terme de l’étape 5 de la Loire à Vélo: BLOIS

BLOIS.

Ouverture des remparts et aménagements des quais.  Au Moyen-Age, séparée de la Loire par des remparts, la ville n’entretient aucun lien avec le fleuve. La Loire n’est alors qu’une voie commerciale. Lorsque le pont médiéval s’effondre en 1716, une brèche sur le front sud de l’enceinte apparaît. La fortification urbaine n’assure plus alors  ni un rôle militaire ni celui de barrière contre les épidémies. Lentement, les fortifications disparaissent pour embellir la façade fluviale. Mais faute d’argent, les chantiers n’entraînent pas au 18ème siècle un grand plan d’urbanisme.

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Un amphithéâtre sur la Loire.

Jusqu’au milieu du 19ème siècle, la route principale se situe sur la rive gauche. Les voyageurs appréhendaient la ville de ce premier point de vue. Ils découvraient un site escarpé, étagé et ouvert sur la Loire. Une forme peu commune mais poétique puisque La Fontaine la compare aux degrés d’un amphithéâtre. Plus tard, Victor Hugo use de la même comparaison pour décrire Blois. Depuis, l’expression « un amphithéâtre sur la Loire » reste liée à l’image de la ville.

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Pavillon Anne de Bretagne.

Avec l’Orangerie, le pavillon Anne de Bretagne est le dernier témoin des jardins royaux du château de Blois. Construit dans les « jardins bas », il est dans la France du 16ème siècle un exemple unique. Malgré la présence d’un oratoire, la notion de pavillon d’agrément à destination royale est à retenir. Il n’est néanmoins pas impossible d’envisager une fonctionnalité multiple en lien avec les jardins : lieu de recueillement, lieu de réunion en comité restreint, lieu de plaisir…

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Blois, ville d’art et d’histoire.

Le château de Blois, installé sur un promontoire dominant la Loire forme le cœur de la ville. Autour s’étend un centre historique vivant, modelé par son passé de ville royale du XVIe siècle. La découverte de Blois, ville d’art et d’histoire, prend des formes diverses : parcours insolites marqués par des clous de bronze au sol ou déambulations au fil des rues et des degrés (les escaliers blésois) permettent d’entrer en contact avec la ville. Son riche patrimoine du XIIe au XXe siècle, ses liens avec la Loire, classée au patrimoine mondial de l’humanité mais aussi sa grande diversité de musées ou ses jardins jouissant d’une vue extraordinaire offre aux Blésois une découverte sans cesse renouvelée.

Château royal de Blois.

Quatre siècles d’histoire et d’architecture autour d’une cour. Le château de Blois réunit autour d’une même cour quatre constructions, quatre époques, quatre sommets de l’architecture française : le gothique du 13e siècle, la Renaissance de la fin du 15e siècle et du 16e siècle et enfin l’architecture classique du 17e siècle.

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Blois – Cathédrale Saint-Louis.

Suite à un violent ouragan, la nef, le chœur, les bas-côtés et les chapelles latérales de l’ancien édifice furent reconstruits de 1679 à 1702, et l’église fut placée sous le vocable de Saint-Louis, en l’honneur de Louis XIV qui finança en partie les travaux. Elle devint cathédrale lors de la création du siège épiscopal de Blois en 1697. La cathédrale Saint-Louis est classée au titre des Monuments Historiques depuis le 9 août 1906.

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Le monument  est le témoin d’un long passé. Ancien sanctuaire dédié à saint Pierre à l’époque mérovingienne, église consacrée à saint Solenne au 12e siècle, elle connaît une importante campagne de construction au 16e siècle sous l’impulsion royale. En 1678, un ouragan s’engouffre et soulève la charpente détruisant ainsi une partie de l’édifice. Grâce à l’intervention de Colbert dont la femme était blésoise, Louis XIV finance la reconstruction conduite par son architecte Poictevin dans un style gothique. Elle est érigée cathédrale en 1697, sous le vocable de Saint-Louis.

Jusqu’à la fin du XVIIème siècle, Blois relève du diocèse de Chartres. Terre de forte implantation protestante, la création d’un évêché à Blois est motivée par le désir de réaffirmer le rôle de l’église catholique. Sans doute, l’emplacement de sa résidence sur un terrain dominant la ville et le fleuve détermine cette décision.

1692 : Nicolas de Bertier est nommé Evêque par Louis XIV. Il arrive à Blois pour choisir l’emplacement du futur évêché. Le lieu de l’abbaye des Bénédictins de Saint-Laumer (actuelle église Saint-Nicolas) est un temps envisagé, mais le prieur du monastère est peu favorable. Le choix final se porte sur l’église Saint-Solenne que l’on reconstruit après sa destruction partielle due au passage d’un ouragan le 6 juin 1678.

1694-1701 : achat de bâtiments.

1697 : la création du diocèse de Blois est effective. Sa portée dépasse le domaine religieux car les premiers évêques de Blois étaient des princes éclairés et fastueux détenant une véritable autorité politique et spirituelle. En parallèle, l’église Saint-Solenne est érigée en cathédrale Saint-Louis.

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La LOIRE.

Élément clef de l’identité paysagère du Val de Loire, le fleuve fait partie intégrante de Blois. Principale voie de communication la Loire favorisa le commerce grâce à des bateaux à fond plat nommés futreau ou chaland. La Loire est également connue pour être un fleuve capricieux. Au 19e siècle, plusieurs crues ont envahi la rive gauche et les bas quartiers de la rive droite, justifiant la construction de levées toujours plus hautes. Aujourd’hui, l’inscription du Val de Loire à la liste du patrimoine mondial de l’Unesco favorise sa protection en tant que « paysage culturel vivant. »

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Les ponts.

Très tôt la question du franchissement du fleuve s’est imposée pour relier les deux rives. En 1716, le pont médiéval est emporté par une fonte des glaces de la Loire. L’architecte Jacques V Gabriel construit un pont, 80 mètres en amont, qui constitue en 1724, la première réalisation du corps des Ponts et Chaussées. Depuis deux nouveaux ponts ont été conçus avec l’intention de contourner le centre-ville. A gauche, le pont Charles de Gaulle mis en service en 1971 et conçu par la DDE. A droite, le pont François Mitterrand réalisé par Alain Spielmann et Jean-Michel Wilmotte en 1995.

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A propos gebete29

golfeur, photographe, randonneur et tireur à la poudre noire, retraité qui sintéresse à l'Histoire de la Bretagne
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