduire la forteresse au cours des dernières années du XIIIe siècle. La seigneurie de Serralongue-Cabrenç passe au XIVe siècle à la famille de Rocabertí, puis change encore de mains au cours de l’époque moderne. Son dernier possesseur avant la révolution de 1789 est Abdon-Sennen de Ros. À cette époque, le château de Cabrenç est déjà abandonné depuis longtemps et Serralongue n’est qu’un petit village de montagne.

L’église Sainte-Marie (romane) a été construite aux XIe et XIIe siècles. Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 13 décembre 1948.

Un conjurador est un petit édifice destiné à conjurer le mauvais sort, spécifiquement les mauvaises conditions climatiques pouvant entraîner la destruction des récoltes. Les conjuradors sont courants dans les anciens villages du Piémont pyrénéen et des Pyrénées, particulièrement en Aragon1. À Serralongue, dans les Pyrénées-Orientales, le conjurador est édifié au sommet de la colline dominant le village, légèrement au nord-est. Le conjurador de Serralongue est un édifice de plan carré, de 3 m de côté, surmonté d’un toit pyramidal recouvert de lauzes et terminé par une croix. Il est ouvert sur une de ses faces et pourvu de larges ouvertures en arcades sur les autres. Chaque ouverture est surmontée de la statue d’un Évangéliste, placée dans une niche.

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Arles-sur-Tech est une commune du département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie. Cette petite ville ancienne, bâtie autour d’une abbaye bénédictine fondée au VIIIe siècle, a connu une certaine activité industrielle (exploitation de mines de fer de Batère, usine de tissages catalans, scieries, biscuiteries).

Aujourd’hui on ne compte plus que 2700 Arlésiens. Altitude maxi : 1302 m, altitude mini : 326 m.

Le vrai centre d’Arles se trouvait initialement aux Bains d’Arles (Amélie-les-Bains de nos jours). Arles-sur-Tech est alors citée en 934 après que les moines eurent déménagé pour y construire leur nouveau monastère.

À la suite de la destruction de la première abbaye par les Normands (vers 858-868) et malgré plusieurs tentatives de reconstruction, les moines finissent par quitter le site des thermes romains (aujourd’hui Amélie-les-Bains) à l’initiative de Suniefred (abbé de 880 à 891) pour le site actuel d’Arles, sur les bords du Tech. On trouve mention du nouveau monastère dédié à Sainte Marie dès 934.

L’abbaye Sainte-Marie (monument historique Classé MH (1862)) : fondée à la fin du VIIIe siècle, les murs actuels de cet ensemble monastique remontent pour les plus anciens à la fin du IXe siècle dont subsistent l’église, le plus vieux cloître gothique des Pyrénées-Orientales (XIIIe siècle) et le logis abbatial ;

L’église Saint-Étienne : église consacrée une première fois en 993 et dont il ne subsiste qu’une partie de la nef englobée dans des constructions récentes (non visitable) ;

L’église Saint-Sauveur ( Inscrit MH (1943)) : église mentionnée dès 1159, la tour-clocher en est l’élément le plus remarquable.

Charles Trenet (1913-2001) : venait à Arles-sur-Tech régulièrement, son père ayant été maire de la commune, nommé par le gouvernement de Vichy, de 1941 à 1942 ;

Guilhem Guirado (1986-) : joueur de rugby à XV formé à Arles-sur-Tech.

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Tout le monde a suivi, un jour, une voiture qui portait l’autocollant représentant un âne. En voici l’histoire. À l’origine l’âne catalan est une sous-espèce de Equus asinus somaliensis, l’ancêtre de tous les ânes du Proche-Orient et plus tard d’Europe. Il y avait autrefois jusqu’à 50 000 ânes catalans, mais il n’en reste aujourd’hui qu’environ 500, dont 100 en dehors de la Catalogne. Les catalanistes revendiquent le « ruc català » en tant que symbole catalan, en opposition au taureau, symbole de l’Espagne. Certains le considèrent comme le vrai symbole de la Catalogne, d’autres trouvent que c’est une manière de ridiculiser le symbole espagnol.

Il est étroitement lié aux ânes marocains et aux zamorano-leonés.

La race semble être très ancienne : Pline l’Ancien constatait leurs présences dans la plaine de Vic, alors appelés « ausetans ». Elle est toutefois en danger d’extinction, son utilité en agriculture diminuant. Elle est l’ancêtre des ânes nord-américains, étant souvent mélangée à d’autres races pour en améliorer les caractéristiques physiques.

L’armée américaine en a encore importé 300 exemplaires qui ont formé la race connue comme Kentucky-catalan donkey.

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Coustouges est l’une des communes de France continentale les plus méridionales, la seconde après Lamanère. Le village est situé à 832 m d’altitude. Le village est frontalier avec l’Espagne.

