Le protectionnisme européen et l’aide aux démunis.

Les Français sont de plus en plus nombreux à prôner la mise en place de mesures protectionnistes. Mais sont-ils prêts à accepter une TVA sociale? Il y a un an, l’actuel ministre Arnaud Montebourg préconisait l’instauration de mesures protectionnistes à l’échelle européenne. Une majorité de Français rejette la mondialisation qui aboutit à tuer des emplois et à laminer salaires et protection sociale.

Le combat idéologique qui oppose depuis 55 ans – depuis le Traité de Rome donnant naissance à la Communauté européenne – les « européistes », partisans d’une Europe libérale aux frontières ouvertes, aux « souverainistes » se terminera-t-il un jour? Pourquoi ne pas instaurer à l’échelle européenne un « protectionnisme nouvelle vague » en imposant aux pays qui nous inondent de leurs marchandises de normes écologiques et sociales, comme le font déjà les Etats-Unis avec leurs règles sanitaires? Comment se fait-il qu’il soit si difficile de faire admettre aux décideurs français d’adopter les idées inspirées d’autres pays d’Europe en instaurant la TVA sociale? Cette TVA financerait notre protection sociale non plus par des charges pesant sur les salaires mais en pélevant un pourcentage sur tous les produits, y compris d’importation. Appliquée à toute l’Erope, une telle mesure complèterait efficacement les normes défendues par Montebourg.

L’été dernier, la Commission européenne baissait son aide aux plus démunis, une décision d’ordre technique prise en période de crise. 43 millions de personnes dans l’UE sont menacées par la pauvreté alimentaire. La baisse européenne d’aide aux plus démunis complique la tâche des assossiations caritatives. La baisse de l’allocation au Programme européen d’aide aux plus démunis est drastique, ramenée de 500 à 113 millions d’euros l’an. La réglementation impose que les denrées couvertes par le Programme européen d’aide aux démunis proviennent des stocks publics de l’UE et non de fonds issus du budget de la Politique agricole commune (PAC). La baiise de l’aide aux plus démunis prive au moins deux millions d’Européens de l’aide dont ils ont besoin.

Au moment où l’Europe est traversée par des crises, personne ne comprend que la Commission ne soit pas capable d’alimenter le programme en faveur des citoyens les plus fragilisés. Je déplore que les décicions de justice à l’origine de la réduction des aides aux démunis prennent le pas sur les impératifs politiques, ce n’est pas la technique qui doit dicter les choix politiques... Force est de constater que la situation économique actuelle impose les mesure politiques d’austérité pour revenir à des finances d’Etats moins dégradées.

Le PS (français) et le SPD (allemand) ont fait une déclaration commune en juin 2011 en faveur de la mise en place d’un gouvernement économique européen car l’Europe va mal et il faut des mesures claires pour que les citoyens aient de nouveau confiance. Parmi les actions à entreprendre, figurent la taxation des transactions financières en Europe, l’instauration de prêts publics garantis (euros-obligations) afin de mobiliser les investissements et un programme de croissance européen.

Il y a un peu plus d’un an, fin juin 2011, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne ont demandé que toutes les décisions nécessaires soient prises pour que les négociations d’adhésion avec la Croatie, un des pays issus de l’ex-Yougoslavie, soient menées à bien d’ici au mois de juillet 2011.  C’est donc un feu vert à l’adhésion. La signature du traité devrait intervenir anant la fin de l’année 2011. La mise en place d’un dispositif de suivi confié à la Commission européenne résultant de la méfiance qui s’est installée, en Europe, à la suite de l’adhésion, en 2007, de la Roumanie et de la Bulgarie est-elle à l’origine de la finalisation de cette 28ème adhésion?

Vingt ans après son indépendance, la Croatie a signé, vendredi 9 décembre 2011 à Bruxelles, le traité qui lui permettra de devenir, en juillet 2013, le vingt-huitième Etat membre de l’Union eurpéenne. Tout juste sortis d’une longue nuit de négociations à Bruxelles, les 27 dirigeants européens ont paraphé le traité d’adhésion avec la première ministre croate sortante, Jadranka Kosor et le président,Ivo Josipic.

Les contrôles aux frontières nationales. Les dirigeant européens (sic) ont entériné le 24 juin 2011 une réforme de la Commission offrant aux Etats membres une plus grande latitude pour rétablir les contrôles aux frontières nationales au sein de l’espace Schengen, lorsqu’un pays membre est jugé défaillant.

