Esnes-en-Argonne, la côte 304 et le Mort-Homme

DSC04951DSC04956Nécropole nationale d’Esnes-en-Argonne : Ce cimetière militaire français de 3,4 ha abrite les dépouilles de 6 661 soldats français pendant la Première Guerre mondiale, 3 661 reposent dans des tombes individuelles et 3 000 dans deux ossuaires. Dans le premier ossuaire reposent les soldats morts pour la France des régions de Béthelainville, Avocourt, Sivry-la-Perche, Côte 304, Esnes et Montzéville, dans le deuxième ossuaire reposent les soldats des régions Béthincourt, Bois-des-Forges, Cumières, Mort-Homme, Chattancourt et Malancourt.

Le monument de la cote 304. Ce monument de la Première Guerre mondiale, sous la forme d’une haute borne quadrangulaire, a été érigé à la mémoire des unités ayant combattu pour la prise de cette position. Le nom des différentes unités sont gravés sur le monument. Il a été inauguré le 14 juin 1934 par Philippe Pétain.

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Le 14 juin 1940, durant la bataille de France, François Mitterrand, futur président de la République française, alors sergent-chef au 23e régiment d’infanterie coloniale, est blessé à la Cote 304 et soigné au village d’Esnes. Le 22 septembre 1984, lors d’une des rencontres entre Mitterrand et Kohl, les deux chefs d’État visitent Esnes-en-Argonne. À la suite de cela, le 6 juin 1985, le conseil municipal fait Mitterrand citoyen d’honneur d’Esnes-en-Argonne.

Côte 304 – Fortement ralentis sur la rive droite de la Meuse par les tirs puissants et précis de l’artillerie française de la rive gauche, les Allemands changent leur stratégie d’attaque. Ils décident d’étendre leur offensive à l’ouest de Verdun. Le Kronprinz Impérial avait pourtant suggéré à von FALKENHAYN d’attaquer sur les deux rives dès le début de l’opération mais ce dernier refusa pour ne pas diviser ses moyens. La cote 304 et le Mort-Homme seront attaqués simultanément.

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Le général von GALLWITZ prend le commandement des unités chargées de cette offensive. Les Allemands amènent du matériel spécial et des troupes fraiches pour cette bataille. Du côté français, cela fait un moment que PÉTAIN s’attend à cet affrontement et quelques régiments ont été mis en réserve pour l’occasion. L’attaque démarre le 6 mars, par une forte préparation d’artillerie. Toute la crête du Mort-Homme est plongée dans un nuage de fumée et de poussière. Les Allemands gagnent du terrain au prix d’énormes pertes mais ne peuvent conquérir que le sommet le plus bas du Mort-Homme. Les lignes allemandes sont toujours prises sous le feu des batteries françaises de la cote 304 et des canons de la rive gauche. Le 8 avril, une nouvelle impulsion est donnée à l’attaque allemande, principalement sur les mamelons du Mort-Homme, mais aussi sur les approches de la cote 304. Ce coup de reins leur permet de gagner un peu d’espace mais la résistance énergique des fantassins français bien appuyés par l’artillerie les empêche d’atteindre leurs objectifs. La bataille bascule constamment d’une crête à l’autre. C’est la lutte la plus dure qui se soit déroulée sur la rive gauche. Des compagnies entières sont fauchées dans chaque camp. Les provisions demeurent indisponibles pour plusieurs jours. Les blessés sont laissés à l’abandon et les morts ne sont pas enterrés. Les tirs sont considérés comme plus violents que ceux qui auront lieu sur la Somme la même année.

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Un soldat français décrit l’horreur de ces bombardements : « Quand on entend au loin le sifflement des obus, le corps tout entier se crispe préventivement, se préparant à l’énorme explosion qui va arriver. Chaque nouvelle explosion est une nouvelle attaque, une nouvelle fatigue, une nouvelle affliction. Même avec des nerfs d’acier il est impossible de gérer cette pression. Le moment vient où le sang pulse à la tête, la fièvre envahit le corps tout entier, les membres sont engourdis, les nerfs sans réaction sont incapables de faire quoi que ce soit… » Malgré tous leurs assauts, les Allemands échouent sur le Mort-Homme. Les Français héroïquement restent forts. Le général PÉTAIN sort dans son ordre du jour du 9 avril 1916 son fameux : « Courage ! on les aura ! ».