Le nom de Coustouges provient du latin Custodia, qui désignait soit un poste de garde, soit une mission de surveillance. Un lieu-dit proche se nomme La Guarda. La position stratégique du village confirme cette étymologie.

Coustouges compte 103 coustougiens. Altitude mini : 411 m ; Altitude maxi : 1120 m. L’église Sainte-Marie est d’époque romane. Elle est en bon état de conservation malgré le fait que son portail a la particularité d’avoir été taillé dans la pierre tendre, et non dans le marbre comme celui de la plupart des édifices.

Plaque typique de Coustouges. On trouve dans le village plusieurs plaques bilingues aux noms fantaisistes indiquant les noms des rues et des places. Le hameau de Villeroge possède sa propre église, dédiée à Saint-Michel.

François Pinault (1936-) : homme d’affaires français, ayant acquis une maison à Coustouges en septembre 2004 ; Shakira (1977-) : la chanteuse colombienne possède une résidence à Villeroge.

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L’altitude de Saint-Laurent-de-Cerdans varie entre 382 et 1 305 mètres. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la situation frontalière du village en fait une zone d’échanges… illégaux. C’est grâce à la contrebande que vont se développer les industries de l’espadrille et du tissu, industries qui fleurirent jusqu’en 1950.

On compte 1125 Laurentins.  Particularité du village : fabrication de sandales. On peut visiter la fabrique de l’Union sandalière (société coopérative de production).

On peut visiter aussi le Musée d’art et traditions populaires avec une grande salle consacrée à l’industrie de l’espadrille (reconstitution d’une usine de 1929) et une salle consacrée à la « Retirada » (fuite des espagnols républicains en 1939).

Et l’Usine d’espadrille « Création Catalane ».

Sans oublier l’Usine « Les Toiles du Soleil ». Tissés sur des métiers anciens, les textiles catalans des Toiles du Soleil se vendent jusque dans les boutiques de luxe de Tokyo.

Deux films ont été tournés en partie à Saint-Laurent de Cerdans : 1959 : Le Bossu ; 1989 : La Fille des collines.

Au coeur des forêts du Roussillon, sur la frontière espagnole, le golf du Domaine de Falgos étend son parcours entre massif du Canigou et baie de Rosas. Au gré des swings et des putts, on débouche sur un panorama à couper le souffle, un monde enchanteur et inoubliable.191009-St Laurent de Cerdans (2)191013-St Laurent de Cerdans (4)

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Avril 2019 en Provence

Les Baux-de-Provence,  dans le département des Bouches-du-Rhône sont situés dans le massif des Alpilles; ils sont aujourd’hui principalement un site touristique avant d’être un lieu de vie. Ils sont un des plus beaux villages de France et accueillent plus d’un million et demi de visiteurs par an. 22 habitants vivent encore dans l’enceinte des Baux — la partie haute du village — et 450 habitants pour toute la commune.

En 1822, de la bauxite est découverte dans le secteur par le géologue Pierre Berthier. Le minerai est alors intensément exploité jusqu’à épuisement à la fin du XXe siècle. Le village reçoit également la visite de nombreux grands peintres dont Vincent Van Gogh, René Seyssaud et Pablo Picasso.

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Du 1er Mars 2019 au 5 janvier 2020, les Carrières de Lumières des Baux de Provence mettent à l’honneur la Nuit Etoilée de Vincent Van Gogh à travers une nouvelle exposition numérique immersive retraçant la vie intense de l’artiste hollandais qui peignit plus de 2000 tableaux dans les dix dernières années de sa vie.

Ce nouveau spectacle raconte en images et en musique les différentes étapes de la vie de l’artiste, ses séjours à Nuenen, Paris, Arles, ou encore Saint Rémy de Provence. L’exposition met en scène sur des parois de 15 mètres de haut l’immense production de Van Gogh et son évolution artistique au fil du temps et de ses voyages, des Mangeurs de pommes de terre (1885), aux Tournesols (1888) en passant par la Nuit étoilée (1889) et à La Chambre à coucher (1889). On y retrouve toute l’expression et la puissance du peintre, entre couleurs éclatantes de la Provence et nuances de sombres.

« L’exposition immersive évoque le monde intérieur à la fois démesuré, chaotique et poétique de Van Gogh et souligne un dialogue permanent entre l’ombre et la lumière ».DSC04229DSC04048

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Découvrons les richesses de Saint Rémy de Provence, petite ville du Parc Naturel Régional des Alpilles : culture, patrimoine et fêtes.

