Un mémorial de la bataille de Verdun

Le Mémorial de Verdun est créé en 1967 à l’emplacement de la gare de Fleury-devant-Douaumont à l’initiative du Comité National du Souvenir de Verdun et de son président Maurice Genevoix.

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Ancré au cœur du champ de bataille sur les lieux des combats de la Grande Guerre, le Mémorial de Verdun est un lieu majeur d’histoire et de mémoire, qui propose une immersion dans la bataille de Verdun à travers la figure du combattant qu’il soit français ou allemand.

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Fermé depuis septembre 2013 pour des travaux de rénovation et d’agrandissement, il a rouvert ses portes en février 2016 et propose une nouvelle scénographie. Le nouveau parcours se déploie sur trois niveaux au fil d’un parcours de découverte.

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Créé en 1967, sous l’égide de l’Académicien et Ancien Combattant Maurice Genevoix, il compte parmi les principaux musées européens de la Grande Guerre.

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Près de 2000 objets de collection, une multitude de photos souvent inédites, des témoignages français et allemands et des dispositifs audiovisuels exceptionnels se mêlent dans un parcours de visite totalement renouvelé, pédagogique et empreint d’émotions, afin d’évoquer l’expérience combattante de ces hommes venus de toute parts.

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Dès l’entrée, le visiteur est invité à situer la bataille de Verdun dans le temps et l’histoire, puis à mettre ses pas dans ceux d’un soldat qui part vers les premières lignes. Au cœur de la visite, un spectacle audiovisuel de 100m2 évoque l’expérience combattante dramatique de ces hommes sur un champ de bataille dévasté, tandis qu’une crypte permet d’entrer dans l’intimité fragile d’un soldat exposé au feu des canons.

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Le second niveau laisse découvrir aviateurs, artilleurs, états-majors qui prennent part à la bataille ainsi que la vie en Meuse aux arrières immédiats du front où les médecins travaillent sans répit. Le quotidien en France et en Allemagne est mis en scène au travers du regard des soldats en permission tandis qu’un film raconte la construction de la mémoire de la bataille de Verdun.

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Au dernier niveau de visite, entièrement ajouté en 2015, les murs du Mémorial s’ouvrent sur le paysage environnant. Le champ de bataille se contemple et s’apprivoise à l’aide de bornes interactives, aux côtés d’un espace d’exposition temporaire, d’un centre de documentation, d’un lieu de détente et d’une salle pédagogique.

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Fernand Ducom, ancien combattant et premier conservateur du Mémorial, précise le 7 octobre 1966 : « Il manquait au secteur de Verdun, à côté de ses forts et de ses cimetières, un endroit où la bataille pût être reconstituée et expliquée ».

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Le mémorial de Verdun est inauguré le 17 septembre 1967 en présence d’Henri Duvillard, ministre des Anciens combattants.

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« Ce Mémorial a été édifié par les survivants de Verdun, en souvenir de leurs camarades tombés dans la bataille pour que ceux qui viennent se recueillir et méditer aux lieux mêmes de leur sacrifice, comprennent l’idéal et la foi qui les ont inspirés et soutenus » — Maurice Genevoix.

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Un mémorial de la bataille de Verdun ? Pourquoi ? Parce que les survivants, bien au-delà de leur propre personne, veulent perpétuer le souvenir de tous ceux qui sont tombés, de Souville au Mort-Homme, du Bois des Caures à Douaumont. Parce qu’ils veulent commémorer une bataille qui a marqué un tournant décisif de la longue histoire des hommes. Parce qu’ils souhaitent que les hommes de demain, venant se recueillir au lieu même de leur sacrifice, comprennent l’idéal et la foi qui les ont inspirés et soutenus.

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Une guerre devenue totale. La bataille de Verdun s’inscrit dans un conflit dont les dimensions stupéfient déjà ses contemporains. C’est bien la « Grande guerre » : grande par le nombre de pays engagés, grande par les sacrifices des civils et des militaires. Dix millions de soldats sont morts au combat entre 1914 et 1918.

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De différend localisé, le conflit s’étend à grande vitesse en Europe et dans le monde par le jeu des alliances entre les puissances coloniales. Chaque nation justifie son entrée en guerre par la menace d’agression qu’elle perçoit. L’Allemagne se sent prise en étau entre la Russie et la France. Pour attaquer la France, elle viole la neutralité belge, ce qui décide la Grande-Bretagne à soutenir la France. Celle-ci résiste : l’espoir d’une guerre courte disparaît. L’équilibre relatif des forces conduit à une interminable guerre de tranchées sur le front ouest. La guerre se transforme en une guerre totale où la puissance des armes engagées et des ressources de chaque pays deviennent décisives.

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De 1914 à 1918 : la guerre omniprésente à Verdun. Alors que la bataille de la Marne (5-12 septembre 1914) stoppe l’avancée allemande vers Paris, la place fortifiée de Verdun devient le pivot Est du dispositif militaire français. Attaquée fin septembre, elle résiste mais se trouve enserrée sur trois côtés par l’armée allemande. La guerre de position fait rage en 1915 au sud et à l’ouest de Verdun : les soldats creusent des sapes et déposent des charges explosives sous les lignes adverses. Ces combats sans fin sont occultés par la « bataille de Verdun » en 1916. L’armée allemande veut s’emparer de la place forte pour réduire le saillant de Verdun et porter un coup décisif à l’armée française, déjà très affaiblie par les pertes d’un an et demi de guerre. Elle lance une offensive sans précédent le 21 février 1916. La résistance française est opiniâtre, mais elle ne parvient pas à reprendre les forts perdus de la rive droite qu’à la fin de l’année 1916. Les opérations de reconquête se poursuivent en 1917. Pourtant, seules les opérations franco-américaines de septembre 1918 permettent de repousser les troupes allemandes et de desserrer leur étau. Un mois plus tard, leur résistance s’effondre. L’armistice signé le 11 novembre clôt cinquante-deux mois de guerre en Meuse.

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A propos gebete29

golfeur, photographe, randonneur et tireur à la poudre noire, retraité qui sintéresse à l'Histoire de la Bretagne
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