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Depuis la cote 304, les Français empêchent les Allemands d’installer leurs batteries d’artillerie et les postes d’observation sur le Mort-Homme. Leurs positions sont pilonnées jour et nuit. Le général von GALLWITZ réussit à convaincre son officier supérieur qu’il est inutile d’attaquer le Mort-Homme avant d’avoir, au préalable, neutralisé la cote 304. Le lendemain, commence une période de pluie qui durera 12 jours. Les troupes sont trempées et pataugent dans la boue jusqu’aux genoux. Après cet épisode pluvieux, plusieurs contre-attaques françaises repoussent les Allemands au-delà des collines du Mort-Homme. Dans le même temps, l’ennemi se prépare pour l’attaque massive contre la cote 304. Le général von GALLWITZ, officier artilleur, décide de mettre en œuvre les grands moyens pour arriver à son but. 500 obusiers lourds pointent leur gueule sur un front large d’à peine deux kilomètres.

En cette journée torride du 3 mai 1916, les Allemands déclenchent un énorme bombardement qui s’étend de la cote 304 au Mort-Homme. Il se concentre particulièrement sur la cote 304 et le ravin de la Hayette. Plus de 70 batteries déversent leurs obus sur l’artillerie française postée sur cette crête. À 15 heures, les tirs augmentent encore en puissance, notamment sur un bataillon du 90e R.I. Toutes les tranchées sont nivelées, les hommes et le matériel, pulvérisés et les ouvrages considérablement affaiblis. Les Français comptent, de nouveau, de très lourdes pertes. Contre toute attente, l’attaque d’infanterie, suspectée après un tel bombardement, n’a pas lieu. À la suite des pertes énormes, subies par les bataillons de 1ère ligne, des renforts sont prélevés des 68e R.I. et 290e R.I.

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Tirs de concentration sur la cote 304Le 4 mai, à 4 h 30, le pilonnage reprend avec la même intensité que la veille. Il monte encore en puissance à partir de 8 h 30 et atteint son paroxysme, vers 15 heures, où il devient insoutenable. Les 1ère et 2e lignes de la 17e division, ainsi que la cote 304, sont complètement laminées. Un nuage de fumée et de poussière très épais et très élevé recouvre toute la zone. À 15 h 30, une colonne allemande, large de trois kilomètres, venant de Gercourt et se rendant à Cuisy, est signalée. Des fusées rouges qui partent de la cote 304, demandent un tir de barrage. L’artillerie lourde du 9e C.A. se joint à l’artillerie divisionnaire pour barrer la route aux Allemands. Une heure plus tard, les tirs allemands s’allongent dans le vallon de la Hayette. Depuis la cote 310, on entend le crépitement des mitrailleuses dans le bois en éponge.

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Voici ce que rapporte le jmo de la 17e D.I. au sujet de cette attaque : « Dès que le tir s’est allongé, l’infanterie allemande s’est avancée en vagues, entre le boyau de la Joliette et le boyau des Serbes, dans un pli du terrain. Les tranchées de notre côté n’existent plus, presque tous les officiers et hommes sont enterrés, les mitrailleuses, les fusils brisés. La 1ère vague allemande est composée d’hommes qui vont le fusil à la bretelle, un rouleau de fil de fer dans la main gauche, une grenade dans la main droite, ils montent sur la cote 304 par le Nord. La 2e vague est composée de nettoyeurs. La défense est inhibée sur le front. Du bataillon Berthelon (droite du 68e R.I.), il n’est revenu que deux hommes. La fusillade et le feu des mitrailleuses menés par les débris des compagnies d’aile des bataillons Romary du 68e et Royné du 90e gênent sensiblement l’ennemi, le prennent de flanc, lui font subir de lourdes pertes et renoncer à élargir son cheminement vers la cote 304.(…)

Les renseignements sur la situation, à 20 heures, sont les suivants : aucune nouvelle du 68e. On dit que l’ennemi aurait pris pied au bois en Éponge. Aucune nouvelle du Btn de droite du 90e.(…) À 23 h 15, le général commandant la 17e division donne les ordres pour une contre-attaque par les trois groupements qui vont se constituer sur le front, avec beaucoup d’unités mais avec des effectifs très réduits. À droite, le lieutenant-colonel CARLIER commandant le 90e, renverra le reste du 2e bataillon du 68e, épuisé, à Esnes. Avec le 2e bataillon du 90e, il devra maintenir son front sur le Crochet et contre-attaquer, face au nord-est, dans le flanc gauche de l’ennemi. Au centre, le lieutenant-colonel EGGENSPIELER du 290e, avec le 5e bataillon du 290e agira sur le côté sud de la cote 304, face au Nord. À gauche, le lieutenant-colonel ODENT du 68e attaquera la face au nord-est. Si ces trois contre-attaques ne peuvent avoir lieu dans la nuit, en raison des tirs de barrage de l’ennemi et des retards qui en résultent dans l’arrivée des troupes, elles seront reprises simultanément par les 3 groupements et avec la dernière énergie aux premières lueurs du jour ».