Dans la capitale provençale de l’art de vivre où est né Nostradamus, on ne peut passer à côté de la gastronomie, les produits du terroir, l’huile d’olive, les vins et vignobles, les hôtels et chambres d’hôtes de charme, l’artisanat, le marché Provençal, les artistes, les belles boutiques et galeries d’art, les balades et randonnées nature, les lieux peints par Van Gogh, le site archéologique romain Glanum, les traditions: un Noël en Provence, Transhumance, les festivals et 300 jours de soleil par an …

Saint-Rémy-de-Provence est la petite capitale des Alpilles. À la suite du décret du 30 janvier 2007, son territoire est classé au sein du Parc naturel régional des Alpilles. Ville touristique et vinicole, elle possède un important patrimoine bâti et naturel.

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Eyguières est située dans le département des Bouches-du-Rhône. Elle se situe sur le piémont sud du massif des Alpilles.

Le vin de pays des Alpilles est un vin de pays de zone, au nord des Bouches-du-Rhône qui a vocation à labelliser, après dégustation, les vins ne pouvant postuler à l’appellation d’origine. Jusqu’en 2000, il portait le nom de vin de pays de la Petite Crau. La production est d’environ 6 000 hectolitres par an. Son vignoble, installé sur un plateau caillouteux, est limité, au nord, par la Durance et au sud, par les Alpilles.

La commune produit de l’huile d’olive de la vallée des Baux-de-Provence est protégée par une appellation d’origine contrôlée (AOC) depuis un décret du 27 août 1997. Les variétés d’olives qui entrent dans son élaboration sont la salonenque, la beruguette, la grossane et la verdale des Bouches-du-Rhône.

La tour des Opies (point culminant des Alpilles). Il doit son nom à un monument construit sur le point le plus élevé de la chaîne des Opies. Il consiste en une tour carrée, à la manière des actuelles vigies qui se dressent au sommet de plusieurs massifs provençaux pour prévenir les risques d’incendie. On peut encore apercevoir les vestiges d’une ligne téléphonique qui reliait la tour au village d’Aureille.

Le castelas de Roquemartine et son église: Le château en ruine, appelé « castellas de Roquemartine » ou « château de la Reine Jeanne », date des XIIe et XIIIe siècles. Il appartenait à la famille d’Albe. D’aspect extérieur, il rappelle le château des Baux. Il se dresse au sommet de hautes falaises dénudées dont les pentes herbeuses sont fréquentés par des troupeaux de moutons. En contrebas du château se trouve l’église Saint-Sauveur, qui fut autrefois l’église paroissiale du bourg de Roquemartine et qui fut rattachée à la commune d’Eyguières en 1805. L’ensemble que constituent le château et l’église forme un paysage original perché sur un éperon qui domine la plaine de Roquemartine.
L’église Notre-Dame-de-Grâce du XVIIIe siècle. Elle obtient le statut de vicairie perpétuelle en 1632, mais nécessite alors de lourds travaux. C’est à partir de juin 1778 qu’est réalisé un agrandissement conséquent. Le 8 septembre 1783, l’édifice est consacré. La garde nationale y est cantonnée à partir de 1792.

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Saint-Cyr-sur-Mer située à la limite ouest du département du Var avec sa façade maritime aux Lecques, le port principal, est une station balnéaire et touristique. Elle est reconnue pour ses plages de sable fin et pour le musée de Tauroentum ;

La commune de Saint-Cyr-sur-Mer possède sur sa place Portalis une des quatre répliques exactes de la statue de la Liberté en France, en modèle réduit, dont la signature de Bartholdi sur le socle atteste de l’authenticité. Inaugurée à Saint-Cyr-sur-Mer en 1913, elle est offerte par Anatole Ducros, un grand propriétaire de Saint-Cyr-sur-Mer. Elle mesure 2,50 m soit la longueur de l’index de celle de New York, entièrement en fonte et recouverte d’une fine couche dorée.

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Sanary-sur-Mer – De nombreux artistes et écrivains venus de toute l’Europe s’étaient installés dans la région dont un groupe d’Anglais autour de Aldous Huxley. Quelques Allemands s’étaient joints à eux, attirés par le calme et la beauté des paysages, parmi eux Anne-Marie et Julius Meier-Graefe qui accueillirent les premiers réfugiés politiques du Reich attirés aussi par la présence à Sanary de Marta et Lion Feuchtwanger. Après 1933 et l’arrivée d’Hitler au pouvoir, c’est par dizaines que des intellectuels allemands vinrent se réfugier dans ce qui était alors un petit port de pêche endormi, où la vie était beaucoup moins chère qu’à Paris. Bertolt Brecht, Alfred Kantorowicz, Egon Erwin Kisch, Annette Kolb, Thomas Mann, Ludwig Marcuse, Joseph Roth, Franz Werfel, Kurt Wolff, Arnold Zweig, Wilhelm Herzog (proche de Heinrich Mann) s’y retrouvèrent.

