Verdun ville

DSC06249DSC06254HOTEL DE VILLE – Salle des décorations : Dans un mobilier de style art nouveau signé Majorelle, la ville conserve les plus hautes distinctions reçues des pays alliés avec drapeaux, sabre d’honneur, diplômes et plaques commémoratives. Le livre d’or de la ville (œuvre de l’artiste nancéien Victor Prouvé) porte les signatures de nombreux chefs d’État et personnalités d’Europe et du monde en visite à Verdun.

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Les premières distinctions sont remises à la ville le 13 septembre 1916 lors d’une cérémonie à la citadelle souterraine, sous la présidence de Raymond Poincaré et en présence des représentants de Grande-Bretagne, Russie, Italie, Serbie, Belgique et Monténégro. De 1917 à 1929, 16 autres nations décerneront à Verdun leurs décorations les plus élevées.

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Salle des livres d’or : Elle est inaugurée le 17 juin 1956 par le président de la République René Coty, ancien combattant de Verdun. Les livres d’or recueillent les noms, prénoms, grades, unités des combattants titulaires de la médaille de Verdun. Dans cette salle également les croix de guerre des neuf villages détruits « morts pour la France » du champ de bataille de Verdun ; objets retrouvés dans leurs décombres ; plan relief du champ de bataille ; tableau des citains (citoyens d’honneur) de Verdun sur lequel le nom du maréchal Pétain a été enlevé après la Seconde Guerre mondiale.

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Salle des souvenirs de guerre : Photographies, bustes, portraits des généraux Pétain, Mangin, Joffre, Nivelle, Guillaumat ; le célèbre ordre du jour du général Pétain du 10 avril 1916 « Courage… On les aura » ; autres documents rédigés par différents généraux ; manuscrit du colonel Driant ; vitrine consacrée à André Maginot ; photographies des destructions de Verdun, etc.

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La porte Chaussée, ou tour Chaussée, est une porte de ville située à Verdun. Construite en 1380 le long de la Meuse, elle était l’une des trois portes monumentales du Grand Rempart de Verdun. Remaniée en 1690, elle sert de prison militaire à l’État de 1755 à 1860 avant d’être rachetée par la ville en 1889. Elle est classée aux monuments historiques depuis le 21 mars 1881.

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MONUMENT À LA VICTOIRE ET AUX SOLDATS DE VERDUN – Monument de trente mètres de haut érigé au sommet d’un escalier monumental entre deux imposantes murailles. Entre ville basse et ville haute, il s’insère dans une brèche ouverte par les obus dans l’ancien rempart qui ceinturait le Verdun médiéval. Au sommet d’une tour pyramidale, un guerrier franc de six mètres monte la garde, appuyé sur son épée, incarnant la devise née de la bataille « Verdun, on ne passe pas ». Au pied de la tour, une crypte abrite trois niches qui devaient à l’origine présenter sur des socles les livres d’or rassemblant les noms des soldats français titulaires de la médaille de Verdun.

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Le monument est inauguré le 23 juin 1929 lors des importantes fêtes célébrant la « renaissance » de Verdun en présence des présidents de la République, du Conseil, des Assemblées, de plusieurs ministres et du maréchal Pétain.

En plein centre-ville de Verdun trône ce que certains nomment le « Goldorak ». Il s’agit en fait du Monument « à la Victoire et aux soldats de Verdun ». Il se trouve plus précisément au bout de la rue de la Victoire en haut d’un gigantesque escalier de 73 marches creusé dans l’ancien rempart.

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Au sommet, une crypte se visite gratuitement. Elle conserve des livres d’or, des photos et coupures de journaux ainsi qu’un énorme fichier des combattants tombés sur les champs de bataille de Verdun et de ceux qui ont été décorés. Le gardien est là pour donner toutes les explications nécessaires et renseigner également sur les autres sites de Verdun. La crypte est surmontée d’un pylône supportant un impressionnant guerrier symbolisant la puissante défense de Verdun. Le tout est flanqué de deux canons russes pris sur le front allemand. Tout ça a vraiment de la gueule. C’est le projet de l’architecte Chesnay qui a été retenu par la municipalité de Verdun dans les années 20, et la statue du guerrier victorieux est due au sculpteur Jean Boucher.

