SANARY, fleuron de la Côte Provençale

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On a l’habitude de distinguer 8 zones d’itinéraires dans le département du Var: 1 – Saint-Tropez, 2 – le Golfe de Saint-Tropez et les Maures, 3 – la Provence d’Azur, 4 – la Rade de Toulon et    la Côte provençale, 5 – la Provence verte, 6 – le Haut Var et le Verdon, 7 – le Pays dracénois et 8 – le Pays de Fayence et l’Estérel.

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Sanary-sur-mer se trouve dans la zone 4 qui comprend:

a – Toulon et sa rade et

b – la Côte provençale.

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La Côte provençale: des îles, de longues plages de sable blond, de joyeuses cités balnéaires et de vieux ports de pêche grands ouverts à la plaisance.

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Et, plus à l’intérieur, dans l’intimité des  terres qui dodelinent sous les rondeurs sensuelles du Gros Cerveau, une farandole de petits villages de grand caractère, harponnés en plein ciel ou adossés, nonchalants, aux collines boisées, des routes aussi lisses qu’un ruban de soie, des chemins de garrigue… Et partout, des vignes et des oliviers cultivés en plaine et en restanques. Un vrai terroir de seigneurs!

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Le littoral varois recense actuellement 288 pêcheurs exerçant le dit petit métier, embarqués sur leur typique et traditionnel pointu. Ils utilisent le filet trémail pour les sars, bonites ou    pageots, et la palangre pour les congres, loups ou daurades. L’ancestrale pêche au gros, qui s’effectuait essentiellement aux environs de Saint-Tropez, Bandol ou la presqu’île de Giens – là où    certains lieux ont gardé le nom de madrague en mémoire de ces gigantesques nasses déployées en espalier qui servaient à piéger les thons – se pratique à présent différemment et en dilettantes.

3 (1) 3 (2) 3 (3) 3 (4) 3 (5) 3 (6) 3 (7)Bénéficiant de l’aura de la « Côte d’Azur », le Var accueille aujourd’hui 9 million de visiteurs par an. Saint-Troez, ville mythique connue et estimée du reste du monde, attire à elle seule    plus de 5 millions de touristes, dont près de 2 millions d’estivants!

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Villégiature hivernale prisée par toute l’aristocratie et la gent artistique européenne dès la fin du XIXème siècle, le littoral du Var et des Alpes-Maritimes fut baptisé « Côte d’Azur » par    Stéphen Liégeard, préfet de la Côte d’Or, en vacances à Hyères en 1885.

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L’avènement du chemin de fer dans les années 1890-1895 démocratise ces rivages cléments et sauvages, le long desquels naît un chapelet de stations climatiques.

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Logée au creux de sa baie et protégée du mistral par le Gaou, antique et aujourd’hui typique port de pêche provençal aux façades en rose et blanc, station hivernale dès la moitié du XIXème siècle    et balnéaire depuis les Années Folles, rendez-vous artistiques de toujours et refuge des intellectuels  allemands durant la dernière guerre mondiale: SANARY affiche un caractère    formidablement convivial, des quais spacieux escortés de palmiers, de terrasses et de pointus à la vive barbouille, d’agréables plages de sable et de galets, et une vieille ville pleine de    charme, ocrée de rouge et d’or, aux ruelles en courant d’air, placettes et fraîches fontaines…

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Dans les guides touristiques du début du XXème siècle, la ville de SANARY-sur-MER est qualifiée de station hivernale et de bains de mer. de nouveaux hôtels sortent de terre et des villas se    construisent dans l’arrière-pays. A partir des années 1930, les vacanciers privilégient la période estivale pour profiter des pages de Port-Issol, de la Gorgette ou encore de la Reyppe.

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Difficiel d’imaginer aujourd’hui, en visitant Sanary-sur-Mer, coquette localité varoise, dotée d’un port de pêche, de tous les charmes d’une station balnéaire et d’un superbe parc animalier, son    passé mouvementé, les événements dramatiques qui l’ont ponctué, toute cette histoire surprenante qui a été la sienne: les ravages des écumeurs africains, le dernier ayant été    recensé en 1610 et les guerres constantes contre les musulmans, origine du croissante sur les armes de la ville…

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Toutefois, cette épopée médiévale n’empêcha pas le développement d’activités très anciennes comme la pêche et l’élevage, la pratique du cabotage (commerce avec Bandol, Six-Fours, Toulon), la    construction de navires, dès le XVème siècle, avec des chênes de Bourgogne et d’Italie, des bordages de Norvège, des mâts en bois du Nord, des cordages de la Seyne ou de Marseille, toutes les    ferrures étant fabriquées à Sanary même. Le port, de plus en plus actif et fréquenté (pêche de maquereaux, de raies, de daurades, de mulets, de loups, de sardines, dr’anchois, de rougets et du    fameux rascasso qui sert de base à la bouillabaisse), étant aussi une pépinière de capitaines au long cours, de caboteurs et d’officiers de la marine royale.

