Le Canal de Nantes à Brest à CHATEAULIN

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La révolte du papier timbré : C’est dans un contexte économique difficile que se déclenche en 1675, la révolte du papier timbré. La population est accablée par la hausse des impôts. De 1664 à 1675, douze nouvelles taxes sont créées pour subvenir aux besoins de Louis XIV. Ce dernier a en effet lancé de grands travaux qu’il faut financer (chantier colossal du château de Versailles, création de somptueux jardins par Le Nôtre…). Les guerres contre l’Espagne ou la Hollande (1672 – 1679) nécessitent de mobiliser des fonds.

En 1673, un papier timbré est ainsi exigé pour tout « acte authentique et judiciaire », en 1674, le monopole d’État sur la vente du tabac ainsi qu’un droit de marque sur la vaisselle d’étain sont instaurés. Il n’y eut pas de protestations au début. Mais en avril 1675, un vent de révolte, né à Bordeaux, se propage rapidement à Nantes, puis à Rennes. Le mouvement gagne les campagnes de Basse Bretagne, Pontivy, Carhaix, Châteaulin, où les châteaux furent assiégés et pillés.

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À Nantes, c’est Goulven Salaün, bas-breton des environs de Châteaulin qui donna le signal en sonnant le tocsin à l’horloge de la ville. En Cornouaille, l’annonce de l’arrivée du marquis de La Coste, lieutenant du roi chargé d’instaurer la gabelle (impôt sur le sel), fait l’effet d’une provocation (il est surnommé « Le Grand Gabeleur »).

Ainsi, le matin du 9 juin 1675, le tocsin sonne à Châteaulin et dans plus de trente paroisses des environs. La révolte allait durer plus de 3 mois. Le matin du 9 juin, la foule se rassemble sur la place aux bleds (aux blés) de Châteaulin. Le sénéchal de Châteaulin, M. de Tréouret a du mal à calmer les esprits, lorsqu’un grand silence s’établit. Le marquis de La Coste arrive par la Grand Rue avec sa suite. Apostrophé violemment par un sergent qui semble être à la tête du mouvement, le lieutenant du roi pour la Basse-Bretagne lui passe son épée à travers le corps. La population exaspérée tire plusieurs coups de feu. Le Marquis de La Coste, blessé à l’épaule, se réfugie dans une maison proche. Assiégé, il se résout à capituler et promet la révocation des dits édits.

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On ne sait pas exactement le nombre de paysans mobilisés lors de cette révolte. D’après une lettre du Duc de Chaulnes, cinq ou six cent des plus mutinés veulent rompre les ponts pour empêcher qu’on aille à eux.

Cette révolte fut l’une des plus sanglantes de l’histoire de la Bretagne. Mais les villes se désolidarisèrent du mouvement paysan. Ce sera l’une des faiblesses de la Révolte du Papier Timbré, également appelée Révolte des Bonnets rouges en référence à la couleur des bonnets que portaient les paysans…

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L’économie sous le Second Empire : Sous le Second Empire, l’activité dominante de Châteaulin reste l’industrie ardoisière. Elle emploie une centaine de carriers… Mais cette situation ne va malheureusement pas durer. En effet, le canal de Nantes à Brest, qui dans un premier temps a permis à cette industrie de se développer, va lui porter préjudice, puisque l’extraction peut maintenant se faire beaucoup plus en amont, sur Lothey, Châteauneuf…

L’agriculture est le second grand employeur, mais la situation des journaliers est précaire, puisque le travail est saisonnier.

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En ville, on trouve des petits commerces : bouchers, boulangers, pharmaciens, cabaretiers… À ces derniers s’ajoutent les professions liées au tribunal d’instance : juges, avocats, avoués, greffiers… Ils constituent, avec les docteurs et les gros marchands, la bourgeoisie châteaulinoise.

Les pommes de terre : Lorsque l’on parle de Châteaulin, on pense aussi très souvent à la pomme de terre. C’est en effet dans la région de Châteaulin et du Porzay que la production s’est fortement développée. Elle a ainsi fait dans les années cinquante la richesse de certains paysans, qui ont pu se faire construire de belles demeures et s’acheter des « tractions » qui ont été surnommées « Beauvais », en référence à la pomme de terre du même nom.

La société Doux : La société Doux (1er volailler d’Europe) fut l’une des premières à s’implanter sur la zone de Lospars en 1981. Kritsen (fabrication de produits de la mer élaborés) et le Moulin de la Marche (fumaison de saumons et de truites), établies plus tard, dans la zone de Run ar puns sont venues confirmer l’importance de l’industrie agro-alimentaire à Châteaulin. Plusieurs sociétés de transports ont également choisi de s’installer à Châteaulin pour sa situation centrale.

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La petite cité qui s’est largement développée avec l’arrivée de la quatre voies en 1976. Châteaulin a su tirer parti de sa situation géographique stratégique (entre Brest et Quimper) en créant 4 zones d’activités qui ont permis la création de plus de 2000 emplois.

Au cours du XXe siècle, la sous-préfecture des bords de l’Aulne a su renforcer son rôle de cité administrative avec l’installation de l’Hôtel des impôts, de la Perception, de la Chambre d’agriculture, de la Chambre de commerce et d’industrie, de l’antenne du Conseil général, de la Maison de l’emploi ou encore du Centre Départemental d’Action sociale ou du Centre d’Information et d’Orientation Sociales…

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Cette expansion ne s’est pas faite sans efforts. En effet, au début du XXe siècle, Châteaulin vivait essentiellement de la pomme de terre. La démographie en baisse de 1911 à 1931, stagna jusque dans les années cinquante. Les municipalités successives se sont employées à faire de Châteaulin un véritable centre administratif et économique. De 1940 à 1972, plus de 540 maisons ont été construites. Ces dernières années ce sont plus de 1300 logements qui ont été réalisés.

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Les couleurs de l’Automne

Saison des couleurs chatoyantes, du crépitement des feuilles qui tombent, de la cueillette des champignons ou des mûres… L’été est fini mais l’automne est si beau ! Au royaume du symbolisme, la saison est rayonnante…

« L’arbre se sauve en faisant tomber ses feuilles.  » de Pierre Jean Jouve

« Les femmes aussi ont leurs saisons. L’été ne dure pas toujours et après l’été… Ah oui ! Les splendeurs de l’automne ! Mais combien éphémères !! Qui prend le temps de regarder et d’aimer l’automne ?  » de Françoise Dumoulin-Tessier

« L’automne est le printemps de l’hiver.  » de Henri de Toulouse-Lautrec

Exif_JPEG_PICTURE Exif_JPEG_PICTURE Exif_JPEG_PICTURE Exif_JPEG_PICTUREphotos prises le 7 novembre 2013

 

A propos gebete29

golfeur, photographe, randonneur et tireur à la poudre noire, retraité qui sintéresse à l'Histoire de la Bretagne
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