Nouveau paysage rural finistèrien

Plourin en Pays d’Iroise. Les doigts de Saint Budoc. Saint Budoc, moine d’origine bretonne, aurait débarqué à Porspoder au 6ème siècle après avoir traversé la Manche dans une auge de pierre. Le bruit de la mer le gênant dans ses prières, il aurait décidé de continuer son chemin sur la terre ferme. Ayant hissé son lit de pierre sur un attelage, il résolut de construire son église là où le chariot s’arrêtait. Ce fut à Plourin. Saint Budoc devint, par la suite, archevêque de Dol-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), succédant à Saint Samson.DSC03828 DSC03833A la mort de Saint Budoc en 608, son disciple Ildut aurait été chargé de ramener son bras droit à Plourin. Sur la route, le curé de Brech (Morbihan) se serait emparé de la relique. Ildut parvint à arracher, avec ses dents, trois doigts qu’il garda dans la bouche jusqu’à Plourin. On peut les voir dans l’église, enchâssés dans un bras d’argent.DSC03929

DSC03836Le monument Tumulus à Plourin fait partie du patrimoine classé de Plourin. Le monument « Tumulus de Plourin » est une propriété d’une personne privée. Ce monument date de l’Âge du bronze et fait partie des 3 constructions répertoriées de Plourin.DSC03845En retournant la terre, les cultivateurs trouvent parfois des pierres taillées. Bien souvent, le fragment de silex ou le galet éclaté doit passer inaperçu. De temps en temps, l’objet est assez travaillé pour que soit reconnu un objet fabriqué par les hommes de la préhistoire. Les bifaces trouvés à Kervellec et à Kervavic et à Lescalvar sont les plus belles trouvailles datant du paléolithique (-200 000 ans), faites à Plouguin. De nombreuses prospections systématiques ont permis de situer plusieurs sites mésolithiques dans la campagne plouguinoise, avec concentration de débris de silex ou de pierres taillées (Kerventuric, Lescalvar). (Plouguin = 9 km de Plourin, près de Ploudalmézeau)DSC03846 DSC03849L’âge de ces pierres est difficile à préciser: 4000 ou 5000 ans avant notre ère environ. Pourquoi ont-ils été construits ? On ne le sait pas. Ils peuvent être alignés, disposés en cercle, isolés ou associés par deux ou trois. De nombreux menhirs ont été détruits, soit par décision des prêtres pour lutter contre les croyances pré-chrétiennes, soit pour être réutilisés pour constructions de stèles ou simplement de maisons.

Leur taille et leur érection nécessitaient une société organisée. Sur Plouguin, il reste 3 menhirs dont le menhir brisé de Kervignen. En 1887 il existait encore 5 menhirs, plusieurs furent détruits par un carrier de Tréglonou (en mars 1887) pour bâtir une maison à Locmajan.

DSC03862 DSC03867L’époque des menhirs est aussi celle de la fabrique de haches polies en fibrolite de Lannalouarn. A cette époque, le silex, dont les nucléus roulés sur des centaines de kilomètres sur les plages par les marées, étaient ramassés par les artisans préhistoriques, servait à faire des outils tranchants. On retrouve ainsi de multiples objets taillés: pointe de flèches, lames, racloirs etc… Souvent de petite taille, qui étaient sans doute sertis dans des manches permettant d’obtenir des outils de précision.

Quid des dolmens ? Les dolmens étaient des tombes collectives. Ils étaient parfois recouverts de terres (allée couverte). Sur Plouguin, il n’y en a pas de nos jours. Pourtant, en deux endroits il y en a peut-être eu.DSC03918Le bocage est un paysage rural composé de prairies, cultures, pâturages, vergers… encadrés par un maillage de haies constituées d’arbres et arbustes. Ces haies sont souvent plantées sur des talus plus ou moins hauts bordés par des fossés.

Vers le XIIIème siècle, on défriche les boisements et on se spécialise dans l’élevage ; on enclot alors la moindre parcelle par des murets, des talus et des haies. La disposition des talus, haies, et fossés est ingénieuse : hormis la fonction de clôture pour le bétail, elle ralentit l’écoulement de l’eau le long des pentes et permet ainsi à tout le monde de bénéficier de cette ressource (moulins, cultures, élevages…). Le bois et les fruits que fournissent les arbres sont aussi très exploités.DSC03912Les Bocages breton et vendéen se sont illustrés dans l’histoire de la chouannerie en France. Les chouans s’y sont longtemps protégés des armées républicaines.

Un bocage est une région rurale où les champs cultivés et les prés sont enclos par des levées de terre ou talus portant des haies et taillis, ainsi que des alignements plus ou moins continus d’arbres et arbustes sauvages ou fruitiers. Cette végétation haute de 1 à 20 mètres marque généralement les limites de parcelles qui sont de tailles inégales et de formes différentes. L’habitat bocager y est souvent dispersé sous formes de fermes et de hameaux.

Evolution du paysage rural breton : implantation de haies constituées d’éoliennes.DSC03917

DSC03923Dans les années 1860 à 1970, le bocage a régressé ou disparu sur une grande partie de son aire antérieure : on estime à 40 000 km les haies détruites dans le seul département du Finistère, et ce sont 2 millions de km de haies, pour l’ensemble de la France, et ceci non sans conséquences.DSC03855La première source d’électricité produite en Bretagne est renouvelable puisque les éoliennes de la région fournissent plus de la moitié de l’électricité bretonne.

