le Conservatoire botanique du Stang-Alar, un espace vert pour tous

Depuis la seconde moitié du XXe siècle, l’homme exerce une pression de plus en plus forte sur l’environnement. La destruction des milieux naturels, en liaison avec un développement économique rapide, et les atteintes portées directement à la flore menacent la diversité biologique. En France, une quarantaine d’espèces végétales a disparu depuis le début du siècle, dont dix n’existaient au monde que dans notre pays.

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C’est pour tenter de limiter la régression de notre patrimoine naturel que le Parlement a voté, le 10 juillet 1976, une loi cadre pour assurer la protection de la flore, de la faune et de l’environnement. Ainsi, depuis 1992, la France s’est peu à peu dotée de listes d’espèces végétales et animales légalement protégées. L’ensemble de ces listes peut faire périodiquement l’objet de modifications après consultation des instances scientifiques et administratives compétentes. Les Conservatoires botaniques nationaux sont officiellement mandatés par l’Etat pour assure la conservation des plantes rares te menacées de la flore sauvage de notre territoire, et plus particulièrement celles qui sont légalement protégées.

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Suivant son degré de rareté générale, une espèce végétale figurera sur la liste nationale, une liste régionale ou bien encore sur une liste préfectorale. Par ailleurs certaines plantes vivant en France peuvent être protégées par des conventions internationales que la France s’est engagée à respecter. Les infractions constatées par des agents assermentés portées à une espèce protégée, ou à son habituel naturel, peuvent être suivies de sanctions pénales.

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Toutes les plantes menacées n’étant pas légalement protégées, il est important que chacun ait une attitude respectueuse envers les espèces sauvages et les milieux naturels qui les abritent.

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Un espace vert pour tous. La partie nord du Stang-Alar abrite un vaste parc public de 17 hectares accessible toute l’année. Avec des aires de jeux pour les enfants, une crêperie ouverte tous les jours, des parcours sportifs, de nombreux chemins et des parterres soignés, c’est un lieu idéal de promenade et de détente pour toute la famille. Premier parc créé par la Communauté urbaine, le Stang-Alar est l’espace vert le plus fréquenté de l’agglomération. Chaque année au premier mai, l’association l’Arche aux plantes organise, avec l’aide de la Communauté urbaine et du Conservatoire botanique, une grande bourse aux plantes dans l’enceinte du Stang-Alar, qui attire plusieurs milliers de visiteurs et comble les amateurs les plus exigeants.

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Soucieux de la préservation du patrimoine biologique et conscient des menaces  pesant sur les espèces végétales, Jean-Yves Lesouëf a eu l’idée novatrice de créer un jardin spécialisé dans le sauvetage des plantes en voie de disparition. En 1975, il parvint à fédérer autour de ce projet la Communauté urbaine de Brest, le ministère chargé de l’Environnement et la Société pour l’Étude et la protection de la Nature en Bretagne pour créer le premier conservatoire botanique.

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Dans le cadre de ses programmes de conservation ex situ, le Conservatoire botanique cultive en priorité des plantes menacées originaires du Massif armoricain, de France, d’Europe et des îles du monde entier. La conservation ex situ consiste à cultiver une espèce (en serres ou dans le jardin) lorsque des menaces trop fortes pèsent sur elle en nature. Elle est ensuite multipliée abondamment afin d’être diffusée auprès d’autres conservatoires et jardins botaniques.

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Pour ces espèces menacées, le Conservatoire botanique rassemble des informations en effectuant des recherches bibliographiques et des inventaires de terrain, assure leur conservation in situ (en nature) et ex situ (par la culture), informe et joue un rôle d’expertise auprès des pouvoirs publics, et sensibilise le public à leur sauvegarde. La préservation des plantes passe également par une bonne connaissance des milieux naturels qui les abritent. À ce titre, ce Conservatoire botanique participe notamment au programme européen « Natura 2000 » qui consiste à répertorier les habitats naturels les plus rares d’Europe en vue de leur protection. Le Conservatoire botanique national de Brest est à l’origine de la création de la Fédération des Conservatoires botaniques nationaux dont il a assuré la première présidence.

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Une vocation internationale. Dès sa création, le Conservatoire botanique a ciblé ses programmes internationaux sur les plantes en voie d’extinction originaires d’Europe et des îles du monde entier. Avec près de 1700 espèces menacées en culture, Brest gère et entretient l’une des collections les plus importantes au monde de plantes en danger, et environ vingt d’entre elles doivent leur survie à l’action du Conservatoire botanique. Ce fut le cas pour Normania Triphilla, plante de la famille des solanacées, originaires de l’île de Madère, qui était présumée éteinte. Un spécimen en fut cependant retrouvé en 1995 par un botaniste de l’île. Quelques graines furent récoltées et réparties entre Madère et Brest. Ici, la plante a prospéré au point de pouvoir en confier, en 1998, plusieurs milliers de semences au Jardin botanique de Funchal à Madère afin de tenter des opérations de réintroduction en divers points de l’île.

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Au secours de la flore bretonne. L’agrément du Conservatoire botanique comme Conservatoire botanique national, couvre le Massif armoricain sur un territoire comprenant les régions de Bretagne, de Basse-Normandie et des Pays de Loire, avec pour mission d’en préserver les plantes menacées ou protégées. Ces plantes sont maintenues prioritairement en nature, en conduisant des programmes en collaboration les pouvoirs publics, les associations et les divers organismes chargés de la gestion et de la protection de l’environnement, ainsi que les propriétaires de parcelles où sont localisées les espèces rares. C’est le cas pour le petit statice Limonium humile dont les seules populations sauvages répertoriées en France sont regroupées en rade de Brest. Ce limonium est menacé par une graminée introduite au début du XXe siècle, qui envahit son habitat naturel. En partenariat avec la Communauté urbaine de Brest, le Conservatoire botanique tente différentes méthodes pour préserver les plus belles stations de la rade.

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A propos gebete29

golfeur, photographe, randonneur et tireur à la poudre noire, retraité qui sintéresse à l'Histoire de la Bretagne
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