Les jardins de Villandry, une cave à Cravant et Chinon

Le château et les jardins de VILLANDRY.

P1650652 P1650657 P1650667

P1650884

Val de Loire, Patrimoine mondial de l’Unesco.

Le Val de Loire est inscrit depuis le 20 novembre 2000, sur la liste du Patrimoine mondial de l’Humanité au titre des paysages culturels vivants. Il s’étend sur 280 km de Sully-sur-Loire à Chalonnes-sur-Loire, intégrant les richesses naturelles et culturelles qui bordent le fleuve.

P1650889

La convention du Patrimoine mondial de 1972 est ratifiée par 178 États dans le monde sous l’égide de l’UNESCO. Les biens inscrits sur la liste du patrimoine mondial constituent un « patrimoine universel pour la protection duquel la communauté internationale toute entière a le devoir de coopérer. »

P1650670 P1650688 P1650700

P1650894

Le château. Il est entièrement meublé et restauré. Dès l’entrée deux films sont proposés : « Quatre saisons à Villandry » ainsi qu’un film présentant l’intérieur du château, un lieu convivial et familial dans lequel chaque pièce retrace une époque de par sa décoration et son ameublement. Du haut du donjon, on admire l’ensemble des jardins et la vallée de la Loire classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

P1650707 P1650717 P1650723

P1650899

Les jardins. Ils sont six à découvrir et constituent un cadre unique. Chaque jardin, très différent est aussi très complémentaire des autres : du potager décoratif de près d’un hectare au tout nouveau jardin du soleil, en passant par le labyrinthe de charmille (une charmille est une allée ou une forte haie taillée en topiaire constituée de charmes), le jardin des plantes médicinales, les salons d’ornement et le jardin d’eau…

P1650738 P1650753 P1650759

Culture printemps 2015 du Potager de Villandry.

Les jardins de Villandry nécessitent 115 000 plants de légumes et de fleurs dont 50% environ sont préparées dans nos serres. Il faut chaque année changer le plan de culture du potager en fonction d’une rotation de trois ans. C’est une opération complexe puisqu’il convient de tenir compte de l’assolement et des couleurs, et ce deux fois par an. Dix jardiniers travaillent toute l’année dans ces jardins.

P1650769 P1650774 P1650779

L’origine du jardin potager remonte au Moyen-Âge. En effet, les moines, dans leurs abbayes aimaient disposer leurs légumes selon des formes géométriques. L’influence italienne apporta à ce potager ses éléments décoratifs : les fontaines, les tonnelles et les massifs de fleurs. C’est un architecte français de la Renaissance, Jacques Androuet du Cerveau, qui réunit ces deux inspirations pour créer les potagers décoratifs qui ont ainsi servi de cadre à tous les châteaux du Val de Loire. Ils ont disparu aujourd’hui, et Villandry reste le seul exemple de la façon dont nos ancêtres du XVIème siècle harmonisaient ensemble fleurs et légumes.

P1650791 P1650803 P1650816 P1650830

Un jardin, c’est d’abord un plan. Au belvédère, on découvre une petite vallée étagées en jardins, selon le principe énoncé au 16e siècle par Olivier de Serres, le père de l’agronomie : … (il faut) que les jardins soient regardés de haut en bas, soit des bâtiments voisins, soit de terrasses ». Chacun des jardins est entouré d’une allée plantée de tilleuls ou de vignes, qui permet de rester à l’abri du soleil. Le Potager Renaissance, situé au niveau le plus bas, est composé de neuf carrés de taille identique aux motifs différents : ils sont plantés de mars à novembre de légumes aux couleurs contrastées (bleu du poireau, rouge du chou…), composant un damier multicolore. Le second jardin, le jardin d’ornement prolonge à l’extérieur les salons du château. Conçu comme un lieu de réception et de convivialité, planté de hauts buis et de fleurs, il évoque des thèmes universels : l’amour, la religion, la musique… Classique, sobre et dépouillé, le jardin d’eau situé au sud est composé de grandes pelouses agrémentées de buis en bac. Enfin, le jardin du Soleil sur la quatrième terrasse, organisée en trois chambres de verdures, est centré autour d’une magnifique fontaine en forme d’étoile.

P1650844 P1650849 P1650856 P1650858 P1650874

Ces jardins ont connu de nombreuses modifications au cours du temps. On peut distinguer quatre périodes importantes dans leur évolution :

Au 16e siècle, alors que Villandry est la propriété de Jean Le Breton, ambassadeur à Rome puis gouverneur de Chambord, le château Renaissance est érigé sur une base médiévale préexistante. On sait par le Cardinal d’Aragon qu’il existe alors un jardin avec une partie potagère ; dans une lettre au pape, il écrit en effet : « j’ai trouvé à Villandry des salades plus belles que celles de Rome »… le potager est alors bien structuré et symétrique, comme c’est la mode à l’époque.

P1650904 P1650906 P1650908 P1650918 P1650933 P1650949

Au 18e siècle, Villandry appartient au marquis Michel-Ange de Castellane. Celui-ci achète le jardin classique. Il fait aménager un bassin en forme de miroir Louis XVI sur la partie sud de la propriété. En outre, il développe le domaine en rachetant des parcelles situées dans le village. Ainsi, le potager est étendu jusqu’au pied de l’église.

P1650956 P1650967 P1650976 P1650978 P1650982 P1650987 P1650993 P1660004 P1660013

Au 19e siècle, Villandry passe aux mains de la famille Hainguerlot. Les jardins connaissent alors un changement radical : l’ensemble du domaine devient un parc romantique à l’anglaise, avec bosquets, hauts arbres et chemins sinueux. Les lignes courbes remplacent les droites. Seules sont conservées les trois fontaines monumentales et la terrasse plantée de tilleuls.

P1660024 P1660029 P1660049 P1660055 Q-DSC02914 (8)

Au début du 20e Siècle, Joachim Carvallo restaure le château Renaissance et ses jardins. Pour cela, il s’appuie sur une documentation iconographique : Les plus Excellents bastiments de France, de Jacques Androuet du Cerveau, lui apporte des exemples de plans de potagers à la Renaissance ; le Monasticum Gallicanum vient conforter ses choix; d’autre part, il retrouve ses fondations de murs et de soubassements et redéfinit ainsi les terrasses ayant existé par le passé. L’archéologie lui fournit le maillage historique des jardins. Seront alors recréés le potager, les jardins d’ornement, le jardin d’eau. Les motifs du potager sont le fruit du travail de Joachim tandis que ceux des salons d’ornement sont confiés à Javier de Winthuysen.  Le labyrinthe et le jardin des simples sont une création de Joachim tandis que le jardin du Soleil est une création récente d’Henri de Carvallo, l’arrière-petit-fils de Joachim.

Q-DSC02914 (15) Q-DSC02914 (24) Q-DSC02914 (29) Q-DSC02914 (37) Q-DSC02914 (48) Q-DSC02914 (53) Q-DSC02914 (60) Q-DSC02914 (71) Q-DSC02914 (81)  Après la visite des jardins de Villandry, nous avons visité une cave à Cravant et succinctement la ville de Chinon.

Q-DSC02914 (94) Q-DSC02914 (96) Q-DSC02914 (103) Q-DSC02914 (108) Q-DSC02914 (124) Q-DSC02914 (128) Q-DSC02914 (130) Q-DSC02914 (137)

Publicités

A propos gebete29

golfeur, photographe, randonneur et tireur à la poudre noire, retraité qui sintéresse à l'Histoire de la Bretagne
Cet article, publié dans La Loire à Vélo, nature, randonnée, Villes et villages remarquables, Voyages, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s