Face à l’intransigeance de Damas, l’Union européenne a décidé le 24 juin 2011 d’accentuer la pression mettant en cause la légitimité du régime syrien du fait de la répression « révoltante » en cours et imposant des sanctions contre des responsables des Gardiens de la révolution iraniens, l’armée d’élite de la république islamique, accusés d’aider Damas.

la Syrie

Et pour finir ce billet, l’inévitable crise grecque; autrement dit, l’Aide aux démunis, chapître 2. La Commission européenne a proposé le 21 juin 2011 un plan d’urgence pour aider la Grèce en crise et relancer son économie et lutter contre le chômage, en débloquant  jusqu’à 1 milliard d’euros de fonds du budget de l’UE.  Ce soutien vient en complément des dizaines de milliards de prêts internationaux qui sont déjà versés à Athènes par les pays européens et le Fonds monétaire international pour permettre au pays de faire face à ses obligations de financement budgétaire et de remboursement de la dette publique.

La Grèce a la possibilité d’avoir accès à un montant significatif d’argent dans les fonds européens de la Politique de cohésion prévue pour elle, qui vise à soutenir les régions défavorisées. C’est un moyen d’avancer le paiement et d’accélérer le versement des fonds concernés pour que la Grèce en profite dès à présent. Il s’agit d’autoriser le versement de subventions européennes programmées pour la Grèce, en faveur de projets pertinents pour la croissance économique et sans demander à Athènes d’apporter dans l’immédiat un co-financement national comme l’exigent en principe les règles européennes.  Actuellement, du fait de sa crise budgétaire, le gouvernement grec n’a pas les moyens de co-financer des projets européens et n’a donc plus accès aux fonds de l’UE dits de cohésion et structurels.

Le 23 juin 2011, le Télégramme de Brest titrait: « GRECE. La Course contre la montre« . Les dirigeants européens qui se réunissent le 23 juin  2011 sont engagés dans une course contre la montre pour éviter la banqueroute de la Grèce et un embrasement de la zone euro. La Grèce est le pays le plus endetté d’Europe (la dette s’est lourdement aggravée depuis 2008: Grèce = 142.8 % du PIB, Italie = 119 % du PIB, Irlande = 96.2 % du PIB, Portugal = 93 % du PIB, France = 81.7 % et la Zone euro = 85.1 %) .

Le poids de la dette est d’ampleur limitée à l’échelle de la zone euro: la dette grecque = 4.2 % de la dette de la Zone euro en 2010. Les dépenses publiques sont dans la moyenne européenne (les dépenses totales des administrations publiques: Grèce = 49.5 % di PIB, Irlande = 67 % du PIB, Danemark = 58.4 %, France = 56.2 %, Finlande = 53.1 % et la Zone euro = 50.4 %). Les prestations sociales sont un peu plus élevées : Grèce = 20.6 %, Autriche = 19.8 %, France = 19.4 %, Italie = 19.2 %, Finlande = 18 % et la Zone euro = 17.8 %. Le FMI a mis en garde contre un risque d’importantes répercussions mondiales. Le pays a besoin d’une centaine de milliards d’euros de prêts supplémentaires pour assurer son financement dans les années à venir. Mais les Européens ne cessent de repousser les échéances pour un deuxième plan de sauvegarde. Ils attendent l’adoption d’un plan d’austérité et reportent leurs décisions.

Les Américains dénoncent la cacophonie européenne. Ces atermoiements inquiètent bien au-delà de la zone euro. Le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithneir, a dénoncé la cacophonie européenne, réclamant « une seule voix, une voix claire, sur une stratégie » contre la crise. Et pour couronner le tout, on apprenait que les banques françaises sont très exposées en Grèce.

Le budget d’austérité ne passe vraiment pas auprès des Grecs. Tandis que l’Union européenne haussait le ton pour que les députés grecs votent le budget d’austérité, de violents incidents émaillaient les manifestations organisées dans le pays.  Voici ce que pensent la majorité de la population grèque: « Les Européens nous disent qu’ils nous lâcheront si le plan n’est pas voté mais la faillite, on y est déjà. Toucher le fond nous permettrait au moins de remonter, alors que ce nouveau plan ne résout rien. »

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A propos gebete29

golfeur, photographe, randonneur et tireur à la poudre noire, retraité qui sintéresse à l'Histoire de la Bretagne
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