Estuaire de l’Aulne

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Rejoignant la Rade de Brest, l’Aulne termine ici sa course par un majestueux méandre. Comme pour mieux saluer un pays que l’on ne quitte qu’à regret… La quiètude du lieu, abrité des vents, et la profondeur des eaux n’échappent pas à la Marine qui, très tôt, s’intéresse au site: Duquesne, Vauban …

Il faut cependant attendre le 19ème siècle et les environs de 1840 pour voir la concrétisation d’un projet avec la création de la Station Navale que Napoléon III et l’Impératrice Eugénie visitent lors de leur voyage d’août 1858 en Bretagne.

La vie du bourg de LANDEVENNEC est ainsi liée à la présence de la Marine jusqu’aux années 1930. Les équipages des bateaux en réserve (jusqu’à 200 marins) procurent une prospérité exceptionnelle aux commerces locaux.

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Durant la Seconde Guerre Mondiale, l’Occupant aménage des ateliers à bord de certains navires, notamment l' »Armorique », vaisseau-école des Mousses. Sabordé en août 1944, il git toujours là par 18 mètres de fond…

Dans les années 1950, la Réserve laisse place au cimetière des navires que nous connaissons aujourd’hui. Modestes gabares ou unités prestigieuses telles que le paquebot Pasteur ou l’ancienne Jeanne d’Arc y séjournent. Pour bon nombre d’entre elles, c’est l’ultime escale, celle qui précède le chantier de démolition ou l' »océanisation » en haute mer hors des exercices de tirs de la Marine Nationale.

Si l’Aulne trouve ici une spécificité dans cette présence militaire, elle a également été une voie de communication importante intégrée au Canal de Nantes à Brest ouvert totalement à la navigation en 1836 (385 km et 238 écluses).

Péniches chargées de sable à destination des cultivateurs du Centre Bretagne remontent la rivière, descendant au retour ardoises et produits agricoles. Des « vapeurs » transportant passagers et marchandises effectuent des rotations régulières entre Port-Launay et Brest avec escale à Térénez et Landévennec.

Après une période que l’on pourrait qualifier d' »âge d’or » entre 1890 et 1914, le Canal, concurrencé par le rail et les transports routiers, connaît un déclin rapide au lendemain de la Première Guerre Mondiale. La construction du barrage hydroélectrique de Guerlédan (Côtes d’Armor) en 1923 lescinde en deux parties, rompant de fait la continuité fluviale établie un siècle plus tôt entre Nantes et Brest.

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A propos gebete29

golfeur, photographe, randonneur et tireur à la poudre noire, retraité qui sintéresse à l'Histoire de la Bretagne
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