Plaque commémorative au syndicat d’initiative.
« Si on vit dans l’exil, écrivait Hermann Kesten, le café devient à la fois la maison de famille, la patrie, l’église et le parlement, un désert et un lieu de pèlerinage, le berceau des illusions et le cimetière… Dans l’exil, le café est le seul lieu où la vie continue. »

Après la déclaration de guerre de 1939, le gouvernement français poussa l’absurdité jusqu’à faire interner certains d’entre eux dans des camps car on ne voulait voir en eux que des Allemands. On estime à environ 500 le nombre d’Allemands ou Autrichiens réfugiés dans le Var entre 1933 et 1942 dont la plupart résidaient dans les communes de Bandol, Sanary ou Le Lavandou. Lion Feuchtwanger fut l’un des premiers internés du camp des Milles près d’Aix-en-Provence, d’autres ont pu émigrer aux États-Unis ou en Suisse avant l’invasion de la zone libre, certains, rattrapés par les Allemands, n’ont pu échapper aux camps de concentration et à la mort.

Après la Libération, la petite ville, qui avait été surnommée « Sanary-les-Allemands », voulut tout oublier et ce n’est que dans les années 1990 que des touristes allemands et autrichiens vinrent retrouver des traces des grands artistes qui y avaient vécu. On a fini par dévoiler une plaque et aménager des itinéraires touristiques. Plusieurs maisons ou villas de Sanary témoignent de leur passage dans la ville.

Les Tuche : c’est à Sanary-sur-Mer que le film Les Tuche a été tourné, à la suite d’une interdiction de tournage à Monaco ; le décor de Monaco a été reproduit à Sanary-sur-Mer.

Personnalités liées à la commune:

François Coreil (1863-1945), ancien député du Var, décédé à Sanary-sur-Mer.
Jacques-Yves Cousteau : co-inventeur, avec Émile Gagnan, du scaphandre autonome moderne, possédait une villa à Sanary-sur-Mer (la Villa Baobab, de nos jours propriété de Jean-Michel Cousteau) dont il se servait comme pied-à-terre pendant l’occupation allemande de la Seconde Guerre mondiale, dans l’intention de cacher ses recherches à l’occupant allemand. Les essais en mer du scaphandre autonome, en juin 1943, ne furent pourtant pas pratiqués à Sanary mais à partir de la plage du Barry à Bandol, non loin de Sanary, où Philippe Tailliez possédait sa propre villa, la Villa Barry.
Frédéric Dumas habita depuis son enfance en face de la plage de Portissol. Pionnier d’abord de la chasse sous-marine en apnée et ensuite de la plongée en scaphandre autonome, grâce à sa rencontre avec les commandants Tailliez et Cousteau (trio que l’on surnomme « Les Trois Mousquemers »), Dumas fut l’inventeur de nombreux équipements de plongée sous-marine (fusils sous-marins, masque de plongée, sangle sous-cutale, colerette de sécurité etc.) et fut aussi le premier homme à atteindre 60 mètres de profondeur en scaphandre autonome (62 mètres lors d’une plongée en 1944).
Georges Galli (1902-1982), acteur, puis prêtre et curé de Sanary-sur-Mer dans les années 1960, donne son nom au théâtre de la ville.
Franz Hessel (1880-1941), écrivain, traducteur et lecteur de maison d’édition allemand, mort à Sanary-sur-Mer. Il est le père de Stéphane Hessel.
Charles Félix Pijeaud, né à Sanary-sur-Mer, lieutenant-colonel des Forces aériennes françaises libres, Compagnon de la Libération. Une rue porte son nom. Son épouse, résistante morte en déportation, est associée à son souvenir lors des commémorations.
Michel Pacha, surnom donné à Marius Michel (1819-1907), officier de marine, architecte et maire. Après avoir construit 110 phares sur les côtes ottomanes, il transforma Sanary en station balnéaire.
Marie-France Pisier (1944-2011), actrice, scénariste et réalisatrice française, repose au cimetière communal de la Guicharde.
Henri Tisot (1937-2011), acteur, imitateur et écrivain français.
Aldous Huxley (1894-1963), écrivain britannique plus particulièrement connu du grand public pour son roman Le Meilleur des mondes qu’il écrivit à Sanary en 1930
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Toulon, chef-lieu du département du Var et siège de sa préfecture. Troisième ville de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur derrière Marseille et Nice, elle abrite en outre le siège de la préfecture maritime de la Méditerranée. La commune est établie sur les bords de la mer Méditerranée, le long de la rade de Toulon. Ses habitants sont appelés les Toulonnais.

La ville de Toulon est située dans le Midi de la France, à mi-chemin entre Marseille, à l’Ouest, et Saint-Tropez, à l’Est. On la considère parfois comme la première ville à l’Ouest de la Côte d’Azur puisque dans le livre La Côte d’Azur de Stéphen Liégeard, Toulon est incluse comme Marseille dans le premier chapitre consacré à «Hyères et le Pays des Maures ».