En 2012, la production mondiale d’électricité éolienne a atteint 534,3 TWh, en augmentation de 18,3 % par rapport à 2011 ; son taux moyen annuel d’accroissement depuis 10 ans a été de 26,1 % ; elle représente 11,4 % de la production totale d’électricité renouvelable et 2,4 % de la production mondiale d’électricité.

L’énergie éolienne est la deuxième source d’électricité renouvelable après l’hydraulique.DSC03870Une éolienne, c’est grand comment ? Il existe des éoliennes de 106 m de haut (351 pieds). Nous pourrions presque y habiter tellement c’est grand. Des éoliennes (prévues à Tannay – Nièvre) feront 150m de haut. Le point de vue du haut de l’éolienne sera magnifique et grandiose, aussi grandiose que l’impact visuel quand on se trouvera en bas…

Une éolienne se compose des éléments suivants : Un mât permet de placer le rotor à une hauteur suffisante pour permettre son mouvement (nécessaire pour les éoliennes à axe horizontal) ou à une hauteur où le vent souffle de façon plus forte et plus régulière qu’au niveau du sol. Le mât abrite généralement une partie des composants électriques et électroniques (modulateur, commande, multiplicateur, générateur, etc.). Les mâts sont généralement en acier, mais des mâts de béton sont de plus en plus utilisés par certains producteurs, Une nacelle montée au sommet du mât, abritant les composants mécaniques, pneumatiques, certains composants électriques et électroniques, nécessaires au fonctionnement de la machine. La nacelle peut tourner pour orienter la machine dans la bonne direction. Un rotor composé de plusieurs pales (en général trois) et du nez de l’éolienne, fixé à la nacelle. Le rotor est entraîné par l’énergie du vent, il est branché directement ou indirectement (via un multiplicateur de vitesse à engrenages) au système mécanique qui utilisera l’énergie recueillie (pompe, générateur électrique…). Des éléments annexes, comme un poste de livraison pour injecter l’énergie électrique produite au réseau électrique, complètent l’installation.DSC03915Une éolienne se modélise principalement à partir de ses caractéristiques aérodynamiques, mécaniques et électrotechniques. En pratique, on distingue aussi le « grand éolien », qui concerne les machines de plus de 250 kW, de l’éolien de moyenne puissance (entre 36 et 250 kW) et du petit éolien (inférieur à 36 kW).

Une éolienne à axe horizontal est une hélice perpendiculaire au vent, montée sur un mât. La hauteur est généralement de 20 m pour les petites éoliennes, et supérieure au double de la longueur d’une pale pour les modèles de grande envergure. Aujourd’hui les plus grandes éoliennes mesurent jusqu’à 180 m en bout de pale avec un moyeu à 120 m de haut pour une puissance de 6 MW.DSC03876Saint Hervé : Abbé en Bretagne (✝ 568). La statue de Saint-Hervé accompagné de son loup est posée sur le tombeau de Saint-Urfold. (Commune de Bourg-Blanc 29860)

A part saint Yves de Tréguier, il n’est pas de saint aussi populaire que lui en Bretagne. Il était né dans une famille de bardes. Aveugle depuis son jeune âge, guidé par un loup, selon la légende, il mena une vie de pèlerin. Un jour cependant, il se fixa à Plouvien, puis à Lan-Houarneau (Herwan ou Hervé en breton) où il se consacra à Dieu pour en chanter les louanges dans le monastère qu’il y fonda.DSC03883 DSC03898« Saint Hervé est un saint du Léon, il naquit à l’aube du VIe siècle à Lanrioul en Plouzévédé. Né aveugle, il apprit sur les genoux de sa mère le chant des psaumes et des hymnes, puis s’en fut à l’école de l’ermite Arzian. Jeune homme, il se consacra à Dieu sous la houlette d’un moine de sa parenté, Urfold, à Lanrivoaré. C’est là qu’un jour un loup tua l’âne avec lequel Guic’haran, le guide d’Hervé, labourait; sur l’injonction d’Hervé, le loup prit la place de l’âne et acheva le travail… » (diocèse de Quimper et Léon – Saint Hervé).DSC03882 DSC03890Un internaute a écrit: « Selon la légende, Saint Hervé vivait avec ses loups à l’endroit qui s’appelle actuellement l’ermitage Saint-Hervé à Tréouergat (29290). Il s’agit d’un petit bois où on peut encore trouver les traces d’une ancienne chapelle, d’un abri (sans doute celui de Saint Hervé), ainsi qu’une fontaine qui laisse toujours couler de l’eau. Tout le monde ignore à quoi ressemblait cet endroit du temps de Saint Hervé, mais les traces manifestes sont troublantes. Excepté son abri, la chapelle a été rasée ainsi que quelques autres murs alentours; seules les premières pierres décrivent le tracé des parois au sol. Joli petit endroit, fascinant par son mystère. »

En Bretagne, au VIe siècle, saint Hervé, ermite. Ses yeux furent, dit-on, privés de la lumière terrestre dès sa naissance, mais ouverts à celle du paradis, dont il chantait les joies avec bonheur.DSC03920 DSC03922Tant que j’y suis, voici ce que l’on peut savoir concernant mon beau prénom : Didier. Prénom masculin, Etymologie latine : « desiderius », désir ; Dates de Fête : 23 mai, Fête Locale Saint Didier de Vienne. Formes dérivées du prénom : Didia Didiane DieterDSC03908https://plus.google.com/photos/+DidierGOMBERT/albums/6214054169789043377

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A propos gebete29

golfeur, photographe, randonneur et tireur à la poudre noire, retraité qui sintéresse à l'Histoire de la Bretagne
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