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Le 5 mai, à droite, le 2e bataillon du 90e R.I. se maintient à la lisière est du bois de la cote 304, mais est cloué sur place par des mitrailleuses placées en partie haute du bois. À gauche, ODENT qui a récupéré des éléments du 77e R.I. et du 290e R.I. en renfort de son 68e R.I. donne, à 1 h 10, l’ordre d’attaquer. Les tranchées de la pente nord-est de la cote 304 sont reprises une à une. Au moment de dévaler la pente descendante, un violent tir de mitrailleuses et d’artillerie légère les accueille ; ODENT est alors frappé d’une balle en pleine tête. Les unités françaises doivent retraiter sous couvert du 6e bataillon du 290e R.I. qui n’a pas pris part à l’attaque. Les Allemands contre-attaquent mais sont énergiquement repoussés à coup de fusils et de mitrailleuses. Le colonel MARIANI prend le commandement des troupes postées à la cote 304 avec pour mission de tenir à tout prix cette cote ainsi que les positions le reliant avec le 290e R.I. à droite et la 18e D.I. à gauche. Au soir du 6 mai, la 152e D.I. qui doit relever la 17e D.I. arrive trop tard pour monter en ligne ce qui permet aux Allemands de consolider leurs emplacements récemment reconquis.

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Dans la matinée du 7 mai, un violent bombardement est déclenché sur le secteur de la 152e D.I. À partir de midi, ce bombardement monte en puissance. Vers 16 heures, les vagues d’attaque allemandes déferlent sur les positions de la cote 304, sur le front du 114e R.I., dans un premier temps, puis sur celui du 125e R.I. Perforant la ligne de la 18e D.I., ils s’emparent de la presque totalité du bois Camard. Malgré la résistance des éléments du 125e R.I., les Allemands débordent leur objectif par l’Ouest et s’infiltrent dans le ravin sud. La situation devient critique pour les troupes françaises. Cependant, l’ennemi est mal soutenu par son artillerie et est repoussé par les renforts français amenés d’Esnes. Il l’est également au nord de la cote 304 ; la continuité de la ligne française est à nouveau rétablie. Dans la nuit suivante, la cote 304 est, de nouveau, attaquée et prise aux Français qui se trouvent complètement débordés. Il faudra encore trois autres jours d’un corps à corps acharné avant que les Allemands ne l’enlèvent définitivement. Ce même jour, une offensive est menée contre les positions françaises sur la rive droite de la Meuse.

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Le 18 mai, à 3 heures du matin, le général NIVELLE lance deux opérations quasi simultanées. La première vise à reprendre les positions perdues lors de l’attaque allemande du 7 mai, à l’est de la cote 304 ; cette opération est un succès. La seconde, vers l’ouvrage 287, n’est qu’un leurre destiné à diviser les forces ennemies. Vers 16 heures, les Allemands déclenchent une contre-attaque qui est repoussée à l’est du bois d’Avocourt, devant la cote 304 et le bois Camard. Ils réussissent par contre à percer les lignes françaises sur une profondeur de près d’un kilomètre entre le bois d’Avocourt et la route Esnes-Malancourt. Toutes les tentatives françaises pour reprendre le terrain perdu, échouent.

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Le lendemain, à 3 h 30 du matin, une nouvelle offensive allemande est lancée, flammenwerfer en tête. À l’ouest de la cote 304, vers Pommerieux, la 1ère ligne française est enfoncée. Les Allemands ne peuvent pas exploiter cette percée qui leur aurait permis de tourner la défense française au sud de la côte 304. À 13 heures, le 3e R.M.Z. est lancé en contre-attaque avec pour objectif : l’ouvrage 15, au sud de la cote 287 et à l’ouest de Pommerieux.

La route du Mort-Homme est désormais libre. Dans ce secteur, aussi, un énorme bombardement est déclenché. Le Mort-Homme parait en éruption. Le ciel et la terre tremblent sous l’explosion de milliers d’obus. Dans chaque camp règne le chaos. Côté allemand 13 régiments restent sur la ligne de défense sans commandement ni coordination. Les Français résistent admirablement mais cèdent à la fin du mois de mai. Le Mort-Homme est finalement pris par les Allemands. Les villages de Cumières et de Chattancourt sont également pris. À l’issue de trois mois de combats ininterrompus, les bois Bourrus semblent à portée de main. Après cette bataille, les troupes françaises et allemandes sont complètement exténuées.