Située entre mer et montagnes, capitale économique du Var, Toulon bénéficie de nombreux atouts naturels. La base navale (plus grand port militaire français), le commerce, les administrations (publiques ou privées), le tourisme et la recherche (pôle Mer PACA, Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (IFREMER), … sont l’essentiel de l’activité économique de la ville, qui partage avec Hyères un aéroport par lequel transitent environ 500 000 passagers par an.

Le port de commerce de Toulon est le premier port français pour la desserte de la Corse. En 2009, 1 152 054 passagers ont embarqué depuis le Var, ce qui représente près de 40 % du trafic Continent-Corse. Ce développement est lié à la présence, depuis 2001, de la compagnie maritime Corsica Ferries. De plus, Toulon est la ville française en Méditerranée qui connaît une des plus fortes progressions en termes d’accueil des croisières. Toulon a ainsi accueilli 85 000 passagers en 2007, 250 000 en 2010, pour atteindre 320 000 croisiéristes en 2011 ou encore 160 escales en 2015.

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Autour de Sanary-sur-Mer en janvier 2019

En ce premier mois de 2019, nous avons vadrouillé autour de Sanary. Ainsi on est allé au Cap Nègre à Six-Fours, sur le port de Sanary pour assister à ses fameux couchers de soleil, au Brusc (Six-Fours), à Bandol, au Pin Rolland (Saint-Mandrier), au port d’Hyères, à la plage de La Capte, à Saint-Mandrier, à la Collégiale Saint-Pierre de Six-Fours, aux Sablettes (La Seyne-sur-Mer).

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La Batterie du Cap Nègre est un ouvrage militaire de défense côtière. Sa position avantageuse entre la Baie de Sanary et la rade du Brusc, lui conférait un rôle essentiel dans la protection du littoral ouest-varois. Construite en 1846, sous Louis Philippe 1er, la batterie est devenue un lieu d’exposition et centre muséologique depuis 1999.

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En Janvier, le soleil se couche vers 17h00 sur le phare d’entrée de port de Sanary.DSC06810

Le Brusc est un hameau de la commune de Six-Fours-les-Plages dans le Var, à 15 kilomètres à l’ouest de Toulon, un petit village de pêcheurs et une station estivale. L’île du Gaou est située dans le prolongement du port du Brusc, face à l’île des Embiez. Ce petit paradis est accessible par une passerelle. Elle est très appréciée des habitants et des touristes qui aiment allez y faire un pique nique ou faire une partie de pétanque sous les pins. Ces fameux pins sculptés par le vent que l’on nomme pins anémomorphosés.
Petit coin sous les arbres, petites plages, grands espaces pour jouer au ballon, la presqu’ile est assez variée et par mauvais temps le Gaou a même une petite ressemblance avec la Bretagne, et ce n’est pas pour nous déplaire !

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L’exportation des vins locaux (en particulier) via le port de Bandol a donné son nom à l’AOC des vins de Bandol, qui sont l’une des raisons du renom de la commune. Le tourisme balnéaire (notamment au milieu du XXe siècle) est l’autre raison majeure de sa réputation.

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Sanary de bon matin

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PIN ROLLAND-MAREGAU : un quartier de la commune de Saint-Mandrier-sur-Mer (83430). Ce quartier abrite 2145 habitants qui ont une moyenne d’âge de 44 ans, vivent majoritairement en célibataire, et sont principalement propriétaires de leur logement. On y a une vue imprenable sur les rochers « Les Deux Frères » du Cap Sicié.

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Labellisé Pavillon Bleu chaque année depuis 1989, le Port d’Hyères, composé de 4 bassins, offre un cadre environnemental de qualité et protégé. C’est aussi la porte d’entrée Ouest du Sanctuaire Pelagos, pour la protection des mammifères marins sous l’égide du Parc National de Port-Cros.

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Depuis le village de la Capte jusqu’à la Bergerie, cette plage est idéale pour les familles de part sa faible profondeur. La Capte est un des 14 quartiers de Hyères.

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A 70 km de Marseille et face à Toulon, la presqu’île de Saint-Mandrier-sur-Mer Blottie autour de son port, a su préserver son patrimoine maritime.

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Collégiale Saint Pierre: Ce monument historique classé est situé à 210 mètres au sommet de la colline du Vieux six Fours.

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Une des plus belles plages de la région face aux rochers des Deux Frères. Elle est située au sud de la ville avant la presqu’ile de Saint-Mandrier dans le quartier touristique des Sablettes. Longue de plus d’un kilomètre cette plage de sable fin blanc est victime de son succès ! Les établissements et restaurants de plages sont nombreux et les activités de plage ne manquent pas en été : plongée sous-marine, planche à voile, kayak, voile légère… chalet des sports.

