La passerelle entre l’homme et la mer

Cet article présente quelques photos prises tout au long de mes trois visites d’Océanopolis Brest en mars 2014 accompagnées d’un échantillon des explications qui accompagnent les bassins, les aquariums, les animaux et les objets scientifiques présentés dans ce magnifique parc de découverte des océans aux trois environnements marins, tempéré, polaire et tropical. Océanopolis a été créé en 1990.

Océanopolis
Les dépôts océaniques. Dans son ensemble, la charge sédimentaire du littoral n’est qu’en transit : la majeure partie des sédiments se retrouve au pied du talus continental. Une partie de la charge sédimentaire du littoral est transportée vers le large principalement par suspension. Il s’agit des sédiments à particules fines, soit des boues et des sables très fins. L’exemple du courant de turbidité qui a eu lieu le 18 novembre 1929 à la marge des Grands Bancs de Terre-Neuve permet de mieux comprendre ce mécanisme de transport de matériaux.

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Un séisme, dont l’épicentre se situait sur le talus continental au sud de Terre-Neuve a causé un gigantesque glissement de terrain qui a mis en suspension des tonnes de sédiments formant un courant dense (turbidité) qui s’est écoulé sur le fond marin et s’est étalé sur une distance de plus de 800 km sur la plaine abyssale de Sohm. La vitesse et la progression de ce courant de turbidité ont été particulièrement bien documentées grâce à la rupture des câbles télégraphiques sous-marins qui reposaient sur le fond.

DSCN6962   DSCN6963DSCN6984DSCN6973La structure du globe. L’intérieur de la Terre est constitué d’un certain nombre de couches superposées, qui se distinguent par leur état solide, liquide ou plastique, ainsi que par leur densité.

DSCN7024 DSCN7048 DSCN7054 DSCN7062 DSCN7076La croûte (ou écorce), qui compte pour moins de 2% en volume et qui est solide. Le manteau se divise en un manteau inférieur solide et en un manteau supérieur principalement plastique, mais dont la partie tout à fait supérieure est solide. Au centre, le noyau, qui forme 17% du volume terrestre, et qui se divise en noyau externe liquide, puis le manteau qui constitue 81% du volume terrestre.

DSCN7083 DSCN7086 DSCN7090 DSCN7104 DSCN7106 DSCN7158 DSCN7162Le plancher océanique. Si les continents ont à peu près l’âge de la Terre (4.5 milliards d’années), l’âge des fonds océaniques ne dépasse pas 180 millions d’années : comme un tapis roulant, la croûte océanique se forme le long des rifs océaniques et disparaît sous les continents.

DSCN7165 DSCN7168 DSCN7171 DSCN7178 DSCN7182 DSCN7183 DSCN7193Les flux de surface océan-atmosphère. Un flux de surface est défini comme la quantité qui traverse la surface pendant un temps donné. Ils sont 3 types :
– d’énergie (radiatifs et turbulents),
– de quantité de mouvements,
– de matière.

DSCN7205 DSCN7208 DSCN7222 DSCN7223 DSCN7229 DSCN7230L’océan est un régulateur du climat. Il joue un rôle aussi important que l’atmosphère dans la régulation du climat terrestre, en transportant des eaux chaudes des Tropiques vers les hautes latitudes (dans le Gulf Stream par exemple, et des eaux froides des hautes latitudes vers les tropiques (l’eau antarctique de fond par exemple).

DSCN7250 DSCN7252 DSCN7262 DSCN7267L’estran, zone de balancement des marées. Vous arrivez sur la portion du littoral où la mer se retire deux fois par jour découvrant de larges étendues de sable ou de roches. En Bretagne, l’estran recèle une multitude d’organismes marins adaptés à des conditions de vie parfois difficiles, ce qui en fait un des endroits les plus riches de la planète.

DSCN7300 DSCN7338 DSCN7344 DSCN7348La nurserie des poissons plats. Les plages de sable de nos côtes forment de vastes nurseries pour les jeunes poissons plats (soles, plies, turbots…). Ces riches zones d’alimentation sont une étape obligatoire dans la vie de ces poissons plats. Leurs larves arrivent à proximité des plages juste avant la métamorphose, les jeunes y grandissent un à deux étés, et partent ensuite vers des eaux plus profondes.