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Comme pour le Mort-Homme, les combats de la cote 304 ne cesseront pas dans ce secteur de la place de Verdun. Il faudra attendre l’offensive française du 20 août 1917 pour reprendre la cote 304. La rive gauche de la Meuse sera définitivement conquise par les Américains, lors de l’offensive Meuse-Argonne qui débutera le 26 septembre 1918.

Le 17 juin 1934, un monument élevé à la mémoire des unités ayant combattus dans ce secteur est inauguré par le maréchal PÉTAIN. Le nom de ces unités est gravé sur le mémorial. Sur la route qui mène d’Esnes-en-Argonne à la cote 304 un monument à la gloire du 173e d’infanterie est érigé. Plusieurs autre monuments ou cénotaphes sont éparpillés ça et là sur le champ de bataille.

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Le Kronprinz supplie Falkenhayn d’attaquer la rive gauche pour faire taire les canons français. Les Allemands attaquent autour du Mort-Homme, du côté de la rive gauche, du bois des Bourrus, du bois de Cumières et du bois des Corbeaux. Puis ils attaquent sur la rive droite autour du fort de Vaux, de la Côte du Poivre et d’Avocourt. Ce sont à chaque fois des boucheries pour les deux camps. En ces lieux, tant du côté français qu’allemand, ces hommes ont fait preuve tout à la fois de courage, de désespoir, de sacrifice et d’abnégation.

Sur ces positions, les armées françaises et allemandes sont impitoyablement usées et saignées à blanc. Nombreuses sont les unités qui doivent être entièrement reconstituées à plusieurs reprises ou qui disparaissent. Le 6 mars 1916, les Allemands pilonnent et attaquent le Mort-homme sur la rive gauche. Mais le feu français les arrête. Cette « bataille dans la bataille » va durer jusqu’au 15 mars. Au cours de ces 10 jours, le secteur est transformé en désert. Les combattants des deux bords y connaissent toutes les souffrances.

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Cumières-le-Mort-Homme est une commune française située dans le département de la Meuse. Il s’agit de l’une des neuf communes « mortes pour la France » à la suite de la Première Guerre mondiale qui ne comptent aucun habitant.

Au lieu-dit le-Mort-Homme le monument élevé à la mémoire des soldats de la 69e division, érigé par l’amicale des anciens de la 69e division d’infanterie. Jacques Froment-Meurice a réalisé une œuvre représentant un squelette se dégageant de son suaire. Debout, le squelette du soldat pousse un cri de victoire. Il porte sur un bras un drapeau, symbolisant la nation pour laquelle il s’est sacrifié, de l’autre bras il brandit le flambeau de la victoire. Sur le socle du monument, l’inscription « Ils n’ont pas passé », rappelle la résistance victorieuse des soldats français. Les travaux se sont déroulés du 12 juillet au 20 août 1922. L’entretien du monument a été confié au Souvenir français. À 100 m, le monument de granit dressé par les anciens de la 40e division d’infanterie.

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Ancien champ de bataille – Classé en zone rouge, l’ancien champ de bataille a été planté de conifères dans les années 1920. Sans cette forêt de 14 000 ha, on distingue les bords des cratères d’obus, l’emplacement des villages détruits dont rien ne subsiste. Une chapelle a été érigée en 1933 à l’endroit où se trouvait l’église avant la Grande Guerre.

Le 55e régiment d’infanterie va rester dans la commune du juin 1914 en juin 1915. Le 21 février 1916, le tonnerre des canons marque le début de la bataille de Verdun. Situé sur le secteur de Verdun, le village perdu par les troupes françaises le 8 avril 1916 et repris le 26 septembre 1918 disparaitra totalement sous l’acharnement des pilonnages des obus français et allemands.

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Le 6 avril 1916 décède ROUE Jean Marie, soldat du 37e RI. Le 37e RI est arrivé à Verdun, en premières lignes, le 26 mars 1916. Il relève le 121e RI dans le secteur de Béthincourt / Esnes, pour y assurer la garde du saillant très important constitué par le village de Béthincourt, au nord du ruisseau de Forges. Sa mission est de laisser le temps à la division de s’organiser sur la cote 304.

Il est ainsi sacrifié. Les allemands tentent de s’emparer de Verdun, les combats sont très violents, les bombardements terribles. Le corps de Jean Marie ne sera jamais retrouvé, comme tant de ses camarades. Le village de Béthincourt fait partie des 17 communes médaillées de la Résistance (décret du Général de Gaulle du 15/10/1945). A accueilli le PC du colonel Grandval, chef des F.F.I pour l’Est de la France, du 6 juin au 13 juillet 1944.

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