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Le Marché de Sanary, plus beau marché de France. Certes,il y a le grand marché le mercredi et on peut y passer des heures tellement il est grand (alimentaire, vestimentaire, etc) mais n’oublions pas que le marché alimentaire est là tous les matins 7j/7 .Quand nous sommes à Sanary, nous y allons chaque matin pour nos fruits, légumes, poisson… Suite à l’émission de TF 1 « le plus beau marché de France » , nous sommes allés à Sanary sur mer qui est une très jolie ville avec son port, ses ruelles pittoresques avec de nombreuses boutiques et surtout avec son immense marché très varié.

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Le caractère breton

Depuis le temps que je photographie des Bretons en situation, je me suis dit qu’il serait bon de savoir pourquoi les personnages de cette région atypique me fascinent tant, par leurs attitudes, leurs comportements, leur façon d’être et leurs mœurs. Ce terme ‘mœurs » peut sembler exagéré, en fait je veux parler de tempérament, du caractère (sacré) de la gente bretonne. Je propose dans cet article d’aborder quelques aspects de la personnalité particulière du Breton.

« Rien n’est plus complexe que le caractère breton, ce prodigieux mélange de ténacité et d’indécision, d’énergie et d’inertie, de rusticité et de délicatesse, de matérialisme et d’idéalisme, de violence imprévue et de maitrise de soi-même, la simplicité du raisonnement unie à l’intelligence la plus souple et à l’imagination la plus vive. »

Georges Dottin Université de Rennes 6 novembre 1902

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« Le Breton est têtu. Sinon pourquoi dirions-nous d’un Breton : << Il est têtu comme un Breton >> ? Alexandre Vialatte, le plus grand écrivain français, avant Dutour et Poulidor, disait que << Le loup est appelé ainsi à cause de ses grandes dents. >> De la même façon, le Breton est appelé ainsi parce qu’il est têtu. Je n’en démordrai pas. On a pu prouver scientifiquement que le breton était têtu. Les travaux des plus éminent chercheurs du CNRS ont démontré théoriquement que le Breton trempé est encore plus résistant aux fortes pressions que l’acier trempé. Pour passer de la théorie à la pratique, il suffirait de porter un Breton à ébullition. Mais jusqu’à ce jour aucun Breton contacté pour aider la science dans ce domaine n’a voulu prêter son concours. Donc le Breton est têtu. Par sa faute, la recherche française marque le pas. Et c’est navrant, quand on songe que les Américains, dans leurs laboratoires d’Atlanta, nous ont une fois de plus rattrapés, puisqu’ils ont d’ores et déjà réussi à démontrer que les nègres étaient solubles dans l’acide sulfurique. »
Pierre Desproges, Manuel de savoir-vivre à l’usage des rustres et des mal-polis.

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Large bras de granit dont la pointe en trident se dresse entre la Manche et l’Atlantique… Avec la Bretagne s’achève l’Europe occidentale. De ses falaises escarpées à ses forêts épaisses en passant par ses landes sauvages et ses villes marquées par les traditions, la diversité de son territoire fait la richesse de la région.
Avec 100 000 habitants supplémentaires en 5 ans, la population bretonne ne cesse d’augmenter. En 2018, la Bretagne se plaçait parmi les régions françaises de métropole à la croissance la plus dynamique avec 3 300 000habitants. On prévoit que cet accroissement se poursuive, si bien qu’à l’horizon 2030, la région pourrait compter 3,6 millions résidents. Cette envolée démographique, essentiellement liée aux migrations d’actifs de plus de 30 ans mais aussi à un retour important de retraités dans leur région natale, s’accompagne cependant d’un solde naturel modeste.
La population bretonne est répartie de manière plus homogène qu’au niveau national : 71,5 % des Bretons résident dans les villes et leur périphérie (la moyenne française est de 82 %). La plupart habite dans des communes de 1000 à 5000 habitants. La densité de population est équivalente à la moyenne nationale (114 habitants au km2) mais le territoire breton est original par son absence de zone très faiblement peuplée. Les habitants sont répartis entre les départements d’Ille-et-Vilaine (31,1 % avec 1 millions d’habitants), du Finistère (27,8% avec 910 000 hab.), du Morbihan (22,6% avec 750 000 hab.) et des Côtes d’Armor (18,9% avec Côtes d’Armor).

