Compostelle 2007 – les rencontres (Suite)

Compostelle 2007 – les rencontres (suite)
17- Michel et son ami François: Prêtre du 20ème Art de Paris et le chimiste en retraite. Il nous a lu l’Evangile un matin en lieu et place de Jean-Louis, il disait la messe chaque soir. Le père de Michel était ingénieur d’armement, pionnier en acoustique sous-marine, ce qui a rapproché Michel de notre ingénieur Henri. Cela a réconforté Henri qui avait parcouru trois ou quatre ou cinq kilomètres de plus que tout le monde après une erreur de navigation en solitaire……
18- Eric & Linda: jeune couple de Hollandais, très cordiaux.
19- Eric & sa maman: Eric a 42 ans, il a fait

avec Jacques à NAVARENX

Retrouvailles au Gîte CHARBEL

une encéphalite quand il a reçu le vaccin contre la variole étant tout jeune. Nous avons échangé quelques minutes, ils étaient partis du PUY et souhaitaient aller jusqu’à Santiago, selon le moral de Eric. Nous avons été admiratif devant le courage de cette maman qui a entraîné son fils dans cette aventure exceptionnelle pour lui. Elle nous disait sentir son fils heureux de faire le Chemin de Saint-Jacques car il rencontrait des gens avec lesquels il parlait un peu. Ils ont arrêté deux jours après notre rencontre.
20 – Amélie, Geneviève et Monique: trois toulousaines, jeunes retraitées de la Caisse d’Assurance Maladie de la Haute Garonne. Enjouées, elles marchaient relativement lentement mais efficacement avec les problèmes de pieds traditionnels des marcheurs.
21 – Sophie: hôtesse du gîte de Ostabat, landaise arrivée dans ce village basque depuis moins de six mois, son enthousiasme est intact et sa serviabilité également.
22 – Madame Barneix: nous a accueillis avec chaleur à la ferme gîte de Aroue. Ses fils l’aident notamment pour le repas du soir. Veuve dès que son mari a été en retraite il y a six ans, elle ne se sent plus les forces pour continuer à accueillir les pèlerins de Compostelle. Quel dommage!
23 – Chistiane, Yves et Jean-Pierre: de la région bordelaise. Christiane, pas toute jeune fait preuve d’un dynamisme remarquable, ces trois pèlerins sont habitués à marcher ensemble, faisant partie d’un groupe de marche dans leur contrée. Nous avons eu des contacts fréquents toujours fort sympathiques.
24 – Odile: l’enseignante des Deux-Sèvres, toute jeune retraitée, excellente marcheuse malgré sa faible expérience des longues randonnées. De ses amis l’ont  accompagnée pour franchir le Col de Roncevaux à sa première étape.
25 – Deux Coréennes: parmi les nombreuses Coréennes qui parcourent le Camino Francès. L’une d’elle est directrice d’école et l’autre designer. Elle n’étaient pas à l’aise pour marcher mais ont persisté et suivaient l’allure malgré tout.
26 – Un couple de Hollandais: moins jeunes que Linda et Eric (Cf 18). La dame astucieusement équipée d’un harnais tirait son sac à dos derrière elle. Système à développer pour Jean-Paul qui ne peut porter de charge trop élevée et qui veut faire le Chemin avec nous, dès le mois d’avril prochain pour les 580 derniers kilomètres jusqu’à Santiago.
27 – Delphine: Jeune infirmière orléanaise. Après une quinzaine d’années de missions à Lourdes, elle est venue voir à quoi ressemblait le Pèlerinage de Compostelle. Pas déçue, elle a gardé sa bonne humeur et son sourire quasiment tout le temps, l’exception nous a été épargnée puisque sa contrariété était le jour de sa première étape, la montée de Saint-Jean-Pied-de-Port à Roncevaux; Eviter de commencer son Chemin par cette étape!
28 – Deux jeunes filles: l’une polonaise et l’autre américaine. Binôme de circonstance rencontré à Zubiri, étape non programmée initialement. Il a fallu s’y arrêter car ce qui était prévu à Larrasoana était fermé pour cause de fête locale. C’était noté sur le MiamMiam-Dodo de 2007, le mien était de 2006 pourtant j’avais comandé par internet la dernière version!!! Aléas des commandes à distance qui font que l’Aventure existe encore de nos jours….. ZUBIRI = halte à éviter, nous étions 50 à dormir dans un trinquet sur des matelas plutôt crasseux!
