L’oiseau sacré de Strasbourg

L’oiseau sacré dresse son col gracieux vers la constellation des cieux, il mire sa blancheur immaculée dans le miroir du marais, le bel oiseau blanc admire son reflet rayonnant.

160413-Strasbourg ville8DSC07548

Le cygne est l’espèce la plus courante parmi les cygnes d’Europe. C’est un cygne tuberculé à cause de ce tubercule noir à la base de son bec. C’est aussi un des oiseaux volants les plus gros. Il migre au sud en hiver et revient nicher au printemps dans les marais riches en nourriture. Ceux de Strasbourg et sur le Rhin en général ne migrent pas. Le couple de cygnes fait son nid au bord de l’eau et a une couvée de 5 à 7 œufs par an en avril mai. Les jeunes cygnes prennent leur envol au bout de 4 mois et nidifient 3 ou 4 ans plus tard.

DSC07551DSC07553DSC07559

René-François SULLY PRUDHOMME   (1839-1907)

Le cygne.

Sans bruit, sous le miroir des lacs profonds et calmes,

Le cygne chasse l’onde avec ses larges palmes,

Et glisse. Le duvet de ses flancs est pareil

A des neiges d’avril qui croulent au soleil ;

Mais, ferme et d’un blanc mat, vibrant sous le zéphire,

Sa grande aile l’entraîne ainsi qu’un lent navire.

DSC07574DSC07581DSC07584DSC07593

Il dresse son beau col au-dessus des roseaux,

Le plonge, le promène allongé sur les eaux,

Le courbe gracieux comme un profil d’acanthe,

Et cache son bec noir dans sa gorge éclatante.

Tantôt le long des pins, séjour d’ombre et de paix,

Il serpente, et laissant les herbages épais

Traîner derrière lui comme une chevelure,

Il va d’une tardive et languissante allure ;

La grotte où le poète écoute ce qu’il sent,

Et la source qui pleure un éternel absent,

Lui plaisent : il y rôde ; une feuille de saule

En silence tombée effleure son épaule ;

Tantôt il pousse au large, et, loin du bois obscur,

Superbe, gouvernant du côté de l’azur,

Il choisit, pour fêter sa blancheur qu’il admire,

La place éblouissante où le soleil se mire.

DSC07595DSC07612DSC07616

Puis, quand les bords de l’eau ne se distinguent plus,

A l’heure où toute forme est un spectre confus,

Où l’horizon brunit, rayé d’un long trait rouge,

Alors que pas un jonc, pas un glaïeul ne bouge,

Que les rainettes font dans l’air serein leur bruit

Et que la luciole au clair de lune luit,

L’oiseau, dans le lac sombre, où sous lui se reflète

La splendeur d’une nuit lactée et violette,

Comme un vase d’argent parmi des diamants,

Dort, la tête sous l’aile, entre deux firmaments.

DSC07630DSC07633DSC07634

Publicités

A propos gebete29

golfeur, photographe, randonneur et tireur à la poudre noire, retraité qui sintéresse à l'Histoire de la Bretagne
Cet article a été publié dans CROISIERE FLUVIALE, le Cygne, Le Rhin, nature. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s