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Le tempérament breton, c’est ne pas faire quelque chose qui ne plaît pas juste parce que c’est à la mode ou pour frimer et donc faire ce qui plaît en dépit du qu’en dira-t-on. Du coup on peut paraître têtu, obstiné, champion des causes perdues, pas intéressé par l’argent, humble, discret, froid, par le seul fait qu’on ne gère pas sa vie en fonction des autres mais en fonction de ses désirs à soi.
Il y a en Bretagne un désir de partage vers l’autre que l’on ne retrouve pas en Corse, en Gironde, en Provence, en Normandie ou en Alsace. Et il n’y a pas cette fierté un peu ostentatoire de montrer sa culture que j’ai ressenti au Pays basque. Les bretons sont courageux.
On est Breton quand on quitte la Bretagne. Car quand on est à l’intérieur de la Bretagne, on est de Vannes, de Brest, de Rennes, de Saint-Malo, de Saint-Brieuc ou de Lorient. Mais quand on sort de la Bretagne, on est Breton ! Les bretons ne sont pas snobs (sauf à Saint-Malo et encore plus à Dinard). Râleurs? Sûrement un peu car le tempérament est bien trempé.
Quand on bouge beaucoup en France et partout on trouve « naturellement » des Bretons, c’est avec eux que même sans le savoir au préalable, ça se passe le mieux. Il y a aussi les gens du Nord qui sont extras.

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C’est bien connu, les Bretons ont la tête dure mais ce cliché est encore plus tenace que la tête des Bretons… Et il ne date pas d’hier. Flaubert résumait déjà les choses en parlant des Bretons qui sont des « braves gens, mais entêtés »… C’est pas franchement valorisant…
On le sait, les Bretons sont têtus. De vraies têtes de lard, quand ils s’y mettent. Mais cette particularité a développé chez eux le goût de se surpasser, la volonté d’entreprendre et d’affronter de nouveaux défis sans reculer.

Lors que l’on compare les défis et les actions de solidarité dont sont capables nombre de Français et parmi les territoires les plus entreprenants, c’est sur toute la façade Atlantique qu’on recense les régions les plus entreprenantes, peut-être justement parce qu’elles se trouvent en bordure de mer, propice aux défis et à l’aventure. La Bretagne est en tête des régions pour ce goût d’entreprendre et d’affronter de nouveaux défis, devant les Pays-de-la-Loire et la Nouvelle-Aquitaine.
La capacité des Bretons à partir à l’aventure (l’Histoire, comme les grandes compétitions de voile en témoignent) et dans des déclinaisons plus professionnelles, à entreprendre sans trop de complexe. Leclerc, Pinault, Bolloré… La Bretagne ne manque pas d’entrepreneurs qui ont marqué leur époque. Même là où on ne les attend pas, comme ces paysans du Léon décidant de partir à l’assaut des flots pour créer la Brittany Ferries, aujourd’hui la plus grande compagnie française de transports de passagers.
On vient confirmer d’autres aptitudes des Bretons, notamment leur générosité envers les associations. La Bretagne arrive en seconde position derrière la nouvelle région Grand-Est.

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Les Bretons sont un peu méfiants au premier abord. Ils n’aiment pas les critiques. Quand vous avez amadoué un Breton c’est pour la vie. Ils sont généreux et donnent ce qu’ils ont. Toujours partants pour faire la fête, ils ouvrent toutes grandes leurs portes.
Les Bretons sont chaleureux, mais pas au premier abord, il faut gagner leur confiance et lorsque celle-ci est acquise alors… Ils sont fiers de leurs terres et heureux de partager leur culture. C’est une mentalité qui rend optimistes les gens qui ont envie de s’installer en Bretagne.
Il n’y a que 2 points négatifs en Bretagne: le temps, tout le monde ne s’y adapte pas, et le prix de l’immobilier.
Pour ce qui est des contacts humains, les Bretons sont souvent un peu froids avec les nouveaux arrivants. Il faut donc du temps et de la persévérance pour se faire accepter. Il faut se préparer à être « les Lorrains ou les Parisiens ou les Marseillais ou les Chtis » pendant un bon moment. Après si vous savez y mettre du vôtre, si vous aimez cette terre et prenez petit à petit le mauvais caractère des Bretons, alors pas besoin d’avoir du sang de chez nous, vous serez Bretons! Il suffit seulement d’aimer cette terre pour lui appartenir.
Concernant le climat, on a l’impression qu’il y a quand même une certaine proportion d’idées reçues, dans l’image du temps en Bretagne. Ce qui attire dans le climat breton, c’est la tempérance du climat océanique ; Par exemple en Lorraine, il faut très chaud en été et très froid en hiver, alors qu’en Bretagne, on est moins dans ces excès.

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Le 4 aout 1532 était signé le traité rattachant la Bretagne à la France. Donc, vous qui n’êtes pas Breton, si vous n’avez pas besoin de visa pour aller tremper vos pieds à St Malo ou pour aller voir les menhirs de Carnac, c’est grâce à la visite de François Ier à Vannes en ce jour historique.

