L’île Vierge et ses phares

Le phare de l’île Vierge –  Un phare unique en son genre.

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Le premier phare de l’île Vierge est bâti entre 1842 et 1845. Il est allumé pour la première fois le 15 août 1845, la même année que celui de l’île Wrac’h et le feu du clocher de Plouguerneau pour marquer l’entrée de l’Aber Wrac’h. Ce phare est très vite jugé obsolète car de portée insuffisante (18 milles) au regard de l’importance du trafic maritime à l’entrée de la Manche.

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Un deuxième phare est construit entre 1897 et 1902 sur l’île Vierge, celui-ci a une portée de 27 milles (52 km) ; il est allumé pour la première fois le 1er mars 1902. Le phare, d’une hauteur de 82.50m est le plus haut d’Europe et l’un des plus remarquables de France. Il a été édifié afin d’augmenter le plus possible la portée géographique de l’éclat blanc du phare. De forme tronconique, la tour repose sur sol granitique. Le vide de la tour renferme un escalier suspendu de 397 marches. A l’intérieur, 12 500 plaques d’opaline bleu azur provenant directement des manufactures de Saint-Gobain l’habillent et le protègent de l’humidité. Tous les parements extérieurs, revêtus de bossage, escalier, bandeaux, consoles, corniches ont été exécutés en pierre de Kersanton. Cette roche de couleur gris-bleu, exploitée autour de Logonna, est réputée pour sa compacité et sa résistance. Sur l’île Vierge, les gardiens étaient chargés de surveiller une dizaine de feux situés entre le phare du Créac’h (Ouessant) et celui de l’île de Batz.

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Les premiers gardiens de l’île Vierge furent des moines. Les moines débarquent en 1445 sur cet îlot de désolation. Disciples de St François d’Assise, ces franciscains réformés se nommaient : «les Récollets» et désiraient retrouver la pureté originelle de leur Maître François, le «Poverello» … Ainsi ils baptisèrent ce lieu de désolation l’île de la Vierge en l’honneur de l’extraordinaire dévotion médiévale pour Marie. Mais les conditions de vie étaient tellement difficiles même pour des mystiques qu’ils renoncent à poursuivre leur œuvre en 1505 (de la chapelle qu’ils avaient édifiée en 1448 il ne reste rien…).

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Reste seulement le proverbe : «la Vierge a donné trois enfants…» Ces Récollets, même pas une dizaine, vont se diviser en trois groupes pour enfanter 3 couvents : à Morlaix (Cuburien), à Landerneau (le Cloître), à Landéda (Notre-Dame des Anges). Pour ce qui concerne cette dernière abbaye, il existe une chapelle nommée St Ellézou qui pourrait vouloir dire la chapelle des «Saints Anges» et l’un des gardiens de Notre-Dame des Anges est inhumé à Tréménac’h en 1671. Son nom est gravé sur la pierre tombale : Bizian. Comme est gravé le nom d’Augustin Fresnel aujourd’hui au phare de l’île Vierge, autre saint laïc celui-là pour avoir inventé la lentille qui porte son nom. Il est mort à 39 ans, et on ne peut pas compter ni raconter combien de vies ont été sauvées par la grâce de la Vierge.

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L’Etat est gestionnaire de l’intégralité de l’île par l’intermédiaire de la subdivision des phares et balises. Les édifices, pourraient passer sous la responsabilité du conservatoire du littoral qui est disposé à prendre en compte la totalité de l’île en partenariat. La commune et la communauté de communes sont concernées au titre du patrimoine, du tourisme et de l’aménagement du littoral, en relation avec l’Etat et le conservatoire du littoral. Il reste à définir les types de partenariat, l’organisation des visites, la restauration des cales d’accès et les activités nouvelles pouvant s’installer dans les locaux existants. La partie non habitée de l’île doit rester inaccessible afin de conserver son état initial.

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Parallèlement, le ministère de la culture, reconnaissant la valeur patrimoniale exceptionnelle de ces ouvrages ainsi que du phare de l’île Wrac’h, les a classés « Monuments historiques » au mois de novembre 2011. Des travaux patrimoniaux de restauration de la partie supérieure du grand phare sont prévus. Naturellement, le phare continue à guider les navigateurs, de jour comme de nuit et les équipes des Phares et Balises assurent son fonctionnement. Le phare est surveillé à distance depuis le phare du Créac’h à Ouessant. Deux des gardiens, affectés à la station de contrôle du Créac’h,  continuent à surveiller le phare à distance et veiller à son bon fonctionnement.

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A propos gebete29

golfeur, photographe, randonneur et tireur à la poudre noire, retraité qui sintéresse à l'Histoire de la Bretagne
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