le ballet de parapentistes au puy de Dôme

La Fédération Française de Vol Libre (FFVL) est une association française loi de 1901 fondée en 1974. Elle gère par délégation ministérielle officielle les six activités de vol libre principales (et disciplines associées) : le deltaplane, le parapente, le cerf-volant, le kitesurf, le speed riding et le boomerang depuis 2012. En 2012, elle compte 31 835 licenciés.

161007-le-puy-de-dome-b1Le parapente est un aéronef dérivé du parachute, permettant la pratique du vol libre ou du paramoteur. De nos jours, son utilisation, qui constitue un loisir et un sport, est indépendante du parachutisme et se rapproche plus d’autres pratiques de sports aériens comme le vol à voile ou le deltaplane. Le mini parapente étend encore les possibilités de pratiques.

161007-le-puy-de-dome-b3Un parapente est composé d’une aile (parfois également appelée voile), à laquelle est suspendue la sellette par des suspentes. Le pilote dispose de deux commandes pour manœuvrer ainsi que d’un dispositif d’accélération utilisable aux pieds (accélérateur) ou à la main (trim), et souvent d’un parachute de secours intégré soit à la sellette, soit en poche ventrale. Il est également fortement recommandé de porter un casque pour la pratique de ce sport.

dsc05496L’aile est fabriquée à partir d’un tissu résistant et léger. Elle est composée de « caissons » dans lesquels l’air s’engouffre afin de lui donner sa forme. L’aile est profilée comme une aile d’avion, ce qui génère la portance du parapente. Cette force, qui s’oppose à la gravité, permet au parapentiste de ralentir sa chute (selon l’axe vertical) à environ 1 mètre par seconde alors que dans le même temps le parapente s’est déplacé horizontalement de 8 mètres pour un parapente d’initiation, à plus de 12 mètres pour les engins de compétition (soit une finesse de 8 à plus de 12).

dsc05499dsc05500L’avant de l’aile est appelé le bord d’attaque et l’arrière le bord de fuite. Le bord d’attaque est le côté par lequel l’air entre dans les alvéoles de l’aile. On dit « caisson » entre deux points d’attache de suspentes et « alvéole » entre deux cloisons internes. La partie supérieure est appelée l’extrados et la partie inférieure l’intrados.

dsc05504Le décollage s’effectue en général dans une pente. Le parapentiste place son aile à terre, bien étalée (en forme de corolle) et face à la pente. Il s’installe dans sa sellette en veillant bien à respecter les vérifications d’usage (check-list comme en aviation : points d’accrochages de la sellette, casque, radio, pas de clé dans les suspentes et parachute de secours (aiguille et poignée)). Il faut qu’il y ait un léger vent qui remonte la pente face à lui pour lui faciliter le décollage et que les conditions météorologiques soient adaptées.

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Atterrissage : Dès qu’on a acquis les bases du décollage et avant de profiter des joies du vol, il faut d’abord apprendre à atterrir, exercice délicat en parapente. En effet, il faut être capable d’atterrir quasiment n’importe où et dans n’importe quelles conditions. En parapente, le principe de l’atterrissage ressemble à son homonyme en avion. Avant d’avoir décollé, il faut déjà avoir prévu où l’on peut atterrir, sauf en vol de distance.

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Phase finale : Dans la dernière branche (appelée aussi la finale), il faut être face au vent pour que sa vitesse par rapport au sol soit la plus faible possible, pour une vitesse air la plus grande possible. En effet, plus la vitesse air est élevée, plus la marge de sécurité par rapport au décrochage est grande. Ainsi, le pilote pourra manœuvrer jusqu’à l’arrêt sans risquer un décrochage. Arrivé à environ deux mètres du sol, on tire progressivement sur les freins jusqu’à les avoir le plus bas possible (mains en dessous des hanches lors du touché des pieds). Cette action convertit la vitesse/air de l’aile (énergie cinétique) en altitude (énergie potentielle), et fait donc remonter légèrement le pilote ; idéalement, le freinage est dosé de telle façon que l’altitude soit simplement constante (en palier). Au sommet de l’arrondi, la vitesse horizontale par rapport au sol est quasiment nulle, et la voile devrait décrocher à ce moment-là. Si la manœuvre a bien été exécutée, à ce moment le parapentiste touche le sol et atterrit comme une fleur. Il continue de freiner son aile pour qu’elle tombe à terre. Il dégage alors la piste d’atterrissage et va soigneusement plier son aile sur le côté de la piste pour qu’elle soit prête pour un prochain vol. En cas de vent fort, pour éviter de se faire trainer en arrière au sol, il faut affaler la voile en provoquant une fermeture frontale ou une fermeture asymétrique.

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Accidentologie ; Même si la pratique du parapente est classée, en France, dans les sports à risque, les avancées technologiques ont significativement réduit le nombre d’accidents depuis les années 1980. Il y a eu 13 accidents mortels en France en 2013 (ainsi qu’en 2012) pour environ 40 000 pratiquants soit un taux d’accident mortel d’environ 0,033 % par an.

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Les accidents ont des causes variées :

  • mauvaise réception à l’atterrissage sous voile ou sous secours,
  • collision entre pratiquants,
  • problème pendant la course d’envol et retour à la pente,
  • sortie du domaine de vol due à sur-pilotage et/ou aérologie trop forte…

dsc05642Un facteur aggravant est la mauvaise condition physique du pratiquant, qui semble aller avec le vieillissement de la population de pratiquants.

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Globalement, l’utilisation d’un parapente inadapté à son niveau, et le vol trop près du relief en conditions turbulentes, restent les dangers principaux pour le pratiquant. Finalement la survenue d’un accident est souvent liée à une accumulation d’erreurs et/ou à l’accumulation de nouveautés, par exemple voler avec une nouvelle voile, sur un nouveau site dans des conditions turbulentes.

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Les accidents impliquent proportionnellement au nombre de pratiquants plus de volants expérimentés que de volants d’un niveau « moyen ». Les accidents en école sont encore plus faibles, les élèves étant bien encadrés et prudents. Il convient, cependant, de modérer ce constat, car les pratiquants de bon niveau volent plus que les pratiquants débutants, et le risque statistique d’être accidenté est donc plus fort.

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A propos gebete29

golfeur, photographe, randonneur et tireur à la poudre noire, retraité qui sintéresse à l'Histoire de la Bretagne
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