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Le monument inauguré le 23 juin 1929 est érigé au sommet d’un escalier monumental (73 marches) qui relie la ville basse et la ville haute, entre deux murailles percées de fausses meurtrières. Du haut d’une tour pyramidale de 30 m au sommet tronqué, un guerrier franc appuyé sur son épée massive monte la garde, le regard porté vers les champs de bataille à l’est. Au pied de la pyramide, une crypte abrite trois niches présentant sur des socles de marbres les Livres d’Or des soldats ayant combattu en Meuse (les Livres sont aujourd’hui visibles en mairie). A l’origine, une décoration spéciale, « la Médaille de Verdun » était décernée à chaque combattant de Verdun survivant.

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La crypte, d’abord prévue plus vaste devait être un ossuaire pour les restes épars trouvés sur le champ de bataille. Elle devait aussi accueillir les sarcophages des sept soldats inconnus après la cérémonie de 1920 à la citadelle et qui ont finalement été déposés au cimetière militaire du Faubourg-Pavé. De part et d’autre du monument, deux canons russes de la première guerre mondiale pris aux Allemands. Aujourd’hui, l’escalier est scindé en son centre par une cascade symbolisant la vie renaissante.

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Le monument de la victoire est chaque année le théâtre d’une cérémonie patriotique particulière. La Flamme sacrée prélevée le 30 octobre sur la tombe du Soldat Inconnu à l’Arc de Triomphe est acheminée par coursiers jusqu’au monument à la Victoire où elle arrive le 1er novembre. Après la cérémonie, elle est déposée dans la crypte et veillée par des associations patriotiques jusqu’au 11 novembre, jour de l’armistice où elle rejoint à nouveau Paris.

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Les inscriptions sur le monument :

« Messieurs voici les murs où se sont brisés les suprêmes espérances de l’Allemagne impériale. C’est ici qu’elle avait cherché à remporter un succès bruyant et théâtral. C’est ici qu’avec une fermeté tranquille la France lui a répondu : « On ne passe pas ». Honneur aux soldats de Verdun Ils ont semé et arrosé de leur sang la moisson qui lève aujourd’hui » 13 septembre 1916. Raymond Poincaré.

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« Tous ceux qui ont été nos camarades de gloire et de misère, tous ceux qui ont dressé ici le mur de leurs poitrines afin que l’ennemi ne passe pas et qui, ayant été à la peine méritent d’être à l’honneur vont pouvoir se retrouver dans l’intimité glorieuse de votre Livre d’Or. Dans ce sanctuaire dédié au plus grand héroïsme humain, souhaitons que les hommes des générations qui nous succèderont viennent chercher des exemples et recueillir des leçons. » 27 août 1922. André Maginot.

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IIème Armée. Q.G. de Souilly, le 10 avril 1916.

Ordre Général N°9.

Le 9 avril est une journée glorieuse pour nos armes, les assauts furieux des armées du Kronprinz ont été partout repoussés. Fantassins, Artilleurs, Sapeurs, Aviateurs de la IIème Armée ont rivalisé d’héroïsme. Honneur à tous ! Les Allemands attaqueront sans doute encore. Que chacun travaille et veille pour obtenir le même succès qu’hier. Courage !… On les aura ! Gal PETAIN

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MESS DES OFFICIERS –  Edifié entre 1890 et 1893 sur les plans de l’ingénieur Guinot, créateur de la citadelle souterraine, ce superbe bâtiment est à la dimension qu’occupe l’armée à Verdun, principale place forte de l’Est, à la veille de la Première Guerre mondiale.

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PLAQUE EN HOMMAGE AU GÉNÉRAL MANGIN –  Après l’échec de la tentative de reprise du fort de Douaumont (22-24 mai 1916), le général Mangin conduit, sous les ordres du général Nivelle, les opérations de reconquête victorieuse des forts de Douaumont et Vaux en octobre-novembre, puis le dégagement en avant de ces forts en décembre.

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A propos gebete29

golfeur, photographe, randonneur et tireur à la poudre noire, retraité qui sintéresse à l'Histoire de la Bretagne
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