Ceci dit, vous n’êtes pas en terres conquises pour autant, le Breton est susceptible. Sympa, mais sous la casquette de marin, ça bout. Alors allez profiter cette région, mais ménagez la susceptibilité des locaux.
Éviter de dire à un Breton :
1. Au fond les Celtes, c’est une secte non ?
2. C’est mignon votre langue, mais vous arrivez vraiment à vous comprendre entre vous ?
3. Ça vous fait quoi d’être un peu anglais ?
4. C’est vrai qu’il y a plus de jours de soleil dans le Nord de la Norvège qu’en Bretagne ?
5. Juste pour comprendre, ça sert à quoi d’avoir la mer si on peut pas se baigner ?
6. Alors ce record d’alcoolémie français, on travaille dur pour le conserver ?
7. Si on fait des recherches, on devrait trouver que vous avez des origines corses non ?
8. C’est vrai que les premiers mots que dit un bébé chez vous c’est « parapluie » et « dépression » ?
9. J’ai pas vu beaucoup de petites filles qui s’appellent Erika, c’est normal ?
10. Le meilleur film jamais fait sur la culture bretonne, c’est Pouic Pouic non ?
11. Pas mal votre cidre… c’est la recette normande, non?
12. Vous connaissez le Mont St Michel? c’est vraiment chouette comme coin…

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Une Brestoise : « Je ressemble à la plupart des Bretons, j’aime nos paysages, l’air marin, la gastronomie, la culture celtique de notre région, les légendes, etc. Les Bretons aiment la musique traditionnelle et beaucoup de personnes adorent quand elle est mêlée avec des différents sons modernes, exemple le groupe Matmata qui y rajoute du rock. Je suis fière de la mentalité des gens qui sont dans l’ensemble très modernes et ouverts sur le monde contrairement à ce que disent nos détracteurs.
Il faut avouer qu’il y a quelques imbéciles extrêmement orgueilleux de leurs racines bretonnes, voir à la limite du sectarisme, le genre de personne qui milite parfois pour l’indépendance de la Bretagne ; ils se disent Bretons et non Français, pourtant une écrasante majorité des Bretons a voté pour rentrer dans l’Union européenne. Les gens sont très chaleureux du moment que les personnes sont respectueuses, évitez surtout de dire que les Bretons boivent trop ou qu’il fait souvent mauvais en Bretagne, c’est faux et ça nous exaspère. J’aime la mentalité des gens de ma région car ils sont plutôt ouverts d’esprit. Les gens sont peu racistes même si on est très choqué par toutes ces femmes voilées dans nos villes car les Bretons sont très attachés aux libertés des femmes, d’ailleurs les hommes sont moins machos qu’ailleurs. Sinon on est de bons vivants ! »
Quelques noms de sites et de produits bretons : Bretagne terre de légendes. Le Roi Arthur, Merlin l’Enchanteur, le chouchenn, les crêpes (les meilleures sont à Gourin), les fest noz à gogo ou tu ne risques pas de t’ennuyer. Les Bigouden et leurs coiffes, les paysages superbes de la Pointe du Raz, l’île de Sein, les côtes sauvages, du côté de Douarnenez, Audierne et Beuzec ; un retour aux sources face aux éléments déchainés. Si tu aimes le surf, la Baie des Trépassés ou la Pointe de la Torche s’imposent.

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Un proverbe est une formule langagière de portée générale contenant une morale, une expression de sagesse populaire ou une vérité d’expérience que l’on juge utile de rappeler.
Pour le cadre, l’empreinte maritime et agricole de notre région – la Bretagne – est mise à l’honneur avec ces quelques proverbes bretons.
1 – « Il est plus facile de plier un jeune plan, que de redresser un arbre. »
2 – « Qui voit Ouessant voit son sang, qui voit Sein voit sa fin »
3 – « Cent pays, cent modes ; cent paroisses, cent églises. »
4 – « Cent pays, cent usages. »
5 – « Chien échaudé a peur de l’eau tiède. »
6 – « Dieu ne regarde pas à la condition. »
7 – « Les vieilles coutumes sont les bonnes coutumes. »
8 – « Une seule foi, une seule langue, un seul cœur. »
9 – « Après le rire les pleurs, après les jeux les douleurs. »
10 – « Le bon maître fait le bon serviteur. »
11 – « Cent entendus ne valent pas un vu. »
12 – « Si tu prends le monde comme il vient, il te prendra doucement. »
13 – « Qu’il soit noir, qu’il soit blanc, chaque chèvre aime son chevreau. »
14 – « Pour être ridée, une bonne pomme ne perd pas sa bonne odeur. »
15 – « Il est plus décent d’avoir un grand nez que deux petits. »
16 – « Faute de froment, les alouettes font leur nid dans le seigle. »
17 – « Les larmes qui coulent sont amères, mais plus amères celles qui ne coulent pas. »
18 – « Quand les mouettes ont pied, il est temps de virer. »
19 – « Un bateau n’est pas plus grand ou plus petit, selon qu’il se trouve au creux ou au sommet de la vague. »
20 – « Courtes prières pénètrent les cieux. »
…/…

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