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Caractérisée, de tout temps, par un climat d’une salubrité exceptionnelle, la ville de Sanary, moins touchée que les localités voisines par les épidémies de peste, fut souvent l’agglomération qui    compta le plus grad nombre de « vieilles gens », en France, bien avant les progrès  récents en médecine et en hygiène, et un échantillonnage très varié de métiers: potiers, tuiliers,    tisserands, cardeurs, droguistes, chapeliers, bourreliers, épiciers, ouvriers à moules de boutons…

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Elle donna aussi de l’essor à un commerce de fleurs (qui fut fatal à celui des légumes) et qui privilégia les narcisses, les anémones, les renoncules, les oeillets, les jacinthes, les tulipes;    sans négliger, pour autant, la culture des oliviers, des citroniers et des orangers, et une tradition hôtelière (et culinaire) qui ne s’est pas démentie de nos jours: outre le cadre sanaryen    enchanteur, on peut apprécier à Sanary la bouillabaisse, le turban de filets de sole, le poulet chasseur et de nombreuses autres spécialités du cru.

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Connaissez-vous un des natifs de Sanary? Michel Pacha. Il est à la base d’une floraison  de villas à l’amusante architecture orientale, tombées dans l’oubli et que l’on retape aujourd’hui.    Impossible de rater cet homme; dans ce coin, chaque lieu-dit a sa rue Michel-Pacha. Il faut dire que Blaise, Jean, Marius Michel (1819-1907) s’est taillé un joli destin.

Directeur général des phares de l’Empire ottoman, puis ingénieur des entrepôts et quais d’Istanbul, il fut anobli par le sultan et devint Michel Pacha. Rentrant en France, il fut maire de Sanary    et arrosa la région avec prodigalité.

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Si SANARY-sur-MER n’était qu’une simple station balnéaire au bord de la « Grande Bleue », elle ne mériterait sans doute qu’un intérête superficiel. Mais elle est mieux que cela. Depuis le    fond des âges, cette petite ville (17 000 hab) a su recueillir l’héritage de toute les civilisations qui se sont succédé en Provence et au bord de la mer Méditerranée. Elle a, par exemple,    été la patrie de nombreux écrivains allemands persécutés par les nazis, ou le premier port d’attache du commandant Cousteau. A SANARY-sur-MER, le sens de l’accueil, l’esprit d’aventure, l’art de    vivre ne sont pas des mots vains.

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Lorsqu’on sait qu’à l’origine Sanary se nommait Saint-Nazaire qu’ensuite le mot de Sanary a été choisi et qu’enfin Sanary-sur-Mer est devenu le nom aujourd’hui définitif, on conviendra que le    hameau dépendant d’Ollioules, devenu village puis ville a changé d’allure et de dimension à plusieurs reprisesau cours des siècles.

Proche de l’alignement des « pointus » on peut visiter le musée Frédéric-Dumes, musée mérité pour ceux qui ont développé la plongée à leurs risques et périls et au moyen des instruments qu’ils    ont construits eux-mêmes. Frédéric Dumas, qui nous a quittés en 1991, avait pour compagnons: Jacques-Yves Cousteau et Philippe Taillez. Depuis 1945, il animait un groupe d’études et de recherches    sous-marines. Leur équipe surnommée « les Mousquemers » a inventé le détendeur qui permet de respirer sous l’eau, le CG 45 (Cousteu-Gagnian).

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Sanary est une ville dont l’histoire n’est pas banale. Elle fut entre les deux guerres qualifiée de « capitale de la littérature allemande en exil » par l’écrivain Ludwig Marcuse    (1894-1971) qui reconnaît que Sanary fut la plus fraternelle des patries. Dans ce lieu et quelques autres dès le début des anées vingt, des écrivains et des artistes allemands et    autrichiens chassés de chez eux par le national-socialisme se sont réunis librement. Ils avaient vu venir le danger. C’est le cas de Lion Feuchtwanger (1884-1958). Lui, le premier s’installa    à SANARY. D’autres suivirent. C’étaient quasiment tous des intellectuels qui avaient été déchus de leur nationalité. Leurs livres avaient été brûlés en public comme au temps de l’inquisition.    Certains étaient juifs, d’autres pas.

L’arrivée à Sanary de Thomas Mann, Prix Nobel de Littérature, fit sensation. Des peintres, des photographes, des acteurs et directeurs de théâtre comme Berthold Brecht se rencontrèrent sur le    port et résidèrent u séjournèrent brièvement dans ce que l’un d’entre eux a nommé la capitale culturelle autrement dit Sanary.

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A propos gebete29

golfeur, photographe, randonneur et tireur à la poudre noire, retraité qui sintéresse à l'Histoire de la Bretagne
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2 commentaires pour SANARY, fleuron de la Côte Provençale

  1. Melyssa658 dit :

    Les paysages sont sublimes autant que les tableaux. C’est un endroit plein de charme qui mérite qu’on s’y attarde. Merci pour le partage de toutes ces belles photos, je vous souhaite une bonne et Heureuse Année riche en ballades et surtout une bonne santé 🙂

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