L’abbaye de Bon-Repos à Saint-Gelven

Au bord du canal de Nantes à Brest, l’abbaye cistercienne de Bon-Repos constitue une halte réparatrice, culturelle et historique dans un superbe environnement : forêt de Quénécan, gorges du Daoulas, allées couvertes de Liscuis datant de 3000 ans avant JC…

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L’abbaye Notre-Dame de Bon-Repos est située sur la commune de Saint-Gelven dans le département des Côtes-d’Armor. Elle se trouve le long du Blavet, également canal de Nantes à Brest à cet endroit.

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Cette abbaye fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 5 janvier 1940. Fondée en 1184 par Alain III de Rohan et Constance de Bretagne, elle connut des siècles de prospérité et périodes de crises auxquels la révolution mit un point final. Vendue comme bien national, elle tomba peu à peu en désuétude, jusqu’à devenir carrière de pierre. C’est en 1986 qu’une poignée de passionnés, fondent l’association des compagnons de l’abbaye de Bon-Repos pour relever ce bâtiment du 18e siècle et lui redonner sa place culturelle en Centre-Bretagne.

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Aujourd’hui l’abbaye de bon-repos accueille plusieurs milliers de visiteurs pour découvrir les bâtiments restaurés mis en valeur par de nombreuses expositions d’art contemporain et sur le patrimoine ainsi que de nombreuses animations toute l’année.

Chaque été, le site de l’Abbaye de Bon Repos devient le théâtre d’une immense fresque historique.

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L’Abbaye de Bon Repos devient durant quelques soirs le théâtre d’une reconstitution grandiose retraçant l’histoire du Centre Bretagne. 350 figurants, 35 chevaux, des animaux de la ferme, 1500 costumes participent à cette impressionnante mise en scène.

Rythmées par une envoûtante bande musicale et des effets pyrotechniques, illustrées par la projection d’images géantes sur la façade de l’Abbaye, les scènes vous entraînent dans un spectacle riche en émotions. Une fresque historique qui, deux heures durant, occupe une scène de 20 000 m² avec en toile de fond, la façade de l’Abbaye. Un village gaulois et le château de Conomor, le barbe bleue breton, délimitent l’espace scénique de part et d’autre.

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Élevée en 1180, dans la forêt de Quénécan, en léger surplomb du canal de Nantes à Brest, l’ancienne abbaye cistercienne avait connu des périodes de prospérité avant de succomber sous la Révolution. Au point de n’être plus qu’un gigantesque tas de pierres, inanimées et en piteux état, rongées par la végétation… jusqu’à ce que, au milieu des années 1980, une douzaine d’amis (Hervé Le Pochon, Maurice Le Gallic et l’abbé Lebreton en tête) se lancent dans un pari fou : la restauration des lieux, «Un défi colossal». Vingt ans de travail et de passion ; C’était en 1986. Avec énormément d’huile de coude…

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L’abbaye cistercienne fut fondée le 23 juin 1184 par le vicomte Alain III de Rohan et son épouse Constance de Penthièvre de Bretagne, en forêt de Quénécan sous le nom de « Sanctae Mariae de Bona Requie » en présence de Dom Pierre, abbé de Clairvaux, de Dom Simon abbé de Savigny et de Raoul, seigneur de Fougères. La première communauté l’occupant viendra d’ailleurs de Savigny.

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Période médiévale : La crypte de l’église abbatiale servira entre 1196 et 1516 de sépulture à treize Vicomtes de la grande famille de Rohan ainsi qu’à plusieurs de leurs épouses.

Prospère jusqu’au XVIe siècle, l’Abbaye devient alors Royale sous le régime de la commende en 1534. Commence pour elle une période de déchéance qui s’achève au XVIIIe siècle par l’arrivée à sa tête en 1683 de l’abbé Philippe Alexandre Montault-Navaille de Saint-Genies qui reprend en main l’abbaye ruinée. Elle redevient alors prospère pour environ un demi-siècle. Plusieurs de ses abbés sont alors issus de la Famille de Rougé et du Plessis-Bellière, une ancienne famille bretonne.

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Destructions révolutionnaires : À la Révolution française de 1789, les 4 derniers moines de l’abbaye de Bon Repos fuient vers l’Angleterre (ou Royaume de Grande-Bretagne à cette époque) pour cause d’insécurité et laissent cette abbaye à l’abandon. Cette date marque la fin de la vie monastique au sein de cette dernière. Deux ans plus tard, en 1791, un inventaire est réalisé dans cette abbaye par les révolutionnaires, puis elle sera vendue comme bien national, et achetée par un tisserand révolutionnaire, maire de Rostrenen, Julien Le Bris, qui y installera une manufacture de textile. Ce n’est qu’en 1796 qu’elle sera pillée – et non brûlée – par les chouans qui l’occuperont à plusieurs reprises comme caserne ou du moins comme refuge exceptionnel.

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Elle servit ensuite d’abris aux constructeurs du canal de Nantes à Brest, puis tomba pour de longues années à l’abandon.

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A propos gebete29

golfeur, photographe, randonneur et tireur à la poudre noire, retraité qui sintéresse à l'Histoire de la Bretagne
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