29 – L’illuminé de Cahors: En juin 2006, au terme de mon premier tronçon, j’avais remarqué cet étrange pèlerin (accoutrement, comportement, attitudes, etc.) lors de la messe des pèlerins. En mai 2007, au départ de mon second tronçon, il était là encore. Nous l’avons croisé entre Zubiri et Roncevaux, il rentrait de Saint Jacques. Appaamment, il passe son temps à faire le Chemin de Compostelle dans les deux sens. Il était seul.
30 – Jean, le Québèquois: personnage impressionnant par la qualité de son âme aux réflexions profondes: « Cheminer seul pemet d’être plus en intimité avec le Père! ». « Les Hommes ne savent pas écouter le Père, qui nous répond toujours quelle que soit notre interpellation: supplique, simple prière, modeste pensée avec une question, etc. Il faut savoir attendre ses réponses! » Sa tendinite au genou le gênait beaucoup, il est arrivé à Saint-Jacques 26 jours après l’avoir quitté. Je lui avais confié mes bâtons téléscopiques avec amortisseurs, ils lui ont été très utiles, dixit son courrier électronique reçu la semaine dernière.
31 – Bernard & Antoinette: (67 & 60 ans) de la région dijonnaise. Ancien agent du centre de recherches nucléaires de sa ville et ancienne patronne de restaurant, leur affection réciproque était attendrissante. Ont été particulièrement charmants avec nous, ils avaient beaucoup d’estime pour Delphine.
32 – Ricardo: Chilien vivant en Suède depuis 22 ans. Artiste peintre d’art sacré,  pieux et très sensible, doit parfois faire des petits boulots pour survivre de son art.  Ne fait pas son âge (54 ans).
33 – Anne-Sophie & Violaine: jeunes cyclistes de Tournai (Belgique) qui parcourent 70 km/jour. Leur dynamisme et leur humour communicatif nous ont enthousiasmés. Jean-Louis a donné à Violaine sa pommade pour bébé car trop d’heures de selle ont provoqué des échauffements aux fesses…
34 – Jean, le Basque: Son épouse est partie en vacances aux Canaries en octobre 2006, elle n’est jamais revenue et il n’a plus de traces d’elle… il a pensé que cheminer sur le Camino Francès l’aiderait à surmonter son Zahir (cf: Paulo Coelho)!
35 – Françoise, la Dannoise: avec une forte tendinite au genou, comme Jean le Québèquois. Je lui ai donné mes médicaments (comprimés de Paracétamol et pommade de Voltarène) et Delphine lui a donné son bâton, celui auquel elle tenait particulièrement car elle avait appris à marcher longuement avec ce bâton qu’elle avait trouvé quelques mois avant son Chemin.
36 –  et beaucoup d’autres comme cette Suédoise, la cinquantaine, récemment veuve, ou cette Australienne qui a du abandonner dès la première étape terrassée par une trop forte tendinite, elle s’est transformée en hospitalière à Logrono, ou encore cet original charmant Londonnien, Raphaël, grand randonneur aux multiples périples prestigieux, et puis ce jeune charpentier Français qui a rencontré sur le Camino un Canadien qui l’embauche pour replanter une forêt dans son immense Pays Acadien… etc… Je demande pardon à ceux que j’oublie, je pense à cet Allemand qui nous a offert spontanément l’apéritif, le vin local à Ventosa, nous permettant de passer un chaleureux moment. Je constate une moyenne de deux rencontres significatives par jour.

 

Si vous avez le courage de lire toutes mes rubriques, je vous donne rendez-vous dans deux ou trois jours où je citerai les enseignements tirés de mon expérience.

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A propos gebete29

golfeur, photographe, randonneur et tireur à la poudre noire, retraité qui sintéresse à l'Histoire de la Bretagne
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