DSCN7377 DSCN7399 DSCN7405 DSCN7415L’herbier à zotères. L’herbier est une prairie sous-marine côtière constituée de plantes à fleurs, les zostères. Les zostères ne sont pas des algues ! Les zostères sont des végétaux supérieurs à racines, tiges et feuilles qui fleurissent discrètement au printemps.
Hippocampes, vipères et aiguilles de mer : hôtes caractéristiques de l’herbier. Ces petits poissons de la famille des syngnathidés, aux nageoires très réduites, se déplacent peu. Ils se dissimulent entre les feuilles des zostères grâce à leur forme et leur couleur. Ils se distinguent par un comportement reproducteur insolite… le mâle incube les œufs.

DSCN7419 DSCN7421 DSCN7436 P1510121 P1510124L’homme, en tant que superprédateur, occupe le dernier maillon de nombreuses chaînes trophiques marines. Son régime alimentaire omnivore lui permet de prélever sa nourriture à tous les niveaux trophiques.

P1510133 P1510136 P1510137 P1510155 P1510178 P1510187La petite vive (Echiichthys vipera) mesure une dizaine de centimètres et capture sa proie en se cachant dans le sable. Chassant dans très peu d’eau l’été, elle est pratiquement la seule espèce responsable des accidents venimeux impliquant des poissons. Pour se défendre des prédateurs, la vie sécrète une puissante neurotoxine. Les rayons de la première nageoire dorsale et les épines operculaires sont reliés à des glandes à venin. C’est la pression exercée par la morsure du prédateur sur la glande à venin qui entraîne l’écoulement des toxines par les épines. L’effet de la piqûre est immédiat. La douleur peut être atténuée en approchant la plaie d’une source de chaleur.

P1510203 P1510207 P1510220 P1510222Les décomposeurs. Les cadavres d’animaux et les autres débris organiques sont consommés par des organismes décomposeurs benthiques (vivant sur le fond) et les bactéries.
Les nécrophages se nourrissent de cadavres d’animaux. Ce sont surtout des crustacés décapodes (crevettes, homards…) et des mollusques gastéropodes (nasses…)
Les déposivores consomment des micro-organismes et des débris organiques en cours de décomposition déposés sur le fond. Certains vers polychètes sédentaires, mollusques bivalves et crustacés vivant enfouis dans les fonds meubles ingèrent indifféremment la matière organique et le sédiment (vase ou sable).
Certaines bactéries transforment la matière organique non consommée en matière minérale. Ces sels minéraux, remis en suspension dans l’eau, deviennent des éléments nutritifs à nouveau utilisables par les végétaux.

P1510237 P1510244 P1510256 P1510258 P1510267 P1510273 P1510279Le homard européen (homarus gammarus) est un crustacé nocturne qui affectionne les anfractuosités rocheuses et les épaves. C’est un carnivore qui se nourrit d’autres crustacés (surtout des crabes), d’oursins, de mollusques bivalves, de vers et de poissons. Il s’alimente également de cadavres d’animaux. Les deux grandes pinces du homard sont spécialisées. Une pince coupante, fine et acérée sert à sectionner les pattes des crabes et saisir les poissons. Une pince étau, beaucoup plus épaisse et émoussée, lui permet de broyer carapaces et coquilles. Selon les individus, la pince coupante se trouve à droite ou à gauche.

P1510285 P1510288 P1510297 P1510298 P1510308 P1510313Le poulpe commun (octopus vulgaris) est un mollusque céphalopode qui fréquente les fonds sableux et les blocs de roche jusqu’à 50 mètres de profondeur. Il peut mesurer jusqu’à un mètre. C’est un prédateur actif qui se nourrit de poissons, de crustacés ou d’autres mollusques. Le poulpe capture et immobilise sa proie à l’aide de ses tentacules tapissées de ventouses. Son puissant bec corné perce facilement la carapace des crustacés. La morsure de ses deux mâchoires permet l’inoculation d’une toxine secrétée par les glandes salivaires. Le venin paralyse rapidement la proie.

P1510319 P1510324 P1510329 P1510348 P1510357 P1510385La filtration passive. Certains animaux profitent des courants marins pour capter les particules organiques en suspension dans l’eau. Les cnidaires, certains vers polychètes et échinodermes possèdent des outils spécialisés pour attraper leurs proies en mouvement. Des tentacules urticants. Tous les cnidaires sont caractérisés par la présence de cellules venimeuses particulières : les cnidocytes. Ils sont rassemblés sur les tentacules. Ils renferment une capsule, le nématocyste, contenant le venin et dans lequel trempe un filament creux, plus ou moins barbelé. Le moindre stimulus déclenche l’éjection du filament. La proie paralysée par le venin est ensuite acheminée par les tentacules vers la bouche au centre de l’anémone.

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A propos gebete29

golfeur, photographe, randonneur et tireur à la poudre noire, retraité qui sintéresse à l'Histoire de la Bretagne
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