sur le Camino portugues en mai et juin 2011

En couchant « sur le papier » tous mes souvenirs de mon Camino portugues de mai-juin 2011, je me suis demandé pourquoi je fais preuve d’un tel enthousiasme. Je crois que la part d’imprévu qui a jalonné notre périple a été très importante et il faut le dire, inhabituelle, jamais rencontrée à ce point sur les pèlerinages effectués en 2006, en 2007, en 2008 et en 2009. Ce fut très excitant et cela nous a comblés, Jean-Paul et moi, sans doute parce que ce devait être de telles incertitudes qu’on appelle aventure que nous cherchions, sans savoir que nous étions en quête précisément de ce type de cheminement.
J’avais l’habitude de ponctuer mes heures de recueillement, de méditation et de prières par :
« Hier est l’histoire, demain est un mystère ! Aujourd’hui est un cadeau ! »
Nous avons été surpris par la grande affluence de pèlerins sur les dernières étapes. On nous a expliqué qu’au Portugal et surtout en Espagne, la Compostella qui atteste que vous avez fait le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle constitue un « diplôme » au moins aussi important que le baccalauréat. Il est donc de bon ton de le faire figurer sur le CV que vous adressez aux recruteurs, friands de recruter des pèlerins de Compostelle. Apparemment, pour les chefs d’entreprises espagnols, le fait d’avoir fait le fameux pèlerinage est une marque de dignité et de courage, gages de loyauté envers l’employeur. Donc les plus jeunes Espagnols et Portugais qui font le Chemin (derniers 100 km pour les piétons et 200 derniers kilomètres pour les cyclistes) n’ont peut-être pas la même motivation que nous.
mon ami de Plouarzel évoque le SOUFFLE. Je ne comprenais pas bien ce que cela pouvait signifier quand il nous en a parlé à Rennes, le jour du départ. Je peux vous dire que j’ai compris. Il a commencé à se manifester deux heures avant d’embarquer dans le bus d’Eurolines à Rennes. Nous avions pris un pied de pilote, pour un départ annoncé à 20h30, Nicole, mon épouse, nous a déposés à la gare de Rennes vers 17h30. Au moment de se quitter, ne voit-elle pas Henri, un grand ami que je n’ai pas revu depuis trois mois ? Ce fut un moment précieux, car nous ne savions pas que nous allions nous rencontrer à ce moment particulier de notre aventure. Henri m’a accompagné à plusieurs reprises lors de mes premières randonnées d’entraînement dans le Finistère, en 2006 et 2007. C’est un grand sage, il est mon guide sur le chemin de la recherche de mon moi et des réponses aux questions qu’il faut se poser quant au mystère et au miracle de notre venue sur Terre.
N’est-ce pas un signe ?
Autre signe qui nous a interpelés, encore une fois juste avant le départ effectif : Arrivés à FARO, nous étions attendus par les parents d’André qui est restaurateur à l’Hôpital-Camfrout et qui a prévenu ses parents, que nous ne connaissions pas, de notre mise en place à Faro. Ils habitent Loulé, très belle ville à 15 km de Faro. Ils nous ont accueillis très chaleureusement, ce qui était particulièrement réconfortant après 26 heures de bus. Ce fut certainement l’idéal pour nous mettre en selle…
Ainsi donc, au cours des 24 heures qui ont précédé le départ pour un périple qui nous effrayait, nous avons connu des moments de préparation optimale. On ne pouvait rêver meilleure mise en condition finale. Est-ce un hasard ? C’était de l’imprévu, déjà !
J’avoue que nous avions le trac avant d’entamer l’aventure portugaise, aussi prononcé que la veille du départ pour notre premier Camino. On sait que ce genre de défi n’est jamais gagné d’avance. Un incident ou accident peut mettre fin subitement au projet à tout moment. Chacun de nous deux en a fait l’expérience, en 2007, et cela ne s’oublie pas. Le Chemin de Compostelle est certainement une excellente école d’humilité. On n’est jamais à l’abri d’un coup de chance et j’ai découvert les vertus du SOUFFLE.
Autre adage découvert en ce mois de mai 2011 : « ne jamais sous-estimer le pouvoir de ses actions. Avec un petit geste, vous pouvez changer l’existence de quelqu’un, pour le meilleur ou le pire. »
MERCI SAINT JACQUES POUR TOUTES CES LEçONS !

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A propos gebete29

golfeur, photographe, randonneur et tireur à la poudre noire, retraité qui sintéresse à l'Histoire de la Bretagne
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Un commentaire pour sur le Camino portugues en mai et juin 2011

  1. gebete29 dit :

    en fait, ton enthousiasme est du au fait que « Casse-Couilles » n’est pas venu vous encombrer

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